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Lundi 29 janvier 2007

Herbie Hancock

Mwandishi

(1971)

1. OSTINATO (SUITE FOR ANGELA) - 2. YOU'LL KNOW WHEN YOU GET THERE - 3. WANDERING SPIRIT SONG

Durée : 44'59

Prix / lieu d'achat : 9,91 € à la fnac

Dans la discotèque entre : HALFORD et Gene HARRIS

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

Merci de vous reporter à la chronique de l'album The Prisoner 
Voici donc ma deuxème tentative de découverte de cet artiste un peu mythique quand même.

 

 

Pochettes, livrets, packaging... :

Nous sommes ici en présence d'un digipack tout simple, à deux volets. D'un côté figure le CD, essentiel, et de l'autre, un livret tout simple, à deux volets, qui contient un texte que je n'ai pas encore lu. Pas de remasterisation, contrairement à ce que le visuel pourrait laisser penser.

 

Mes impressions à la première écoute :

Malgré l'absence de remasterisation, le son est très bon, surtout si on le compare à certaines autres productions de la même époque.

C'est déjà un bon point, car du côté musique pure, c'est pas Byzance, en ce qui me concerne. Ostinato (Suite For Angela) débute sur une rythmique répétitive et hypnotique, du genre que je n'apprécie pas tellement en général. Mais, malgré cela, ce morceau présente une progression intéressante qui débouche sur une partie de piano pour le moins époustouflante de virtuosité (entre la sixième et la onzième minute, environ). D'ailleurs, tous les intrumentistes font ici preuve d'une maîtrise technique qui ne peut que forcer au respect. Le morceau se termine dans une accalmie, mais toujours sur la même ligne de basse un peu saoûlante.
Mais c'est tout de même un peu nerveux et intéressant, Ostinato, à côté de You'll Know When You Get There. Ce morceau représente, à mon avis, l'archétype de la muisque de resto un peu chicos, toute molle, toute pas forte, toute chiante.
Et, comme un malheur n'arrive jamais seul,
on tombe carrément dans le free jazz avec Wandering Spirit Song. Ça commece encore tout doucement, puis ça s'anime pas mal, mais ça reste pour moi une longue cacophonie de 21'26 dans laquelle les musiciens semblent délirer chacun dans leur coin sans se soucier de ce que peuvent jouer les autres. Je sais que c'est sans doute pas vrai, et que certains mélomanes sont capables de se délecter de telles prouesses, mais c'est pour moi très difficile à digérer, ce genre de musique. La fin est léthargique, dans la même veine que You'll Know When You Get There.

Vous l'aurez compris, je ne suis vraiment pas emballé par ce disque. Sans Ostinato (Suite For Angela) que je pense pouvoir éventuellement apprécier avec le temps, ce Mwandishi aurait atterri dans ma hors-collection.
Mais bon, on va s'accrocher, encore une fois.

 

Ajouté le 2 mars 2007 :

Mes impressions après 1 mois :

Bon, soyons clair, je ne bondis pas de joie à l'idée d'écouter ce disque. Néanmoins, je ne grince plus des dents non plus.
Je commence à m'habituer un peu à certaines lignes mélodiques et à me retrouver plus ou moins dans la structure des morceaux mais, en aucun cas, je ne fais encore corps avec cette oeuvre quand elle me passe entre les oreilles.
Et je trouve aussi que l'album présente les morceaux dans leur ordre de difficulté d'écoute. C'est donc Ostinato que, pour l'instant, j'arrive à apprécier un tant soit peu.

 

Ajouté le 11 avril 2007 :

Mes impressions après 2 mois :

Pas de grands changements, malheureusement. J'ai pourtant maintenant mes repères dans ce disque; certaines lignes mélodiques ont même réussi à s'incruster dans ma mémoire, mais je n'arrive youjours pas à jouir de Mwandishi. 
Seul Ostinato (Suite For Angela) trouve (un peu) grâce à mes oreilles, surtout à partir de la septième minute quand les musiciens s'animent, qu'ils font preuve de virtuosité, de rapidité et de cohérence sans toutefois quitter ce groove particulier qui les habite en toute circonstance.

Pour conclure, je vais pas faire un dessin, Mwandishi m'a déçu, je n'ai toujours pas trouvé un album de jazz joué tout entier à la manière de Quand Mon 6.35 Me Fait Les Yeux Doux de Gainsbourg, mais je ne perds pas encore espoir.
 

Samedi 2 septembre 2006

Herbie Hancock

The Prisoner

(1969)

1. I HAVE A DREAM - 2. THE PRISONER - 3. FIREWATER - 4. HE WHO LIVES IN FEAR - 5. PROMISE OH THE SUN - Bonus Tracks : 6. THE PRISONER (Alternative take) - 7. FIREWATER (Alternative take)

Durée : 55'39

Prix / lieu d'achat : 12,65 € à la fnac

Dans la discotèque entre : HALFORD et Gene HARRIS

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

Pendant longtemps, le jazz n'a pas été du tout ma tasse de thé. Mais j'ai toujours néanmoins été fasciné par ce genre musical qui a tenu dans ses rangs des musiciens parmi les meilleurs du monde et admirés des amateurs de tous styles.
Alors, depuis quelques temps, j'ai décidé de ne pas mourir complètement ignorant et sans avoir pu jouir de tous les plaisirs de cette Terre, alors je me suis mis à vouloir découvrir le jazz.
C'est la chanson de Gainsbourg Quand Mon 6.35 Me Fait Les Yeux Doux qui a créé le déclic il y a quelques mois et, quand j'ai désiré acquérir de ce genre de musique à longueur d'album, je me suis adressé à un disquaire spécialisé qui, sans connaître le morceau de Gainsbourg, m'a dit : "Vous pourriez peut-être retrouver ce style de jazz dans l'oeuvre d'Herbie Hancock période sixties", puis il m'a refilé un double album de Gene Harris, que j'ai pas mal kiffé, d'ailleurs.

Et puis Herbie Hancock, ces temps-ci, je l'entends cité en référence par tout le monde, des jazzeux, des rockeux, des popeux, des hip-hopppeux.
Malheureusement, je ne connais rien de sa discographie, alors, me fiant aux indications de mon disquaire spécialisé préféré, je consulte les dates et les prix aux culs des CD, et je choisi un peu pifomètriquement trois disques de Hancock. Ben oui, vu que je sais pas trop ce que j'achète, et comme j'ai cru comprendre que le personnage a touché à plusieurs styles différents au cours de sa carrière, j'ai eu peur d'être déçu par un album mal choisi, et donc de ne plus y revenir. J'ai donc prévu de pouvoir mettre deux disques en hors collection.

Parmi ces trois oeuvres, j'ai décidé de commencer ma découverte par la plus ancienne de celles que j'ai acquises. The Prisoner date de 1969, et je crois savoir qu'Herbie a sorti son premier album solo en 1963 et qu'il a définitivement quitté la formation de Miles Davis en 1965.

 

Pochettes, livrets, packaging... :

La couverture est bien raccord avec la date de parution de l'enregistrement. La maquette, futuriste pour l'époque, est aujourd'hui evidemment ringarde au plus au point. De plus, des fausses taches de nicotine pré-imprimées, donnent l'impression qu'un DJ tabagique a déjà manipulé ce disque moult fois et renforcent ainsi le sentiment de vieillotterie.

Comme nous sommes ici en présence d'une édition remasterisée en 1999, nous avons droit a de très longs textes écrits tout petit (et en anglais, évidemment) que je n'ai pas encore eu la force de lire.
Et puis quelques portraits en noir et blanc, tout a fait dans l'esprit piano-bar. 

 

Mes impressions à la première écoute :

Bon. Tous les ingrédients sont là. Basse, batterie, piano, instruments à vents, musicos super techniques. Oui, mais c'est pas encore Quand Mon 6.35... Même si la rythmique est très riche, elle est aussi plus lente et plus feutrée. Pas de coups de caisse claire qui pètent dans l'atmosphére comme chez Gainsbourg.
Ben oui, du coup, tout cela à un petit côté "musique de supermarché" (pardon aux puristes) ou de restaurant.
Heureusement, des fois, il y a des petits solos de flûtes aigus qui m'ont fait penser à la musique de Capitaine Flam (pas le générique, mais les musiques du cours des épidodes). Superbe référence culturelle. J'avais découvert ça, il y a 3 ans environs, quand ma soeur m'avait offert l'intégrale du Capitaine en DVD, que l'accompagnement musical du dessin animé était vachement jazzy.
Ceci m'a aidé à prendre conscience, lors de cette première écoute, de la qualité des interprétations de la richesse mélodique potentielle de ce The Prisoner. Je ne vais donc pas le mettre en hors collection. Mais de justesse.Je vais essayer de m'y accrocher pendant deux mois et tenter d'en extraire quelque-chose d'acceptable pour mon oreille un peu rustre.
J'entends au loin Herbie Hancock qui soupire de soulagement. Il peut remercier ma soeur et le Capitaine Flam...

 

Ajouté le 1er octobre 2006 :

Mes impressions après 1 mois :

C'est difficile, les amis. C'est difficile.

Certes cette musique est très riche, et j'aime les musiques riches. Mais là, mon oreille est tellement peu habituée à ce style que j'ai beaucoup de mal à prendre du plaisir à son écoute. Je ne fais pas trop de différence entre les morceaux, et je suis tout le temps obligé de regarder le compteur de mon lecteur pour savoir quand il change de piste.
Il n'y a guère que le morceau-titre The Prisoner qui sorte un peu du lot : il est plus rapide et plus énervé que les autres et il contient un petit thème bien accrocheur.

Je dois quand même avouer que je parviens, en me concentrant beaucoup, à me délecter parfois de certains solos, mais dans l'ensemble, j'ai du mal.
Mais je ne me décourage pas : j'ai encore un mois devant moi, je peux encore trouver la voix.
D'ailleurs Lao-Tseu l'a dit : c'est indipensable.
 

Ajouté le 3 novembre 2006 :

Mes impressions après 2 mois :

Ce deuxième mois n'a pas été iuntile. En le connaissant mieux, je me sens plus à l'aise dans ce disque. je me surprends même à siffloter certaines phrases, de temps en temps. Et je sais reconnaître les thèmes qui me permettent d'identifier les morceaux. Et maintenant, je ne sais plus si mon préféré est le rapide The Prisoner ou le plus inspiré I Have A Dream.

Mais, finalement, ce jazz-là m'est d'un accès bien moins direct que celui de Gene Harris, et je n'ai pas réussi à trouver l'extase que, je pense, les vrais amateurs éclairés peuvent atteindre à l'écoute d'une telle oeuvre.
J'espère donc que cette tentative un peu vaine de découverte de cet album me servira au moins de base pour l'écoute des autres disques d' Hancock que j'ai en réserve.

 

Mardi 31 janvier 2006
Gene Harris
The Best Of The Concord Years
(compilation 2000)

Disque 1 : 1. UPTOWN SOP – 2. CAPTAIN BILL – 3. BLUES FOR SAM NASSI – 4. SUMMERTIME – 5. DON’T BE THAT WAY – 6. LISTEN HERE – 7. CRÈME DE MENTHE - 8. YOU ARE MY SUNSHINE – 9. DON’T GET AROUND MUCH ANYMORE – 10. WILL YOU STILL BE MINE  – 11. BLACK AND BLUE – 12. LIKE A LOVER 

Disque 2 : 1. BLUES FOR RHONDA – 2. THIS LITTLE LIGHT OF MINE – 3. TAKE THE ‘A’ TRAIN – 4. SWEET GEORGIA BROWN – 5. OLD FUNKY GENE’S – 6. THAT’S ALL – 7. COTTON TAIL - 8. LEAN ON ME – 9. DOWN HOME BLUES – 10. PUT IT WHERE YOU WANT IT

Durée : 71’22 + 70'05
Prix/lieu d'achat : 24,80€ chez harmonia mundi
Dans la discothèque entre : HALFORD et  HELLOWEEN
 
Mes antécédents concernant l'artiste :

En mon jeune temps, je me tenais écarté du jazz. Je ne trouvais rien de satisfaisant dans cette musique, et ne comprenais même pas qu’elle eut pu exister, la cataloguant avec arrogance dans la catégorie « musique de supermarché ». Puis, à force d’entendre des gens que j’estimais en parler en bien, voire plus qu’en bien, je me suis dit qu’il y avait sans doute, dans cet art, matière à trouver quelques satisfactions acoustiques, voire intellectuelles. Il y a quelques années, j’ai donc, suite à la diffusion télévisée d’un impression concert du bassiste Marcus Miller, décidé de me « mettre au jazz » en faisant l’acquisition d’une pièce de l’œuvre de ce fameux musicien. C’est le prix du disque qui m’a guidé dans mon choix, et j’ai été très déçu par ce Tales que je trouvais trop mou, trop « supermarché », et qui a donc rapidement échoué dans ma hors-collection. J’ai donc encore ignoré le jazz pendant encore quelques années.

Dernièrement, j’ai découvert Sanseverino, qui sait à merveille variétiser le jazz sans le dénaturer, et je me suis mis à apprécier ses longs solos de guitare façon Django. J’ai aussi flashé sur quelques morceaux de Gainsbourg très jazzy dans son album Gainsbourg Percussions.

C’est d’ailleurs en pensant à Quand Mon 6.35 Me Fait Les Yeux Doux que je me suis rendu dans une boutique spécialisée en vue de demander conseil à un professionnel éclairé. Car en effet, je ne connais que très peu de choses en jazz, et je ne savais pas ce qui serait susceptible de me plaire, sachant que j’aurais du mal à apprécier du jazz vocal ou une musique trop « soliste ». Je voulais retrouver le trio guitare-basse-batterie de mon si cher rock’n’roll. Le vendeur de chez harmonia mundi ne connaissait pas Quand Mon 6.35… Pourtant, il avait pas l’air d’être tombé de la dernière pluie! Bizarre… J’ai donc du lui expliquer le genre de jazz que je cherchais à découvrir : du rythme, des solos énervés, de l’énergie. Il a eu l’air de saisir la nature de mon désir et a introduit dans la platine de la boutique le premier des présents disques. Je ne sais plus sur quel morceau précis il l’a calé, mais j’ai vite su que je saurai apprécier ce qu’il me faisait écouter. Il y a même une cliente qui, alors qu’elle fouinait dans les bacs, s’est retourné au son d’une intro de piano et a lancé un « Oh ! c’est magnifique, ça ! » assez motivant pour moi. J’ai pas trop compris ce qu’il y avait de si exceptionnel dans cette phrase certes fort sympathique à mon oreille, mais comme la dame avait l’air d’une prof de musique ou quelque chose dans le genre, je me suis dit qu’il devait y avoir là une merveille à découvrir. Alors malgré le fait que ce disque soit une compilation, qu’il soit double, donc qu’il puisse être indigeste pour un néophyte comme moi, et donc cher, j’ai dit banco.

 
Mes impressions à la première écoute :

Gene Harris est un pianiste.

Ce disque est composé de morceaux enregistrés entre 1986 et 1999, dont certains en public, et présentés dans l’ordre chronologique de leur date de production.

Je suis très impressionné par la qualité du son, même pour les morceaux live. Tous les instruments apparaissent clairement dans un parfait équilibre, mais la cohésion de groupe est conservée, presque aussi bien que sur un vinyl. En me positionnant bien entre les deux enceintes de ma chaîne, j’ai l’impression d’être sur les genoux du pianiste : j’entends les touches basses du clavier à gauche et les aigües à droites, et je pourrais facilement localiser dans l’espace l’emplacement des autres musiciens du groupe. Super travail de prise de son et production.

D’un point de vue plus purement musical, je ne suis pas emballé par tout. Les ambiances sont souvent bluesy. Il y a des morceaux lents et d’autres plus rapides. Un seul est une composition de G. Harris, les autres ont l’air d’être des reprises de standards. J’en ai reconnu certains : Don’t Get Around Much Anymore, Summertime, Sweet Georgia Brown, Lean On me. Enfin, j’ai au moins reconnu les titres, et quelques mélodies-clés, parce que Harris brode et développe à foison sur ces classiques qui lui servent en fait de thèmes de base. Et il le fait en général avec virtuosité ! Summertime m’a particulièrement époustouflé.

Lean On Me est effectivement la chanson bien connue popularisée je crois par Lionel Richie dans les années 80. Sur celle-ci, on a la présence d’une voix, de même que sur Down Home Blues. Mais ce sont les deux seuls morceaux dans ce cas-là, tous les autres sont entièrement instrumentaux. Et ça me va bien.

Enfin, vous vous doutez bien que, tout débutant que je suis, je ne peux pas cerner une telle œuvre en une seule fois, et que j’ai donc sûrement encore beaucoup de choses à découvrir à l’écoute de cette double galette.

 

Ajouté le 2 mars 2006 :

Mes impressions après 1 mois :

Je n'ai, depuis lors, jamais retrouvé le même enthousiasme que la première fois à l'écoute de Summertime. Il faut dire aussi que la première fois, j'étais tranquille tout seul dans mon fauteuil, placé bien au milieu des deux enceintes. Ce que je n'ai pas réédité depuis. Ça devait aider quand même...

Le morceau qui m'impressionne le plus du disque est Cotton Tail. C'est un enchaînement de solos, non seulement de gene Harris, mais aussi de chacun de ses musiciens (batteur, saxo et  guitariste). Un vrai bonheur de virtuosités, surtout la guitare. Le tout sur une rythmique vive et syncopée à donf comme j'en recherchais.

Sinon, certains morceaux ont vraiment un côté trop "musique de supermarché" avec leurs rythmiques molles, leur batterie étouffée et leurs mélodies plates. Je ne saurais pas citer exactement lesquels, je suis encore un peu perdu parmi les nombreuses pistes de ce double-CD. Je n'arrive à comprendre comment, si c'est bien le cas, certaines personnes peuvent éprouver un réel plaisr à l'écoute d'une telle musique. J'ai encore là quelque-chose à apprendre.

Mais bien que les morceaux vocaux aient un côté commercial (surtout Lean On Me) qui m'écoeure un peu, je suis quand même content d'avoir fait l'acquisition de cet album qui m'ouvre de nouveaux horizons en terme de découverte musicale.

Et ce putain de son! Wahou ! Même en voiture, même sur PC, ça chie la classe!!

 

Ajouté le 6 avril 2006 :

Mes impressions après 2 mois :

Bon, j'ai aujourd'hui un peu plus mes repères dans cette compilation. L'archétype du morceau un peu chiant, c'est Crème De Menthe (sic pour l'accent grave sur le e). Par contre j'apprècie beaucoup la faculté qu'a Gene harris de savoir se faire discret pendant parfois un morceau presqu'entier pour laisser la place à ses musiciens qui nous exécutent des solos d'une virtuosité souvent époustouflante.

Au final, je me rend compte quand même qu'un double album c'était un peu trop pour un néophyte comme moi. mais l'expérience s'est avérée tout de même largement bénéfique, et je referai un jour l'essai d'un disque de jazz. Peut-être pas tout de suite, mais un jour. Surtout si je retrouve la même qualité se son : vraiment impressionnante.

Vendredi 2 décembre 2005

Jean-Philippe Rameau

Concerts En Sextuor

Orchestre de chambre de Caen

+ Bodin de Boismortier - Première suite pour le clavecin

(1983)

Premier Concert : 1. LA COULICAM – 2. LA LIVRI – 3. LE VÉSINET – Deuxième Concert : 4. LA LABORDE – 5. LA BOUCON – 6. L’AGAÇANTE – 7. MENUETS I ET II – Troisième Concert : 8. LA POPLINIÈRE – 9. LA TIMIDE – 10. TAMBOURIN – Quatrième Concert : 11. LA PANTOMINE – 12. L’INDISCRÈTE – 13. LA RAMEAU – Cinquième Concert : 14. LA FORQUERAY – 15. LA CUPIS – 16. LA MARAIS – Sixième Concert : 17. LA POULE – 18. MENUETS – 19. L’ENHARMONIQUE – 20. L’ÉGYPTIENNE – Bodin De Boismortier / Première Suite Pour Le Clavecin : 21. LA CAVERNEUSE (Pièce en rondeau) – 22. LA MARGUILLIÈRE (Allemande) – 23. LA TRANSALPINE (Gavotte) – 24. LA VALTUDINIÈRE (Sarabande) – 25. LA DÉCHARNÉE (Pièce en rondeau)

Durée72'21

Prix/lieu d'achat10,90€ chez Harmonia Mundi

Dans la discothèque entre : RAGE AGAINST THE MACHINE et RAMONES 

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

Toujours mû par mon désir de connaître un peu la musique baroque, et malgré ma frustration provoquée par l’acquisition d’un enregistrement des Leçons De Ténèbres de Marc-Antoine Charpentier, je remets le couvert avec Jean-Philippe Rameau.

Même si une récente (et postérieure à mon achat) émission d’Arte, très bien faite, sur M.-A. Charpentier et le baroque m’a appris que Rameau avait chronologiquement suivi Charpentier, et que, du coup, je ne sais plus si Rameau est vraiment à classer dans le baroque, je me lance dans la découverte de cette œuvre et de ce compositeur dont je ne connais encore que le nom.

Ce qui n’est par contre pas le cas de Bodin de Boismortier, dont je pense n’avoir jamais entendu parler. 

 

 

 

 

 

 

Mes impressions à la première écoute :

Les sextuors, c’est peut-être toujours le cas, mais je suis pas assez culturé pour le savoir, ici sont des sextuors composés de cordes uniquement.

L’écoute de ce disque emplit mon logis d’atmosphères à la Versailles, perruques poudrées… C’est un  peu rigolo, on se croirait dans un film d’époque en costumes.

D’un point de vue plus strictement musical, ces concerts m’apparaissent pour l’instant comme une masse homogène, mais les mouvements courts et les nombreuses mélodies qui les peuplent semblent assez faciles à discerner. Je pense donc pouvoir rentrer relativement aisément dans cette musique qui n’a pas l’air de se prendre la tête.

 

Ajouté le 4 janvier 2006 :

Mes impressions après 1 mois :

La lecture du livret m'a donné une réponse à la question que je me posais le mois dernier sur les sextuors : la partition originale était écrite pour les instruments à la mode à l'époque (clavecin, etc...) et celle jouée ici a été ultérieurement adaptée pour être interprêtée par des sextuors à cordes. Voilà.

C'est vrai, sinon, que ces morceaux sont assez faciles d'accès car très mélodiques et plutôt enjoués, même si, pour le moment, je ne les différencie toujours pas bien. J'ai néanmoins repéré quelques tournures de phrases musicales qui m'ont beaucoup fait penser à certains passage de musique metal et notamment à Symphony X.

J'apprécie donc bien ce disque, d'autant plus qu'il ne comporte pas de ces passages lents et sans invention que j'appelle "de remplissages", et qui m'ont longtemps tenu éloigné de la musique classique.

Concernant Boismortier, j'ai plus de mal à me prononcer. Ces morceaux de clavecin pur me sont plus hermétiques. Il me faudra un peu de temps pour les apprécier, si toutefois j'y arrive un jour.

 

Ajouté le 6 février 2006 :

Mes impressions après 2 mois :

Pour Boismortier, je vais dire oui, c'est mieux. Pas à fond, mais mieux.

Concernant Rameau, je pense pouvoir siffloter la plupart des morceaux de ce disque, en tout cas les plus mélodiques. Par contre, je saurais difficilement les situer sur le CD. Il faut dire que cela représente 20 petits morceaux assez similaire par leur texture de son (forcément, c'est toujours les mêmes instruments), alors ça ne m'aide pas. En plus, je n'ai pas saisi les liens qui unissaient les différentes parties d'un même concert. Je ressens bien ce disque comme étant la somme de 20 morceaux, et non comme six pièces composée chacune de 3 ou 4 chapitres...

Un petit point sémantique pour terminer, en réponse à une interrogation survenue lors de la première écoute : d'après une récente émission de France Musique, Rameau serait à définir comme du "baroque tardif français". Mais tous les protagonistes présents à ce moment à  l'antenne, en direct de La Folle Journée de Nantes, n'avait pas l'air forcément d'accord sur le sujet. Ça rassure un peu. Ils avaient l'air dedire aussi que la baroque n'était pas de la musique classique, mais qu'il venait avant le classique. Ah bon. Rameau aurait donc fait partie de ceux qui auraient permis la transition entre baroque et classique. Un homme-clé dans l'histoire de la musique, donc. Qu'il en soit remercié.  

Vendredi 8 juillet 2005

Rachmaninov / Lugansky

Concertos pour piano N°1 & 3

(2003)

Concerto N°1 en fa dièse mineur : 1. VIVACE - 2. ANDANTE - 3. ALLEGRO VIVACE - Concerto N°3 en ré mineur : 4. ALLEGRO MA NON TANTO - 5. INTERMEZZO:ADAGIO - 6. FINALE:ALLA BREVE

Durée : 68'00

Prix/lieu d'achat : 21,20 € à l'Espace Cul(turel)

Dans la discothèque entre : QUEENSRYCHE et RAGE AGAINST THE MACHINE

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

Le matin, en allant au travail dans mon auto, en général j'écoute les informations sur France Inter. "Le 7-9" qu'ils appellent ça. Et dans ce joural vers 7h15 - 7h20, il ya un certain Vincent Josse qui fait une chronique culturelle. Il critique (au sens premier donc objectif du terme) une oeuvre (disque, livre, BD...) ou un évènement (concert, expo...). Et j'essaie d'y prêter une oreille attentive, histoire au moins de gonfler un peu ma culture générale.

Je dis bien "j'essaie", parce que j'habite dans la campagne où la réception hertzienne n'est pas à son top-niveau, et qu'en plus l'antenne de ma voiture est pliée en deux, donc beaucoup moins efficace, forcément. Un de ces 4 derniers matins, je tentais donc dans ces piteuses conditions de capter un avis plus que positif de V. Josse sur une oeuvre ou un concert d'un certain Lugansky qui jouerait du Rachmaninov. Et le chroniqueur d'encenser le pianiste, prétendant que ce dernier interprétait Rachmaninov comme personne, extrait à l'appui. Et le peu que j'ai pu en entendre m'a scotché : c'est vrai que, même à travers un enregistrement audio + 500 km de liaison hertzienne + une antenne pourrie, j'ai réussi à ressentir le feeling dont parlait le journaliste. Je ne me rappelle plus quels qualificatfs exacts il avait alors employés mais ça correspondait tout-à-fait à ce que j'entendais.

J'ai donc retenu ce nom de Lugansky (au bout de quelques jours, ma mémoire la transformé en "kekchosensky"), et j'ai attendu que l'occasion se présente pour chercher chez un disquaire l'hypothétique oeuvre dont parlait M. Josse. Là, c'était pas que facile! Il y avait pas mal de choses dans le bac "Rachmaninov" dont deux ou trois disques de Nikolai Lugansky. Ne trouvant rien d'estampillé ©2005, j'ai choisi le plus récent que j'ai trouvé, de 2003. Le chroniqueur de la radio devait donc parler d'un concert, en fait.

 

Mes impressions à la première écoute :

Eh ! Mais ça me dit quelque-chose, ce thème dans le premier mouvement du premier concerto!! Ah ben oui! C'est ça! C'est le générique de feue l'émission de télé Apostrophes. J'aime bien! Quand j'étais jeune, je dois dire que ça me gavait de regarder des intellectuels s'échanger des propos intellectuels en mordillant la branche de leurs lunettes pour se donner un air plus intellectuel. Mais quand même, je restais devant le poste le temps du générique pour profiter de cette musique.

Le reste du disque est à peu près à l'avenant, avec des parties orchestrales bien puissantes, des petites dissonannces fort agréables, et une interprétation au piano qui, il est vrai, a un je-ne-sais-quoi qui sort de l'ordinaire. Et les mouvements "andante" (plus lents donc) n'assument pas juste un rôle de remplissage (comme je trouve que c'est souvent le cas dans la musique classique) entre des thèmes plus riches.

Cet album devrait donc constituer une belle entrée en matière dans le cadre de ma démarche de découverte du classique.

 

Ajouté le 23 août 2005 :

Mes impressions après 1 mois :

Ben là, je commence à bien rentrer dedans, dans ce disque. Ce n'est pas des plus aisés pour mézigue, car étant plus ou moins néophyte en la matière, il me faut plus de temps qu'à l'ordinaire pour pouvoir digérer toute la richesse de cette musique. Ceci dit, les principaux thèmes s'ancrent petit à petit dans ma mémoire, et je pense qu'à la fin de ce long travail de découverte des premières écoutes, je saurai complètement apprécier cette oeuvre. Du moins, j'espère que les deux mois que j'alloue à cette tâche seront suffisants.

En tout cas, je décide d'ores et déjà (voire même plus d'ores que déjà) qu'il y aura régulièrement un disque de classique dans mon quatuor mensuel. Pas tous les mois, c'est sûr, mais de temps en temps.

 

Ajouté le 3 octobre 2005 :

Mes impressions après 2 mois :

Toujours la même opinion positvie que le mois dernier. J'ai "appris" un peu plus le disque et découvert de nouvelles merveilles pratiquement à chaque écoute.

Les deux mois sont peut-être un peu courts pour que je le connaisse par coeur, mais cet album m'a de toute façon réconcilié avec la musique classique. Et ça, c'est grand!

 
 
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