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Hard/metal : chroniques complètes

Vendredi 11 mars 2005 5 11 /03 /2005 00:00

Queensrÿche

Tribe

(2003)

1. OPEN - 2. LOSING MYSELF - 3. DESERT DANCE - 4. FALLING BEHIND - 5. THE GREAT DIVIDE - 6. RYTHM OF HOPE - 7. TRIBE - 8. BLOOD - 9. THE ART OF LIFE - 10. DOIN' FINE

Durée : 41'37

Prix/lieu d'achat : dans les 11€, je crois (j'ai pas gardé le ticket) à Intermarché

Dans la discothèque entre : QUEENS OF THE STONE AGE et RAGE AGAINST THE MACHINE

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

Devant leur renommée dans les magazines spécialisés métal, j'ai acquis il y a quelques années leur album Rage For Order que j'ai bien aimé mais sans plus. C'est du hard rock propre sur lui, à la ballade facile et louchant un peu vers le progressif. Mais assez original, malgré une production peu à mon goût. Ce coup-ci, j'ai sauté sur le prix réduit pour donner à ce groupe une deuxième chance de me convaincre pleinement de leur talent. Et ils m'en ont chaleureusement remercié, d'ailleurs...  ;-)

 

Mes impressions à la première écoute :

Bon... Ben je crois que j'ai pas choisi le bon album pour ça... La fadeur est le premier terme qui me vient à l'esprit pour qualifier ce disque à la première écoute : pas d'inspiration ni de motivation apparentes. Beaucoup de ballades "molles de la fesse". Toutefois, le morceau "Tribe" sort un peu du lot et laisse transparaître un certain travail de composition et un peu d'allant dans l'interprétation.

 

Ajouté le 2 avril 2005 :

Mes impressions après 1 mois :

...et il n'y a pas eu tellement d'évolution, en un mois, dans ma perception de la qualité de cet enregistrement. Elle est toutefois plus nuancée. Certains morceaux sortent un peu du lot :

  • - le riff de "Open" est sympa par son efficace simplicité, mais malheureusement unique et il constitue à peu près la seule attraction de la chanson.
  • - "Desert Dance" est une tentative de rap-metal. Le rap-metal n'est pas un de mes styles de prédilection mais je sais l'apprécier quand il est de qualité. Ce n'est pas la cas ici. Passons.
  • - Une bonne ballade, quand même : c'est "Falling Behind" avec sa mélodie chantée plutôt chouette.
  • - "Tribe" doit être le seul morceau vraiment réussi de l'album, d'où sans doute le titre du disque. Dans le genre progressif, il sait ne pas être hermétique, et présente des parties de batterie et de guitares particulièrement bien composées et bien exécutées.

 

Au final, voilà un disque qu'il ne m'est pas désagréable d'entendre, même si j'éprouve peu de plaisir à l'écouter.

 

Ajouté le 1er mai 2005 :

Mes impressions après 2 mois :

Il est clair que cet album est l'un des plus dispensables de ma discothèque. Cependant, un cruel dilemme s'installe quand même en moi, car je me suis parfois surpris à taper du pied et dodeliner de la tête en rythme à l'écoute de ce disque. Alors, est-ce que ces deux mois ne sont-ils pas trop courts pour pouvoir apprécier correctement les qualités (bien cachées) de cette oeuvre ? Peut être une réponse dans ce sens dans une dizaine de mois, quand cet album aura fini de tourner dans ma voiture...

 

Par Fab de. - Publié dans : Hard/metal : chroniques complètes
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Dimanche 10 avril 2005 7 10 /04 /2005 00:00

Petit détail technique : nous sommes actuellement le 30 avril 2005. Suite à de mauvaises manipulations d'overblog, j'ai perdu 2 fois cet article. Je vais donc le retaper pour la troisième fois. Si vous aviez lu cet article dans ces premières moutures, ne vous inquiétez donc pas de trouver des différences : je le refais de mémoire. (la partie After Forever, en tout cas; j'ai réussi à sauvegarder le chapitre Edguy)

 

Exceptionnellement (encore ! me direz vous. Ben oui ! vous répondrai-je, mais même si ça fait 2 fois de suite depuis que je fais ce blog, c'est purement coïncidentel, mais en vrai c'est très rare. si, si !) l'album métal du mois sera deux. Toujours à cause de leurs courte durées respectives à chacun. Mais cette fois-ci, ce n'est pas volontaire. Je m'explique : un midi, alors que j'avais une heure à tuer entre deux rendez-vous dans la bonne ville de Lorient, je décidai d'aller visiter la nouvelle FNAC que je n'avais pas encore eu le loisir de pouvoir arpenter, ayant derrière la tête l'idée de quérir au passage quelques CD pour alimenter ma collection. Alors, je commence par prendre mes repères dans les rayons, je musarde parmi les DVD, examine un peu le rayon BD... mais l'heure tourne pendant ce temps ! Et il faut que j'achète des CD ! Alors vite fait je vais faire un tour dans les ryons musique. Qu'est-ce que je vais prendre en métal ? L'album d'After Forever à 23€ ? Banco ! Le dernier Edguy à 15€ (pas cheeer !) ? Ça marche !

Oui mais voilà, j'ai pas bien maté le cul des skeuds : j'ai acheté deux EP !!!  :-(

 

 

After Forever

 

 

 

 

Exordium

 

 

(2003)

 

 

1. LINE OF THOUGHTS - 2. BENEATH - 3. MY CHOICE - 4. GLORIFYING MEANS - 5. THE EVIL TAHT MEN DO - 6. ONE DAY I'LL FLY AWAY

 

Durée : 26'39

 

 

Prix/lieu d'achat : 23€ environ (faudra que je pense à garder les tickets) à la FNAC

 

 

Dans la discothèque entre : AC/DC et The ALAN PARSONS PROJECT

 

 

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

Il y a quelques mois de cela j'avais acquis une revue spécialisée dans le métal et même plutôt le métal extrème : Metallian. Et comme c'est l'usage dans ce genre de presse, il était fourni avec le numéro un CD d'échantillons et démos des nouveautés du moment. j'avais parmi ces chansons sélectionnées les moins extrêmes pour combler les blancs à la fin des albums sur mes cassettes de voiture. Et au fil du temps, le morceau Glorifying Means de After Forever qui m'avait au début plutôt rebuté par sa voix masculine façon "death" (que je ne goûte que peu) qui se mélangeait à celle plus cristalline de la chanteuse, a fini par gagner ma faveur tant il était bien foutu. Je me suis donc pris à regretter de ne pas avoir profité des prix verts lors de la sortie de ce disque. Alors quand je l'ai vu me tendant les bras dapuis son rayonnage, j'ai craqué malgré son prix élevé.

 

Mes impressions à la première écoute :

Primo : la pochette. Dans les derniers albums métal que j'ai achetés, l'artwork (comme on dit dans ces cas-là) consistait à avoir une oeuvre picturale originale (souvent de mauvais goût, d'ailleurs, mais c'est ça le métal) en face avant et de la décliner en zooms et extraits dans les pages intérieures. Ici, il ya eu un bel effort; chaque page a son dessin (même si l'on sent quelques copier-coller par ci par là), et c'est presque joli. Par contre, la face arrière du boîtier me plaît beaucoup moins. Ben ouais ! Y a que 6 morceaux sur cet album (et un DVD-bonus), nom d'un chien ! J'ai été eu !

Le DVD. Soyons francs : j'aurais préféré ne pas l'avoir et payer mon disque moins cher. Il contient le clip de My Choice qui regroupe tous les clichés en la matière (head-banging face ventilo et j'en passe...) suivi d'un making of de ce clip sans grand intérêt non plus. On voit ensuite quelques séances d'enregistrement studio filmées : là c'est un peu plus intéressant, même s'il manque toujours des sous-titres. Reste une galerie de photos d'une banalité affligeante (for fans only) et une section artwork qui reprend les graphismes du booklet (oui, oui : celui que vous avez dans la main qui ne tient pas la télécommande quand vous regardez le DVD : super intéressant, non ?).

Heureusement, il y a quand même de la qualité (à défaut de quantité) du côté musical. Le disque commence par un instrumental original et bien exécuté et se continue dans la même veine jusqu'à la fin. Et y a que dans Glorifying Means que y a des grosses voix qui font peur aux enfants... ce qui n'est pas plus mal à mon humble avis.

Un petit bémol toutefois pour The Evil That Men Do, le reprise du standard d'Iron Maiden. En effet, la chanteuse Floor Jansen, malgré d'indéniables qualités de vocaliste n'a pas le débit d'un Bruce Dickinson dans les couplets : elle oblige donc l'ensemble du groupe à ralentir le tempo. Ce même groupe d'autre part s'évertue à copier l'interprétation originale de Maiden et n'apporte rien de nouveau au morceau (si ce n'est une partie de clavier plutôt baclée et donc très dispensable). Voilà donc une reprise qui ne présente pas grand intérêt sinon celui de donner l'envie de ré-écouter la version originale.

Un autre bémol pour la dernière chanson qui commence comme un morceau de variété à l'Américaine genre Céline Dion (même si après un trop long démarrage ça s'améliore un peu).

Un gros dièse par contre pour Glorifying Means : ce morceau avec son refrain imparable est vraiment très bien construit  et interprété avec énergie et motivation.

 

Ajouté le 30 avril 2005 :

Mes impressions après 1 mois :

Eh ! J'avais pas bien écouté la première fois, mais la dernière chanson One Day I'll Fly Away est une reprise (encore !) d'une authentique guimauve chantée (entre autres) par Nicole Kidman dans le film Moulin Rouge (j'ai fait des recherches, quand même, pour savoir ça). After Forever en a augmenté le tempo et y a ajouté de la batterie et des guitares électriques. Mais il ne suffit pas de mettre de la distorsion et de la double-pédale sur une musique pour en faire du métal. Ça sent le coup fourré pour adoucir le hard rock dans le but de le faire aimer (et donc acheter) par un plus large public, notamment féminin je présume. 

Ce disque pue le coup commercial, et c'est dommage ! Parce que de la qulité artistique, il y en a (cf les quatre premiers morceaux)! Il y a peut être aussi un peu de manque d'inspiration, du moins dans la quantité. Mais dans ce cas, j'aurais préféré que le groupe patiente le temps qu'il faut pour nous pondre 10 ou 14 morceaux originaux, plutôt que de sortir à la va-vite un demi-produit fait avec les moyens du bord.

 

Et vendu la peau du derche, en plus !

 

Ajouté le 2 juin 2005 :

Mes impressions après 2 mois :

En lisant un long et écrit-tout-petit texte du livret, je me suis aperçu que ce disque était, tout comme celui d'Edguy ci-après, un prélude à un vrai album sorti quelques temps après. Ce qui me fout d'autant plus les boules de m'être fait pigeonné.

Toutefois, cela ne m'empêche pas de prendre un grand plaisir à écouter Line Of Thoughts ou Glorifying Means. Et pis après une écoute de ce disuqe, je remets pratiquement à chaque fois la version originale sur vinyl de The Evil That Men Do d'Iron Maiden. Et ça, c'est bon pour la gueule !

 

 

 

 

_____________

 

 

Edguy

 

 

 

 

King Of Fools

 

 

(2004)

 

 

1. KING OF FOOLS - 2. NEW AGE MESSIAH - 3. THE SAVAGE UNION - 4. HOLY WATER - 5. LIFE AND TIMES OF A BONUS TRACK

 

 

Durée : 21'32

 

 

Prix/lieu d'achat : 15€ environ (faudra que je pense à garder les tickets) à la FNAC

 

 

Dans la discothèque entre : Bob DYLAN et EIFFEL

 

 

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

Ça doit faire 4 ou 5 ans de ça, j'avais acquis les albums Avantasia part I et part II et, comme beaucoup de monde, j'avais été subjugué par la qualité de ces 2 albums. Sachant que leur auteur/compositeur/chanteur/multi-instrumentiste Tobias Sammet était aussi le leader du groupe Edguy, j'ai voulu connaître leur discographie. J'ai commencé par leur deuxième album "Theater Of Salvation" puis leur premier "Kingdom Of Madness". C'est donc ici la troisième de leurs oeuvres que je découvre. Mais j'ai été le roi des idiots : j'ai pas pris un album , mais seulement un EP (avec bonus CD-rom vidéo). Et c'est vrai que j'avais lu ça dans la presse spécialisée de l'époque : cet EP a dû précéder la sortie du vrai album ! Mais je m'en suis rappelé trop tard et j'ai même pas vu le vrai disque dans les rayonnages. Snif.

 

 

Mes impressions à la première écoute :

 

Pas de surprise : c'est bien du Edguy ! Avec ses tentatives de record de vitesse à la double pédale, ses refrains accrocheurs et ses compositions finement ciselées. Ça va encore chanter à tue-tête au volant de la bagnole en revenant du boulot le soir !

 

Le dernier morceau est différent : c'est une ballade piano+voix dans laquelle Sammet semble vouloir régler ses comptes avec les maisons de disques et les téléchargements illégaux. Il faudra que j'affine ça en étudiant mieux le texte...

 

 

Ajouté le 30 avril 2005 :

Mes impressions après 1 mois :

 

 

Ça commence à venir : on verra bientôt des postillons sur la face intérieure de mon pare-brise !

 

Sinon, j'ai regardé mieux le texte de Life And Times Of A Bonus Track, et avec mes connaissances limitées en Anglais, j'en extrais la signification suivante : Tobias Sammet se plaint des maisons de disque qui en demandent toujours plus aux artistes pour pouvoir publier des éditions limitées et des bonus tracks sensés être commercialement attractifs, mais que ça sert à rien puisque ces morceaux vont faire le tour de la planète gratos par l'entremise des internautes peu scrupuleux. Voilà.

 

 

Ajouté le 2 juin 2005 :

Mes impressions après 2 mois :

 

 

Ayé! Le deuxième effet Edguy est bien là, maintenant à chaque écoute. Je rentre dans ces putains de refrains comme dans du beurre; debout devant la chaîne jambe écartées (une devant et l'autre plus en arrière), poing levé et head-bangant d'arrière en avant, prêt à affronter tous les monstres de la  création !

 

 

 

Par Fab de. - Publié dans : Hard/metal : chroniques complètes
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Jeudi 28 avril 2005 4 28 /04 /2005 00:00

Kamelot

The Black Halo

(2005)            (Wah, c'est mon premier disque ©2005 !)

1. MARCH OF MEPHISTO - 2. WHEN THE LIGHTS ARE DOWN - 3. THE HAUNTING (SOMEWHERE IN TIME) - 4. SOUL SOCIETY - 5. INTERLUDE 1 DEI GRATIA - 6. ABANDONED - 7. THIS PAIN - 8. MONNLIGHT - 9. INTERLUDE 2 UN ASSASSINIO MOLTO SILENCIOSO - 10. THE BLACK HALO - 11. NOTHING EVER DIES - 12. MEMENTO MORI - 13. INTERLUDE 3 MIDNIGHT / TWELVE TOLLS FOR A NEW DAY - 14. SERENADE - Bonus tracks : 15. THE HAUNTING (SOMEWHERE IN TIME) (Radio edit) - 16. MARCH OF MEPHISTO (Radio edit)

Durée : 65'56

Prix/lieu d'achat : 19,32 € chez Gibert

Dans la discothèque entre : JUDAS PRIEST et KISS

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

C'est suite à un article enthousiaste lu dans la presse spécialisée, que j'avais acheté l'album Epica à l'époque de sa sortie (2003). Au début j'avais été dérouté par des synthés que je trouvais trop présents, un son trop propre comme savent en produire les Américains et la voix un peu "courte" du chanteur Kahn (un peu courte pour chanter du métal, mais quand même environ 174 657 fois plus puissante que celle de Vincent Delerm). Mais après quelques écoutes, la qualité des mélodies s'est imposée à moi et j'avais fini par percevoir la sur-présence des claviers comme une innovation intéressante.

 

Mes impressions à la première écoute :

The Black Halo reprend pas mal des caractéristiques d' Epica. Les synthés sont toutefois plus discrets, mais on a des samples en prime. Les compositions paraissent plus plates et moins mélodiques. Il n'y a que le troisième morceau qui ait vraiment alerté mon oreille, lors d'une écoute (il faut le dire) peu attentive. Une première impression plutôt mitigée, donc. On reverra ça dans un mois.

 

Ajouté le 2 juin 2005 :

Mes impressions après 1 mois :

Ça commence à venir, mais c'est pas du easy-listening. Les mélodies des refrains sont souvent bien léchées. D'autant plus appréciables qu'elles ne se révèlent qu'après plusieurs écoutes. Et d'autant plus que la voix de Kahn a gagné un peu en puissance depuis Epica.

Côté instrumentation, c'est carré, c'est sûr. Peut-être trop. C'est bien arrangé aussi, mais le son est vraiment trop "propre". Bon d'accord, c'est du progressif, mais quand même. Ça laisse vraiment une impression de froidure à l'auditeur.

Il me reste donc encore quelques écoutes attentives à pratiquer avant de pouvoir vraiment me prononcer sur cet album de manière ferme.

Killing gimmick : la conclusion un peu brutale du dernier morceau (hors bonus) : Serenade.

 

Ajouté le 8 juillet 2005 :

Mes impressions après 2 mois :

Je me suis ré-écouté Epica, un coup, pour voir. Ça m'a mis une pêche de fraîcheur au coin de la face! Cet album était plus heavy-mélodique et vachement plus entraînant quand même que ce Black Halo.  Cette écoute m'a fait réaliser aussi que ce dernier album était résolument orienté "progressif".

Du progressif bien composé et interprété avec beaucoup de technique, comme il sied à ce genre musical. Mais l'alchimie ne prend tout de même pas. Pas sur moi, en tous cas. Difficile de déterminer exactement pourquoi. Ça viendrait d'un manque de motivation communicative dans l'interprétation? Ou de la voix de Kahn mal appropriée pour ce genre d'exercice? Ou quoi?

Avant de conclure je confirme quand même que The Haunting est le morceau le plus intéressant de cet album. Bien vue donc, l'impression à la première écoute!

Et là je conclus. Voilà.

 

 

Par Fab de. - Publié dans : Hard/metal : chroniques complètes
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Samedi 4 juin 2005 6 04 /06 /2005 00:00

Judas Priest

Sin After Sin

(1977)

1. SINNER - 2. DIAMONDS AND RUST - 3. STARBREAKER - 4. LAST ROSE OF SUMMER - 5. LET US PREY / CALL FOR THE PRIEST - 6. RAW DEAL - 7. HERE COME THE TEARS - 8. DISSIDENT AGRESSOR - Bonus tracks : 9. RACE WITH THE DEVIL - 10. JAWBREAKER

Durée : 47'46.

Prix/lieu d'achat : J'ai pas gardé le ticket : pas trop cher je pense, peut-être dans les 13€. A la FNAC, si ma mémoire est bonne.

Dans la discothèque entre : JOY DIVISION et JULIETTE

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

La première fois que j'ai entendu parlé de Judas Priest, ça devait être il y a quelque chose comme 10 ans dans un épisode de Beavis & Butthead, la désopilante et punky série animée qu'on pouvait voir à l'époque sur MTV. Beavis et Butthead sont deux sales branleurs débiles profonds à qui il arrive les aventures les plus trash, et à chaque épisode les scénaristes se débrouillent pour inclure un extrait d'un clip vidéo kitch des années 80. Et dans l'épisode dont je me souviens, c'était un clip de Judas Priest. Evidemment. Sinon j'aurais pas parlé de ça ici. Je ne saurais pas dire quelle chanson c'était, mais ça représentatit des jambes vêtues de jean (ou de cuir) qui marchaient sur un trottoir goudronné, mais en feu. Y'avait du feu dans le bas du froc du mec qui marchait. Véridique. Mais c'était pas du feu qui brûlait. C'était du feu filmé dans un foyer quelconque et ajouté au plan principal par superposition d'images. Et c'était à peu près aussi mal fait qu'un trucage de Spectroman. Les deux sales gosses, voyant ça poussaient des "wwwaaahhh" d'admiration en exorbitant leurs yeux de fascination. Je me rappelle avoir bien rigolé, même si je n'avais pas retenu grand chose de la musique, sinon le nom du groupe.

Quelques années plus tard, quand j'étais étudiant, mon binôme d'IUT, et toujours grand ami, Jérôme avait voulu découvrir Judas Priest en achetant l'album British Steel. Il a accroché grave, et il nous passait souvent le titre Breaking The Law avec son refrain de voyous "♫ Breaking the law-Breaking the law ♫" que nous reprenions en choeur quand nous commettions de petites illégalités comme gruger dans le bus ou au RU.

C'est lui aussi qui m'a tané pour que je me mette à JP. Alors, au bout de quelques temps j'ai cédé et me suis procuré le disque Stained Class que j'ai bien aimé malgré quelques similitudes (j'ai trouvé) avec les travaux de Scorpions de la même époque. Puis mon pote Jéjé m'a offert l'excellent British Steel avec sa célèbre lame de rasoir en pochette. J'ai alors décidé de prendre la chose au sérieux et de commencer par le début (de la coillection Columbia, du moins) en me farcissant Sin After Sin.

 

Mes impressions à la première écoute :

Là, je me livre à une première sur ce blog, je vais chroniquer vraiment en direct-live au moment-même ou j'écoute le disque. D'habitude, je le fais de mémoire le soir suivant, ou même le lendemain . Au début, même, je faisais la chronique "première écoute" alors que j'avais déjà entendu le disque 2 ou 3 fois.

Tout premier feeling : je trouve le son un peu trop terne, et la voix de Rob Halford pas aussi stridente qu'à l'habitude.

  • Sinner : c'est un morceau rapide divisé en 2 parties. La première est plutôt basique et sans imagination avec un riff répétitif sympa mais sans plus. La deuxième partie est plus planante avec une voix plus expressive, elle est aussi plus inspirée instrumentalement.
  • Diamonds and Rust : C'est une reprise de Joan Baez (véridique).Le démarrage est un rock classique genre générique de série TV. La suite est à l'avenant. Je me demandais aussi comment on aurait pu faire du hard rock à partir de Joan Baez. Ce morceau offre donc un intérêt limité au premier abord.
  • Starbreaker : On a ici un rythme soutenu et strict genre road song. Les couplets sont d'une facture courante et le refrain peu percutant. Par contre, le pont est plus nerveux notamment grâce à un solo rafraîchiissant et réjouissant de par le sentiment de motivation-du-gratteux qui en émane.
  • Last Rose Of Summer : C'est un slow comme le laissait présager le titre. Très académique.
  • Let Us Prey/Call For The Priest : L'intro (Let Us Prey) chorale fait penser à du Yes, puis un démarrage brutal sur les chapeaux de roues nous précipite dans le vif du sujet (Call For The Priest). La vitesse et l'énergie émanant de ce morceaux me le rendent particulièrement sympathique. Il était temps !
  • Raw Deal : Là, j'ai été un peu déconcentré dans mon écoute. Il me paraît pourtant être un morceau intéressant.
  • Here Come The Tears : Judas Priest donne ici dans le genre planant avec rythme itératif sur un tempo moyen. Intéressant aussi.
  • Dissident agressor : Ha ! Voilà un morceau avec de la construction. Ça devrait être bien aussi.
  • Race With The Devil : Putain de killer riff !!  Waouh !! Servant de support à un chant hargneux et une partie de guitare fort inspirée. Qu'est-ce que ça fout en bonus track, un morceau comme ça ?!?!
  • Jawbreaker : J'ai été déconcentré aussi. Ça a l'air d'être du bon rock.

Conclusion : malgré un démarrage assez fade, ce disque semble délivrer sa richesse à partir du cinquième morceau seulement. Ouf ! J'ai eu peur au début !

 

Ajouté le 4 juillet 2005 :

Mes impressions après 1 mois :

Bizarrement, je ressens maintenant plus d'uniformité dans ce disque. A part le décevant Diamonds And Rust, je le trouve d'une qualité plutôt égale, finalement. Oh! C'est sans doute pas le meilleur album du groupe, mais ça se laisse écouter avec plaisir. Du bon hard-rock quoi!

 

Ajouté le 23 août 2005 :

Mes impressions après 2 mois :

Je confirme : du bon. Mais sans plus. J'ai pas réussi à m'extasier à fond à l'écoute de ce disque. Ça vient peut-être de moi, je sais pas. Ou peut-être aussi qu'il manque à cet album un je-ne-sais-quoi de petit coup de patte de génie qui ferait que...

Par Fab de. - Publié dans : Hard/metal : chroniques complètes
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Lundi 27 juin 2005 1 27 /06 /2005 00:00

Gamma Ray

Sigh No More

(1991)

1. CHANGES - 2.RICH & FAMOUS - 3. AS TIME GOES BY - 4. (WE WON'T) STOP THE WAR - 5. FATHER AND SON - 6. ONE WITH THE WORLD - 7. START RUNNING - 8. COUNTDOWN - 9. DREAM HEALER - 10. THE SPIRIT - Bonus tracks cachés : 11. HEROES - 12. DREAM HEALER (Pre-production version) - 13. WHO DO YOU THINK YOU ARE

Durée : 66'40

Prix/lieu d'achat : 9,00€ chez Gibert

Dans la discothèque entre : Serge GAINSBOURG et Les GARÇONS BOUCHERS

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

Vu en concert au festival Wacken Open Air (All.) entre le 31 juillet et le 3 août 2003.

C'est parce que les quelques fois où j'en avais entendu parler ils m'avaient sembler faire partie des musiciens que je serais en mesure d'apprécier, et parce que j'avais trouvé à pas cher leur album de 2001 "No World Order", que je me suis lancé à la découverte de Gamma Ray.

Je n'avais pas lu de très bonnes critiques de cet album car, apparemment, le groupe avait pris à cette occasion un virage artistique qui ne paraîssait pas satisfaire le noyau dur des fans. Mais moi je l'avais trouvé vachement bien, ce skeud! Très bien composé et interprété. Et avec un super son, en plus!

Alors j'ai voulu en connaître plus, en tâchant de commencer par le commencement, évidemment...

 

Mes impressions à la première écoute :

Raté pour le commencement! En effet ce groupe, formé à l'initiative de Kai Hansen, alors démissionnaire de Helloween (oui! pour les incultes, on cause ici de speed-metal!) avait déjà sorti un album en 1989. Sigh No More est donc leur deuxième oeuvre.

Ben, à première vue ouïe, moi j'aime bien! C'est à mon avis très inspiré de Judas Priest et un peu d'Iron Maiden... Mais attention, je parle ici d'inspiration et non de plagiat. Je trouve déjà à ce disque (sinon à ce groupe) une identité musicale propre. Et y'a pas à dire, c'est sans doute du bon metal que je vais me farcir dans les cages à miel pendant ces deux mois!

 

Ajouté le 30 juillet 2005 : 

Mes impressions après 1 mois :

Un seul mois ne m'a pas été suffisant pour faire le point complet sur cet album. Je n'arrive pas encore à savoir de tête quel morceau je suis en train d'écouter. Mais les killer-riffs et les mélodies imparables commencent toutefois à se faire une petite place dans mon crâne. Les chansons se différencient bien les unes des autres : à chacune son ambiance. Et c'est Dream Healer qui ressort le plus du lot. Et n'allez pas croire que c'est parce qu'elle est doublée en bonus-track et que je l'entends deux fois plus que les autres, car dans ces cas-là je n'écoute pas les bonus-tracks pendant les deux premiers mois, afin de ne pas me mélanger les pinceaux entre la version originale d'un morceau et ses variantes.

Ajouté le 28 septembre 2005 : 

Mes impressions après 2 mois :

Cette dernière écoute fut une extase !!

Et oui, c'est souvent comme ça le métal mélodique. En ce qui me concerne du moins. Au début ça saoûle un peu, à cause du bruit. Puis, après quelques temps, quand on commence à prendre ses marques dans l'oeuvre, on trouve toujours que ça ressemble à quelque chose d'autre. Et, une fois qu'on connait bien les riffs et refrains, et même les couplets qui sont rarement négligés sur le plan mélodique, ça devient du pur plaisir : l'album est désormais identifiable entre tous et chaque morceau est une oeuvre riche à part entière.

Aussi, en faisant le parallèle avec l'album d'Helloween "Keeper Of...Part II" chroniqué en septembre, et plus particulièrement le morceau Save Us, j'ai réussi à mettre la main sur ce qu'on pourrait appeler "la patte Kai Hansen": du speed mélangé au heavy façon Judas Priest et avec une bonne dose d'inspiration propre.

Sûr que je raterai pas le prochain album de Gamma Ray qui me passera à portée de main.

Par Fab de. - Publié dans : Hard/metal : chroniques complètes
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Vendredi 2 septembre 2005 5 02 /09 /2005 00:00

Helloween

Keeper Of The Seven Keys, Part II

(1988)

1. INVITATION – 2. EAGLE FLY FREE – 3. YOU ALWAYS WALK ALONE – 4. RISE AND FALL – 5. DR. STEIN – 6. WE GOT THE RIGHT – 7. MARCH OF TIME – 8. I WANT OUT – 9. KEEPER OF THE SEVEN KEYS - 10. SAVE US

Durée : 54’55

Prix/lieu d'achat : 9,00 € chez Gibert

Dans la discothèque entre HALFORD et Jimi HENDRIX

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

 

 

 

Vu la fin d’un concert en première partie d’Iron Maiden à Bercy le 22/11/2003

Il y a de cela 4 ou 5 ans, mon ami Jérôme m’a fait connaître, avec un grand bonheur de ma part, le groupe Stratovarius. Quand j’ai su que le style musical pratiqué par ces délicieux finlandais s’appelait «speed metal» parfois pléonasmiquement sur-qualifié de «mélodique», et qu’il avait été instigué principalement par le groupe Helloween, alors évidemment j’ai voulu découvrir ce qu’avaient initialement bien pu créer ces zosiaux-là.
Sur les conseils de tous les gens de ma connaissance habilités à me donner des conseils en ce domaine, j’ai commencer par acquérir le premier volume du célèbre album en deux parties : Keeper Of The Seven Keys. Et j’y ai en effet découvert des rythmiques (rapides), des harmonies (qui tuent leur race), des mélodies (imparables) et des ambiances (époustouflantes) semblables à ce que j’évoque ci-avant, peut-être moins abouties car chronologiquement antérieures aux récents albums de Stratovarius et Sonata Arctica qui me servaient alors de références. Mais avec un son un peu fané qui mériterait sans doute une bonne remasterisation.
  

Mes impressions à la première écoute :

Le Part II est bien la suite du Part I. Même type de musique. Même qualité améliorable de son. Y’a p’us qu’à se familiariser avec ces nouvelles chansons-là. Youpi !

 

Ajouté le 15 octobre 2005 :

Mes impressions après 1 mois :

J'ai dit un peu n'importe quoi le mois dernier sur la qualité de son. Il est quand même supérieur à celui du premier opus. L'ensemble du disque est d'ailleurs, à mon avis, supérieur au Part I. Les mélodies sont plus percutantes et les accompagnements plus dynamiques. Plus j'écoute cet album et plus Helloween monte dans mon estime, et plus je me dis que Stratovarius et compagnie n'ont finalement pas inventé grand chose.

Les morceaux présents ici sont tous des tubes en puissance. A part peut être le morceau-titre Keeper Of The Seven Keys et ses 13'38. On a l'impression que le groupe a voulu a tout prix publier un morceau-fleuve épique afin de respecter la tradition et ainsi confirmer leur appartenance au cercle des grands groupes de metal de cette planète. Seulement voilà, pour atteindre leur objectif et dépasser les treize minutes, ils ont employé des moyens fiables car déjà éprouvés mais aussi peu brillants pour la même raison. Les mélodies sont ici plus plates, les arrangements sans surprises et les solos manquent de motivation. En tout cas, moi, c'est un morceau qui ne me touche pas. C'est peut-être aussi que je n'ai pas bien écouté...

 

Ajouté le 1er novembre 2005 :

Mes impressions après 2 mois :

Si c'est pas une date idéale, ça, pour finir de chroniquer ce groupe!!!

C'est dommage que je n'ai pas grand chose de plus à dire que le mois dernier.

Si je maintiens que l'album que je tiens présentement entre mes mains est bien un chef-d'oeuvre du genre, je vais quand même modérer un chouïa mes précédents propos : Keeper Of The Seven Keys-Part II est supérieur à Keeper Of The Seven Keys-Part I, mais pas si tant que ça, finalement. Et la qualité de la chanson Keeper Of The Seven Keys reste, à mon avis, en deça de celle du reste de l'album, elle n'est pas si larguée tant que ça, finalement aussi.

Par contre, je sais pas si j'achèterai un jour un autre album d'Helloween; j'ai peur d'être déçu...

Par Fab de. - Publié dans : Hard/metal : chroniques complètes
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Samedi 1 octobre 2005 6 01 /10 /2005 00:00

Dream Theater

Awake

(1994)

1. 6 :00 – 2. CAUGHT IN A WEB – 3. INNOCENCE FADED – 4. EROTOMANIA – 5. VOICES – 6. THE SILENT MAN – 7. THE MIRROR - 8. LIE – 9. LIFTING SHADOWS OFF A DREAM – 10. SCARRED - 11. SPACE-DYE VEST

Durée : 75'03

Prix/lieu d'achat6,98€ sur Amazon.fr

Dans la discothèque entre Nick DRAKE et Bob DYLAN

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

A force d'en entendre parler j'avais, il y a quelques années voulu découvrir Dream Theater, réputé groupe de métal progressif. J'avais alors, un peu au pif, opté pour l'album Images And Words. Progressif, certes. Mais métal, pas tant que ça, j'ai trouvé. J'ai pas remarqué de gros tube incontournable sur cet album, mais j'y ai trouvé une qualité constante et des musicos très au fait de la technique de leurs intruments respectifs.

 

Mes impressions à la première écoute :

Ce disque-là me parait plus metal que le précédent, même si il semble contenir beaucoup de styles différents quand même; des ballades, voire même une grosse guimauve dégoulinante.

Et, bien que je ne fus pas concentré à 100% durant cette écoute, il m'a semblé que cet album serait sensiblement meilleur que son prédécesseur. A approfondir...

 

Ajouté le 1er novembre 2005 :

Mes impressions après 1 mois :

Ouais! A l'aise que c'est du très bon métal-prog, que j'ai ici!

Les intruments pètent le feu dans tous las sens. Les zicos, ils mettent des notes partout à toute vitesse! Tellement plein, qu'après une écoute je suis obligé d'enlever les doubles et quadruples croches qui sont restées sur mes murs!!

Mais on a quand même trois morceaux plus tendres. D'abord The Silent Man, c'est lui qui m'a laissé une impression de guimauve poisseuse à la première écoute. Ça va qu'il ne dure que 3'48, mais en même temps, ça fait une pause pour les oreilles. Il y a aussi Lifting Shadows Off A Dream qui n'est pas une ballade, mais qui a un côté variétoche plutôt fadasse. Dispensable, quoi. Et le troisième, c'est le dernier, c'est Space-Dye Vest. Celui-là, par contre, il est vachement bien réussi : Dream Theater a su créer avec ce morceau une ambiance style spaciale très intéressante. Pis faut dire qu'au bout d'un moment, la musique se durcit un peu aussi. Délicieux!

Sinon, dans la 2, Caught In A Web, il y a un passage instrumental qui me subjugue littérallement : la rythmique s'embarque dans une sorte de spirale tronconique qui semble aller toujours plus haut sans jamais atteindre des sons suraigüs, et qui peut contribuer à mieux faire intégrer à l'auditeur le concept d'infini. Ouais-ouais, carrément! Sans déconner.

 

Ajouté le 26 novembre 2005 :

Mes impressions après 2 mois :

Je ne me suis pas du tout ennuyé pendant ce mois d'écoute supplémentaire, j'ai encore découvert plein de trucs dans cet album. Et je suis à peu près sûr que les passages futurs dans la platine me réserveront encore quelques bonnes surprises. Deux mois sont peut-être trop courts pour pouvoir apprécier à 100% des oeuvres de la richesse de ce Awake.

Pour terminer, je trouve quand même que j'ai vachement bien investi mes 6,98€. je suis pas près de les regretter.

Par Fab de l'An Mil - Publié dans : Hard/metal : chroniques complètes
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Vendredi 4 novembre 2005 5 04 /11 /2005 00:00

Van Halen

Van Halen

(1978)

1. RUNNIN’ WITH THE DEVIL – 2. ERUPTION – 3. YOU REALLY GOT ME – 4. AIN’T TALKIN’ ‘BOUT LOVE – 5. I’M THE ONE – 6. JAMIE’S CRYIN’ – 7. ATOMIC PUNK - 8. FEEL YOUR LOVE TONIGHT – 9. LITTLE DREAMER – 10. ICE CREAM MAN – 11. ON FIRE

Durée : 35'31

Prix/lieu d'achat6,98€ sur Amazon.fr

Dans la discothèque entre : URBAN HEROES et Pierre VASSILIU

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

 

 

Un peu honteux de ne pas avoir ce grand nom dans ma discothèque, je me suis procuré il y a quelques mois l'album 1984 (daté de 1984) de Van Halen. C'est le disque qui contient LA chanson du groupe que je connaissais. Et que tout le monde connaît, d'ailleurs, puisque Jump se partage avec The Final Countdown de Europe le marché des chansons de fins de matches de foot et de podiums de grand-prix de F1. C'est un bon album de hard-rock, mais du hard trop propre, trop FM, trop consensuel. J'en ai quand même retenu l'exceptionnellement virtuose rapidité du morceau Hot For Teachers.
Puis j'ai entendu dire ou lu quelque-part que les deux premiers albums de Van Halen devaient être plus bruts que 1984. Je demandais à voir...

 

Mes impressions à la première écoute :

Comme je l'ai déjà fait auparavant, je vais livrer mes impressions détaillées chanson après chanson :

     1. RUNNIN' WITH THE DEVIL : c'est un rock bien conventionnel

     2. ERUPTION : c'est un petit morceau intrumental énervé et bien sympatoche. Peut-être trop court.

     3. YOU REALLY GOT ME : c'est une reprise du tube des Kinks. C'est un morceau-culte, mais cette reprise, si elle est fort bien interprétée n'apporte rien de neuf à la chanson. Sans grans intérêt, donc.

     4. AIN'T TALKIN' 'BOUT LOVE : celle-ci ne m'a pas marqué (défaut de concentration, sans doute)

     5. I'M THE ONE : on dirait bien qu'on tient là un très bon morceau : c'est rapide et les solos sont éclatants de virtuosité. Les choeurs font très "Van Halen"

     6. JAMIE'S CRYIN' : plus bluesy et aussi plus fade.

     7. ATOMIC PUNK : une chanson de hard-rock standardisé basée sur la répétition d'un riff juste efficace, mais pas killer. De jolis soli, une fois de plus.

     8. FEEL YOUR LOVE TONIGHT est un morceau plus vocal avec une foison de choeurs posés sur un rythme standard lui-même appuyé par un riff plutôt discret.

     9. LITTLE DREAMER : ça à l'air pas mal, mais j'ai été déconcentré.

    10. ICE CREAM MAN : c'est un blues avec un long démarrage voix+guitare sèche, puis des orchestrations plus fournies arrivent avec un petit solo énervé. Ce morceau est à ranger dans la catégorie des chansons-à-conduire-sur-les-highways.

    11. ON FIRE : comme le titre le laisserait présager, là ça se déchaîne! Sur un riff toujours relativement discret mais très rythmique, se mélangent des cris sauvages et stridents avec des bouts de solos plus speed que jamais. Une conclusion en forme de bouquet final?

Pour terminer, je dirais que finalement, ce premier opus n'est pas très différent de 1984. C'est vrai qu'on a pas de claviers ici, mais moi je trouve les claviers de 1984 plutôt justifiés. Je pense que le son du groupe, vachement teinté FM, l'ancre trop dans son époque et nécessite une remise en contexte quand on l'écoute plus de 25 ans après. Mais en tout cas, y'a pas à chier, ces messieurs de Vanne A Laine sont des putains de supers instrumentistes de leur race!

 

Ajouté le 3 décelbre 2005 :

Mes impressions après 1 mois :

C'est vrai qu'une fois qu'on s'est habitué à ce son un peu trop propret, on découvre plein de choses intéressantes dans ce disque. Oh! je dirais pas que c'est un chef-d'oeuvre, mais c'est un très bon disque de hard-rock. Et je retire ce que j'ai dit sur you Really Got Me; l'énergie dégagée par cette reprise est communicative et colle très bien au morceau original, en lui ajoutant un souçon de peps supplémentaire. Autre petite remarque : les stridences de On Fire m'ont tout l'air d'être un hommage à Robert Plant.

Si chaque morceau a son identité propre, l'album reste quand même homogène et globalement réussi, sans point faible particulier.

Ajouté le 7 janvier 2006 :

Mes impressions après 2 mois :

Ce mois d'écoute supplémentaire m'a permis de vraiment bien apprècier cet album en l'apprenant mieux. Certaines mélodies ne m'avaient en effet pas livré toute leur pertinence au début.

C'est ça que j'aime bien moi, dans le hard rock, c'est qu'il me faut toujours un peu de temps pour bien apprécier tout ce qu'il y a dans un disque, et une fois que je le connais bien ce disque, je ne peux jamais m'en lasser. Et je suis très très rarement déçu par un album de hard et/ou metal.

Par Fab de l'An Mil - Publié dans : Hard/metal : chroniques complètes
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Vendredi 2 décembre 2005 5 02 /12 /2005 23:53

System Of A Down

Toxicity

(2001)

1. PRISON SONG – 2. NEEDELS – 3. DEER DANCE – 4. JET PILOT – 5. X – 6. CHOP SUEY ! – 7. BOUNCE – 8. FOREST – 9. ATWA – 10. SCIENCE – 11. SHIMMY – 12. TOXICITY – 13. PSYCHO – 14. AERIALS  

Durée44'06

Prix/lieu d'achatdans les 12€ à Rennes Musique

Dans la discothèque entre : SYMPHONY X et TAÏ PHONG 

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

Je sais pas si System Of A Down c’est du néo-métal, mais en tous cas, moi, je me le range dans cette catégorie. Si je commets une telle approximation, c’est évidemment parce que j’aime pas trop ça, le néo-métal. Du moins, ce que j’avais jusqu’alors eu l’occasion d’entendre n’avait pas su motiver mon enthousiasme. Trop braillant, trop brouillon, trop bruyant.
Mais quand même, j’entendais souvent plein de gens bien que j’aime bien dire du bien de SOAD. Je me suis donc dit que je passais peut-être à côté de quelque-chose de grand, alors je suis allé sur internet télécharger (je sais, c’est mal, mais c’est très rare chez moi et c’est juste pour goûter) au pif un morceau de System Of. Je suis tombé sur Spiders dont l’ambiance pesante due à la rythmique lourde et relativement lente avait fini par me séduire après quelques écoutes. Je me suis donc dit que ce groupe n’était pas si bourrin que ça et que donc ça ne devait pas être vraiment du néo-métal de branleurs comme Slipknot et que c’était pour ça que certaines gens de qualité que je connaissais aimaient bien ça. J’ai alors attendu qu’une promotion se présente pour faire l’acquisition (ça doit faire environ un an) du premier et éponyme album de System Of A Down.
Oui, mais voilà, le morceau Spiders, déjà un peu brutal quand même, est, et de loin, le plus calme de l’album. Le reste, rapide, puissant et hargneux est issu dune simple et unique recette : des chansons courtes (rarement plus de trois minutes) elles-mêmes saucissonnées en moult mini-morceaux aux rythmiques répétitives et aux tempos changeants sans cesse, agrémentées de quelques bouts de mélodies et refrains prenants. Ben quoi ? C’est aussi une forme d’imagination ; au lieu de composer un morceau aux harmonies et mélodies toutes chiadées, SOAD pond une infinité de chansonnettes simples mais efficaces qu’il additionne les unes aux autres en les faisant durer juste le temps qu’il faut pour éviter de laisser chez l’auditeur s’installer l’ennui. Et ils mettent une telle maîtrise et une telle énergie dans leur méthode que j’ai fini par adhérer à cette musique. Après quelques écoutes d’acclimatation quand même… Je voudrais préciser aussi que les passages les plus calmes, chantés d’une vois posée me faisaient largement penser à certains passages de l’œuvre du groupe Tool. Voilà, ça c’est fait.
Pis en plus, System Of A Down est un groupe politiquement engagé (du bon côté, évidemment) et c’est, selon moi, trop rare dans le métal plus traditionnel (heavy, speed, etc.).
C’est pourquoi, quand s’est présentée l’occasion de monter un barreau supplémentaire sur l’échelle du Système D’Un Bas, j’ai fait l’acquisition à prix préférentiel du deuxième opus du groupe. 

 

 

 

 

Mes impressions à la première écoute :

Et bien ça a l’air d’être toujours la même recette. Avec peut-être moins d’imagination quand même ; les différentes séquences ont l’air de durer plus longtemps, et donc d’être moins nombreuses.
Par contre, il y a plus de morceaux calmes qui ont su se défaire de leur couleur « Tool » et semblent donc plutôt originaux.
Mais j’ai quand même globalement l’impression qu’avec ce Toxicity, System Of A Down n’est pas tout à fait parvenu au même niveau de qualité qu’ils avaient atteint pour son grand frère. Il me manque néanmoins plusieurs écoutes pour bien rentrer dans cette œuvre. A suivre…

Petite précision : Chop Suey! n'est pas une reprise des Ramones.


Ajouté le 4 janvier 2006 :

Mes impressions après 1 mois :

Ouais... J'avais à peu près bien cerné la chose à la première écoute.

Cet album me rentre plutôt bien dans la tête, si bien que je ne me remémore plus très bien le précédent éponyme, et que j'ai désormais du mal à faire de mémoire la comparaison entre les deux disques. Ce qui doit être un bon signe pour ce Toxicity qui a eu tôt fait de se créer son propre espace entre mes oreilles.

 

Ajouté le 9 février 2006 :

Mes impressions après 2 mois :

Toujours sur les mêmes bases que ce que j'ai énoncé les deux mois précédents, j'ai appris ce disque presque par coeur. Et je l'aime encore plus. Ça me fait jumper partout dans l'appartement, et tout ça.

J'suis content.

Je tacherais de m'offrir un nouvel opus de System Of A Down, un de ces quatre.

Par Fab de. - Publié dans : Hard/metal : chroniques complètes
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Vendredi 6 janvier 2006 5 06 /01 /2006 12:35
Black Sabbath
Black Sabbath
(1970)
1. BLACK SABBATH – 2. THE WIZARD – 3. BEHIND THE WALL OF SLEEP – 4. N.I.B. – 5. EVIL WOMAN – 6. SLEEPING VILLAGE – 7. THE WARNING – 8. WICKED WORLD
Durée : 42’57
Prix/lieu d'achat : dans les 12€ à Rennes Musique
Dans la discothèque entre : Frank BLACK et BLIND GUARDIAN
 
Mes antécédents concernant l'artiste :
Black Sabbath, ça faisait longtemps que j’en avais entendu parler, et un jour, j’ai saisi une occasion, et je me suis emparé de l’album Headless Cross (sorti en 1989). Seulement, ce que je ne savais pas alors, c’est qu’il existait plusieurs périodes, inégales, dans la carrière de ce groupe.
Vous l’avez compris, j’ai été déçu par Headless Cross. Et c’est rare que je sois déçu par un disque de hard rock. Tellement c’est un style qui me colle au corps, j’arrive toujours à dégager quelque-chose d’intéressant d’une œuvre de ce style, fut elle un peu moyenne. Mais là c’était affligeant de manque de créativité, manque d’énergie, manque de motivation, que ça m’a laissé dans l’incompréhension pendant de longues années : pourquoi on a fait tout un foin autour d’un groupe comme ça ?
J’ai compris le jour où j’ai mis dan ma platine un exemplaire de Sabotage (album de 1975). J’ai mesuré alors combien Black Sabbath avait été indispensable dans l’histoire du heavy metal, et même dans celle du rock en général. Et j’ai réalisé encore plus, en écoutant Master Of Reality (1971) que le groupe n’avait rien à envier à Deep Purple ni à Led Zeppelin, deux autres formations de la même époque qui ont connu peut-être un plus grand succès commercial parce qu’elles n’avaient pas à traîner cette image de groupe satanique, adepte de sorcellerie, etc… C’est peut-être pas vrai, mais c’est du moins l’idée que je me faisais de l’aura de Black Sabbath.
Voilà, j’en étais là avant qu’une occasion promotionnelle me larronne à nouveau au détour d’un bac de disquaire.
 
Mes impressions à la première écoute :
Dès l’éponyme-de-chez-éponyme-parmi-l’éponyme* premier morceau, j’ai su que je tenais entre les oreilles un des albums qui a permis de faire le lien entre blues et heavy metal. Les rythmiques pesantes exécutées sur un tempo pas trop rapide rendent l’atmosphère pesante du début à la fin du disque. Mais c’est un compliment ; ça serait comme dire que j’ai eu bien peur en regardant un film d’horreur, c’est fait pour ça. Mais en vrai, j’aime pas trop les films d’horreur. Mais j’aime déjà bien beaucoup ce Black Sabbath, parce qu’aussi les solos ils sont bien à les écouter comme des bons solos de hard-rock.
Et je confirme ma précédente impression : ce groupe était bien du niveau de Led Zeppelin ou Deep Purple.
 
*je sais, ça veut rien dire, mais ça me fait plaisir d’écrire ça, alors vu que je fais qu’est-ce que je veux sur MON blog, ce serait dommage que je me prive.
 
Ajouté le 30 janvier 2006 :
Mes impressions après 1 mois :
Oui, ceci est peut-être bien LE disque fondateur du heavy metal tel qu'on a pu le connaître par la suite, et jusqu'à aujourd'hui en quantités industrielles. Mais la marque de son ancienneté perce toutefois au travers de la musique qu'il diffuse. Le propre du metal est de tenter de remplir au maximum l'espace sonore; on joue le plus de notes possible en une seconde pour éviter les silences et, quand on doit jouer plus lentement, alors on joue fort. Et souvent même, on joue vite et fort. Sur ce Black Sabbath, les musiciens pouvaient encore se payer le luxe, vu que les codes du style qu'ils étaient en train de créer n'étaient pas encore complétement établis (évidemment), de faire traîner une intro, de laisser jouer un seul intrument pendant plusieurs mesures, et d'autres trucs "raffinés" du genre. Je dis pas que c'est pas bien, je dis que ça ancre cette oeuvre dans son époque. C'est tout.
 
Ajouté le 2 mars 2006 :
Mes impressions après 2 mois :
Ce deuxième mois n'a pas suffit à me lasser de Black Sabbath, bien au contraire. J'apprécie grandement cet album, en particulier pour sa régularité. Tous les morceaux, bien que bien différenciés, sont d'une qualité à peu près égale et d'une originalité certaine.
J'ai quand même un petit faible pour The Warning, ce morceau-fleuve dont le solo de guitare me scotche grave. Et pourquoi il me scotche? 1. parce que c'est un vrai solo, qu'aucun autre instrument n'accompagne la guitare et qu'elle parvient tout de même à remplir l'espace sonore; 2. c'est un solo long mais pas ennuyeux; 3. la virtuosité de Tony Iommi garde un côté humain. Je m'explique : largement supérieur aux solos qui se faisaient encore dix ans auparavant dans le rock'n'roll, son jeu de guitare n'atteint pas encore les sommets techniques que pourrait tutoyer un Eddy Van Halen, par exemple, dix ans plus tard, mais les solos de Tony restent fredonnables et mémorisables. Belle prouesse, chapeau l'artiste !
Par Fab de - Publié dans : Hard/metal : chroniques complètes
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