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Les DVD

Samedi 16 juillet 2005

Nightwish

From Wishes To Eternity (DVD live)

(2001)

Prix/lieu d'achat : je sais pas, on me la offert

Dans la collec' DVD entre : Paul McCARTNEY et PINK FLOYD

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

J'avais découvert ce groupe il y a quelques années maintenant via la presse spécialisée puis l'achat de leur premier album Angels Fall First. J'ai tout de suite accroché ce metal mélodique à voix féminine lyrique (la chanteuse Tarja a été cantatrice), formule plutôt novatrice pour l'époque. Aujourd'hui je possède leurs trois premiers albums, et à chaque nouvel opus, le groupe a progressé, ce qui, à mon avis, est signe d'un groupe d'avenir.

C'est mon ami Arnaud, dit Babouche-Kaya qui m'a offert cette vidéo à l'occasion de mon dernier anniversaire, et je le remercie bien de cette délicate attention.

Mes impressions :

Je le remercie d'autant plus que ce DVD est un très bon produit. C'est un seul concert filmé dans son intégralité (du moins c'est ce qu'il m'a paru), ce qui, je trouve, est souvent plus criant de sincérité qu'un montage de morceaux filmés lors de concerts différents. Et c'est bien filmé, sous fiffrents angles, avec une belle photographie dans les tons rouge-orangé comme la pochette, et aussi avec une bonne qualité de son, ce qui, évidemment est très important dans ce genre de documents. Le réalisateur a bien su retranscrire la pêche des musicos et l'ambiance de la salle. Très plaisant à suivre.

De plus, ce film a été réalisé lors de la tournée qui a suivi la sortie du troisième album Wishmaster. Je connais donc tous les morceaux, et c'est bien.

Les bonus sont eux assez dispensables, comme le sont soiuvent les bonus. Des interviews pas sous-titrées, des images off-stage montées à la va-vite sans commentaires ni sous-titres non plus (et quand on sait que les membres de Nightwish sont Finlandais, on se rend compte que ça aurait pu être appréciable), des photos et une discographie toujours pénibles à regarder en DVD, et deux clips originaux qui, si ils sont bien reproduits ici, ne présentent pas à mon avis un grand intérêt cinématographique et frisent même parfois le mauvais goût.

Par Fab de.
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Jeudi 25 août 2005

Iron Maiden

  

(The history of Iron Maiden - Part 1 :)

The Early Days

(2004)

Prix/lieu d'achat : je sais pas, on me l'a offert

Dans la collec' DVD entre : DEEP PURPLE et John LENNON

Mes antécédents concernant l'artiste :

Merci de vous retourner vers la récente chronique de A Real Live Dead One

Ah oui: c'est mon copain Arnaud de (vendredi simple) qui m'a offert ce très bel objet.

Mes impressions :

Déjà, il y a 2 disques. Sur le premier, on retrouve trois anciens concerts filmés respectivement en 1980 au Rainbow Theater de Londres, à l’ Hammersmith Odeon toujours de Londres en 1982, et au Rock And Pop Festival de Dortmund en 1983. Sur le deuxième, on a un documentaire sur les premières années du groupe (de la création jusqu’à la sortie de l’album Piece Of Mind), une émission TV d’époque : 20th Century Box (un genre de Tracks d’alors), encore un vieux concert filmé au Ruskin Arms de Londres, et plein d’extras (clips, photos, bidules...).

Vous l’aurez compris, ce double DVD est une rétrospective, un peu façon Anthology des Beatles, des premières années (Part 1) du groupe. J’ai même pas su que ça sortait. Merci Nono! D’après ce qu’on m’a dit, c’est ce DVD que le groupe a promu lors de sa dernière tournée qui l’a fait passer au Parc des Princes (ou j’étais pas) le 25 juin dernier, et il devrait en paraître deux autres dans les mois à venir. J’ai hâte. Pourquoi ? Parce que :

Les trois concerts du premier disque ont été bien restaurés : le son et l’image sont nickel. De plus, ils témoignent, tout en procurant un plaisir énergétique indéniable, des progressions du groupe à ses débuts. Le deuxième concert voit l’apparition de Bruce Dickinson à la place de Paul Di’Anno au chant et, bien que le nouveau chanteur soit encore handicapé par la non-invention du micro HF, le spectacle Maiden prend une toute autre dimension. Sur le troisième, c’est Nikko McBrain qui bat la mesure en lieu et place de Clive Burr et là, on est obligé de constater que le quintet magique est enfin arrivé à ce que Steve Harris, le fondateur du groupe, a toujours voulu arriver : une équipe de super pros jouant avec l’énergie et l’enthousiasme d’adolescents hyperactifs.

Le documentaire du deuxième disque est vachement bien foutu aussi. Sans s’attarder sur la jeunesse des membres du groupe et autre cucuïsme, on voit, interviewés récemment, pratiquement tous les anciens membres de Maiden, les propriétaires de salles et autres managers ayant vécu l’aventure. Les rebondissements et anecdotes croustillantes ne manquent pas.

L’émission 20th Century Box filmée au moment de l’émergence du groupe, à l’activité encore très Londonienne, est bien sympatoche, bien qu’il y manque, à mon goût, les sous-titres en français. Puis on a le droit à quelques passages TV d’Iron Maiden, durant lesquels, les musiciens avaient manifestement beaucoup plus de mal à délivrer leur énergie, comparativement à ce qu’on a pu voir sur scène. Petit détail scandaleusement croustillant : le son du morceau Running Free interprété live, contrairement à l’usage, lors de l’émission Top Of The Pops ; la voix de Di’Anno est largement mise au premier plan comme pour couvrir le déferlement des instruments, de la batterie on entend que la caisse claire, et les guitares sont comme étouffées. Tout pour pas faire peur au public habituellement familial de ce programme.

Si le concert du Ruskin Arms figure dans les bonus, c’est parce que c’est un film amateur un peu pourrave, son comme image. Mais il restitue quand même bien l’ambiance des concerts des débuts dans des petites salles bondées qui puent la sueur (même vingt-cinq après et à travers un écran TV), et où la scène est réduite à sa plus petite expression pour faire rentrer un max de monde. Mais on imagine que ces conditions avaient tout de même l’appréciable avantage de permettre au public de contempler à loisir le jeu des musiciens, figés à leur place par la petitesse de le scène, et de respirer le même air qu’eux.

On a ensuite droit à quelques clips, qui sont les mêmes que ceux qu’on trouve en fichier .mov sur les CD remasterisés, mais ici en vraie qualité numérique. Merci pour ça ; c’était pas du luxe ! Puis on a la discographie albums et singles de la période concernée, des extraits du journal de Steve Harris, les dates des tournées, des photos d’affiches, de billets de concerts, etc., bref des choses plus futiles et toujours chiantes à mater sur DVD : je suis pas assez fan pour m’extasier devant ces documents-là.

Mais en tout cas, je suis vachement content d’avoir cette vidéo chez moi. Et vivement la suite !
 
Par Fab de.
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Mardi 1 novembre 2005

Pink Floyd

Live At Pompeii

(The Director's Cut)

(1971, 2003)

Prix/lieu d'achat : pas très cher (5 ou 6€ ?) sur cdiscount.fr

Dans la collec' DVD entre : NIGHTWISH et rien

Mes antécédents concernant l'artiste :

Un jour, alors que je devais être agé de 14 ou 15 ans, j'ai voulu écouter l'album The Wall de les Pink de le Floyd qui trainait dans la discothèque parentale. Parce que je kiffais chanmé Another Brick In The Wall Pt. II qui passait régulièrement à la radio. "Teacher, leave the kids alone", tout ça, quand on a 15 ans, ça nous cause... Et quelle ne fut pas ma surprise, après avoir posé une des deux galettes noires sur la platine, de constater que je connaissais cet album déjà pratiquement par coeur (pas les paroles, mais la musique). C'est sans doute que cet album avait tourné en boucle à la maison pendant un certain temps, ponctuant ainsi, à mon insu, l'univers musical de ma petite enfance.

Du côté cinématographique, je me suis toujours rappelé le clip de Another Brick In The Wall qui passait souvent à la télé quand j'étais petit, avec ces marteuax à manches rouges qui marchent au pas qui m'ont marqués. C'est pourquoi lorsque, alors que je faisais mon service militaire en 1996, j'ai eu l'occasion de voir le film The Wall en entier, paradoxalement diffusé par la Grande Muette, j'ai fait ni une ni deux. Je m'attendais à voir un truc un peu intello, un peu chiant, mais pas du tout. Tout en étant loin d'être con, ce film avait un vrai rythme, une histoire sous formes de paraboles mais au scénario compréhensible, et des images qui collaient à la musique comme si les deux avaient été créées simultanément. Un vrai bonheur!

Plus tard, j'ai racheté The Wall en CD, puis quelques uns des autres albums, parfois imbitables, mais souvent géniaux quand même. Et puis aussi The Wall en DVD.

Le Live At Pompeii a tété diffusé (je crois sur Arte) il y a quelques années. Je gardais de ce concert filmé et joué sans public dans les ruines de Pompéi un souvenir agréable bien qu'indistinct car lointain. Alors, quand au hasard d'un surf consumériste j'ai vu ce DVD, dont j'ignorais jusqu'à l'existence, j'ai sauté sur l'occasion.

Mes impressions :

Je mets le DVD dans le lecteur, je choisis la langue anglaise (il n'y a pas français, souvent dans ces séries économiques) et je lance le film. Mais!?! Qu'est-ce que c'est que ce truc?!? Je me rappellais pas de ces extraits de films de conquète spaciales, au début! Avec des images de synthèses en plus! Ça peut pas être d'époque, ça!!! Bon, au bout de quelques minutes quand même, on revoit les Pink-Floyd seuls dans les arênes de Pompéi. Et puis on retrouve plus tard d'autres images de synthèses; des animations de la ville de Pompéi telle qu'elle devait être avant la catastrophe. Pis y'a aussi entre les chansons, celles dont je me rappelais un peu, des extraits en noir et blanc du groupe filmé en studio pendant les enregistrements de l'album Dark Side Of The Moon. Bizarre comme truc!

Et c'est dans les bonus que je retrouve le film original. Plus court, mais aussi plus cohérent.

Et puis c'est un autre bonus, une interview du réalisateur Adrian Maben qui me fait comprendre le phénomène. Il nous explique qu'il n'a jamais été complètement satisfait de ce film. En effet, à l'époque, les Pink Floyd étaient surbookés et n'avaient pû se libérér que quelques jours pour tourner ce Live At Pompeii. Et un problème logistique d'alimentation électrique n'avait permis de les faire jouer qu'une journée entière ou deux. Donc, déjà dans le film originel, toutes les images disponibles des Pink Floyd à l'oeuvre ont été utilisées et complétées par des extraits de film vulcanologiques d'Haroun Tazieff, et par des séquences fimées en studio devant un écran sur lequel défile des images de volcan en éruption et des fresques romaines d'époque.

Donc, M. Maben, toujours frustré des années après et ayant probablement des dettes à régler,  a voulu profiter du boom des DVD et a décidé de refaire une nouvelle version de son film, pour pouvoir toucher même les anciens fans qui l'auraient déjà en VHS. Il a donc encore ajouté des séquences extérieures au tournage de base. D'où le sous-titre The Director's Cut. Il nous explique que la scène de décollage de fusée du début ne représente pas un départ de la Terre, mais au contraire symbolise un voyage entrepris par des extra-terrestres qui, de leur planète, seraient venu admirer et écouter les PInk Floyd jouer à Pompéi (?!). Mmmm, pourquoi pas.

Sinon, on a plein de bonus graphiques (photos du groupe, texte des chansons, pochettes des disques de l'époque, dessins zarbis) mais pas très intéressants et en plus difficilement lisibles car présentés en tout petit au milieu de l'écran.

Enfin, pour le prix que j'ai payé, je vais pas non plus me plaindre. Surtout que les producteurs de ce DVD ont quand même eu le bon goût d'y présenter le film originel, restauré en plus. J'en attendais pas plus au moment de l'achat. Mais quand même j'ai eu peur, au début de la première visualisation!

Et c'est quand même bien plaisant de voir comment le groupe pouvait jouer live ses morceaux-phares des débuts (Echoes/Careful With That Axe Eugene/A Saucerful Of Secrets/One Of These Days/Set The Controls For The Heart Of The Sun). Et la mise en scène entrecoupée de sèquences de volcan en éruption, met la musique bien en valeur, il faut le dire. C'est un bon film, au départ, mais je trouve les ajouts de la nouvelle version bien dispensables.

Par Fab de l'An Mil
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Mercredi 21 décembre 2005

Paul McCartney

 

 

 

 

  

 

Paul Is Live

In Concert

On The New World Tour

(1993, 2003)

Prix/lieu d'achat : une misère(1,99€ si ma mémoire est bonne) sur cdiscount.fr

Dans la collec' DVD entre : John LENNON et NIGHTWISH

Mes antécédents concernant l'artiste :

Vu en concert au Stade De France le 24 juin 2004.

 

 

 

Concernant Macca et sa discogrphie, vous pouvez vous reportez à la même rubrique de ma chronique de l'album Chaos And Creation In The Backyard

Pour la partie DVD, ça va aller assez vite. Il y a deux ans, quand est sorti le live Back In The US, j'ai pour la première fois franchi le pas du DVD au lieu d'acheter le CD qui me faisait envie. C'était bien et ça m'a permis de réviser mes classiques avant d'aller voir le sir au SDF.

Alors oui, le présent Paul Is Live allait sans doute faire doublon avec ce Bach In The US, et même si j'avais déjà depuis 1994 le CD Paul Is Live dans ma discothèque, pour le prix j'aurais été bête de me priver.

Mes impressions :

Ce sont les mêmes chansons que sur le disque, dans le même ordre, avec exactement la même bande son. Si, on a quand même ici trois morceaux en bonus à la fin, les chansons à briquets levés par excellence, j'ai nommé Let It Be, Yesterday et Hey Jude.

Côté image, la réalisation est assez conventionnelle, avec quelques petits basculements en noir et blanc de temps en temps, comme ça, on sait pas pourquoi. On a droit, à deux ou trois reprises, à de petites incursions de films tiers at anciens (ou du moins ayant l'aspect de l'ancien) dont on ne comprend pas  trop quels rapports ils ont avec les morceaux qu'ils illustrent. Mais bon, ils font pas de mal.

En bonus, on a des vieilles (authentiques pour le coup) images des Beatles et de Polo au début de sa carrière solo et en famille. Elles sont accompagnées de chansons de l'époque aussi. Ça, c'est plutôt sympa, et ça se transforme en clip-montage, cautionné par Greenpeace et Peta, manifeste contre la maltraitance des animaux. Sur un fond de Helter Skelter défilent des images réelles presque insoutenables mais nécessaires à regarder pour comprendre comment l'homme peut-être con et cruel, individuellement ou en masse, et involontairement destructeur via sa société de consommation.

Pour conclure sur ce DVD, je dirais qu'il est assez insipide mais pas foncièrement désagréable à visionner, et que j'ai quand même l'impression d'en avoir pour un peu plus que mon argent.

 

 

 

Par Fab de l'An Mil
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Jeudi 16 février 2006
Bérurier Noir
L'Opéra Des Loups (DVD)
(2005)

Prix/lieu d'achat : avec le CD "Chants Des Meutes", 18,60€ à la fnac

Dans la discothèque entre : Chuck BERRY et Frank BLACK (ben oui, comme le DVD et le CD sont rassemblés dans un digipack, je le range avec les skeuds. C'est humain, non?)
 
Mes antécédents concernant l'artiste :
Depuis la classe de troisième, j'ai écouté les Bérus. C'était à l'époque de la fin du groupe, d'ailleurs (1989). J'avais souvent entendu des copains parler de vidéo de concerts. Ils me racontaient des anecdotes scéniques plus ipressionnantes les unes que les autres. Malheureusement, je n'avais jamais eu l'occasion de voir ou acquérir ces VHS. Alors, quand chez le marchand de disques, j'ai vu cet album avec un bonus DVD, je me suis laissé tenter.
 
Mes impressions :

Wouh! C'est pas un DVD-bonus ! Il m'a dû me falloir environ 3 heures (j'avais pas l'oeil rivé sur le chrono) pour mater ce DVD en entier.C'est une vraie grosse vidéo, en fait!

Elle donne à voir de longs extraits de quatre concerts différents : à Rennes le 4/12/2004, à Paris le 15/05/2004, à Québec le 11/07/2004, et à Dour (Belgique) le 18/07/2004.

Transmusicales de Rennes :

Ça commence par une scène presque vide, trempée d'un éclairage minimaliste et cru. Loran, le guitariste, assène une intro larseneuse qui traîne un peu en longueur, mais qui plonge la salle dans l'ambiance un peu glauque qui convient au genre de beauté de nos Bérus préférés. En parlant de beauté, le truc qui m'a scotché un bon moment, au début, c'est le look de Loran. Avec l'arrivée de la quarantaine, une légère calvitie a frappé ce cher homme, mais cela ne l'empêche pas de se laisser pousser les cheveux qui lui reste et de les réunir en deux charmantes couettes façon Sheila qui vont parafaitement avec le petit kilt qu'il porte par dessus son jean "destroy".

Après cette mise en condition nécessaire, le véritable spectacle commence. Et quand je dis spectacle, ce n'est pas un euphémisme. Le nombre de personnes qui, petit à petit, arrivent à peupler la scène, est impressionnant. On y trouve, successivement ou simultanément des danseur(se)s, des jongleur(se)s, des cracheur(se)s de feu, mais aussi des membres du public qui viennent faire un petit tour avant de se jeter violemment dans la foule pour une session de slamming héroïque. Héroïque tant le pogo géant qui prend place dans la fosse n'a d'égards pour l'intégrité physique de ses protaginistes.

Et dire que j'avais, à l'époque, caresser l'idée d'aller voir ce concert! Mais le temps que je réfléchisse à comment et avec qui y aller, tous les billets avaient été vendus.

Pour conclure sur ce concert, j'emploierais cette formule : musique minimaliste, spectacle maximaliste.

Fête de la CNT, aux Voûtes à Paris :

Pas le même décor. Ici on se trouve dans une petite salle (une cave, je suppose, vu le nom du lieu). Pas d'effets pyrotechniques, donc. Mais la proximité avec les musisciens rend chaque spectateur complice de cet espèce de délicieux méfait que peut constituer un concert des Béruriers. Le public est moins jeune qu'à Rennes et l'ambiance est bon-enfant. Par contre, l'image n'est pas de très bonne qualité et le son est encore plus pourri. C'est pour cela que chaque morceau est écourté sur le DVD et donc, ce chapitre de Paris ne s'étire pas en longueur.

Festival d'Été à Québec :

Dans un nouveau type d'environnement, ce concert-ci a eu lieu en extérieur. Devant 50 000 personnes, annonce le petit générique, à la fin.

La public, a plutôt l'air d'avoir la trentaine, en moyenne. Mais je trouve bizarre de voir ces faces crottées quand la caméra fait un travelling sur le public. Un petit film en bonus-fantôme, visionné après ce concert, me donne des explications : il avait dû pleuvoir beaucoup avant, et le sol est tout boueux. Au point même que certains ont voulu recréer certaines images de Woodstock en se jentant nus dans la gadoue. Marrant.

Mais revenons à la scène. Celle-ci est gigantesque et est donc prétexte à des mises en scène encore plus extravagantes que celles de Rennes. Le personnage-danseur qui joue Le Renard est relié à une grue et peut donc s'envoler pour échapper à  la poursuite d'un flic plus ridicule que celui des spectacles de Guignol. Sur Vive Le Feu, un échassier déambule parmis les jongleurs et cracheurs de feu, et les Bûcherons, en marionnettes déjantées qui brandissent des tronçonneuses, feraient presque peur pour de vrai!

Ce qui est visuellement impressionnant aussi, ce sont tous les masques qu'arborrent Loran et François (dit Fanfan, au chant) et aussi Masto (saxo). Ils ont tous l'air d'être des vrais masques, soit folkloriques, soit à usage médical, collectionnés un peu partout dans le monde et dans la vraie vie.

Festival à Dour (Belgique) :

Le concert démarre par Petit Agité, chanson largement soutenue dans son concept par la réalisation vidéo style "caméra-épaule" qui fait valdinguer l'image dans tous les sens et colle impeccablement avec ce qui se passe sur scène. Malgré qu'elle soit un peu saoûlante et qu'elle  fasse mal aux yeux, cette façon de filmer met tout de suite le visionneur dans l'ambiance hystérique du concert.

Sur Vivre Libre Ou Mourir, ça pogote tellement dans le public que j'en viens à me demander quel phénomène peut bien pousser les gens à se bousculer ainsi les uns les autres. Evidemment la guitare de Loran et son jeu frénétique y sont pour beaucoup, mais là, je me dis que derrière ces riffs d'apparences simples, se cache un vrai jeu de virtuosite basé sur la vitesse et un sens du rythme plus que certain. Et je remarque aussi que la boîte à rythme, avec son son très mécanique, joue un gros rôle aussi dans le phénomène. Un batteur humain ne pourrait sans doute pas produire autant de notes à la minute aussi longtemps, et n'aurait pas ce côté métronomique qui laisse toute latitude au guitariste pour exprmier l'humanité de son jeu d'apparence saccadé. C'est la boîte à rythme aussi qui, je pense, doit être grandemant responsable du fait que les Bérus soient fort appréciés de la jeune génération des amateurs de techno. Mais y'a pas à dire, BN c'est quand même du putain de bon rock! Oui Madame!

Pour en revenir à la vidéo elle-même, je voudrais préciser que c'est la même personne, Stef Bloch, qui a réalisé les 4 films des concerts pré-cités. Je voudrais souligner le talent qu'il a eu de savoir produire une réalisation et une texture d'image différente pour ces 4 films, et j'aimerais aussi faire remarquer que cet homme doit être un vrai fan des Bérus, et depuis longtemps, tant certains cadrages et certains changements de plan sont parfaitement synchrones avec la musique. Il n'y a que des gens de qualité, sur ce DVD, finalement !

 

 

Dans la catégorie des bonus, on a droit, avant chaque film de concert, à un petit dessin animé, à l'animation un peu cheap et au graphisme un peu trop cyber-punk à mon goût. Dispensable, selon moi.

Sinon, à chaque écran de sous-menu, on a un bonus caché qui correspond à un petit clip très punk dans l'image et accompagné de samples de Bérus remixés. Plutôt sympa dans l'ensemble. Mais en rédigeant cette note, je vois qu'à l'arrière du digipack est mentionné un documentaire tourné à Québec et que j'ai raté. Je vais donc devoir faire un additif ultérieur à cet article.

Ah oui, j'allais oublier un petit film publiciataire ventant les productions de Folklore de la Zone Mondiale, le label des Béruriers. Plusieurs groupes y sont brièvement présentés au moyen d'extraits de clips ou d'extraits de concerts. Ça m'a donné l'occasion de me rendre compte que la vraie scène punk était toujours active et qu'elle produisait des choses intelligentes, sincères et de qualité. J'ai particulièrement remarqué le groupe Barbirooza, qui a par ailleurs créé les samples béruréens ci-avant évoqués, et qui a l'air de produire une musique bien originale.

 

Pour conclure, je suis bien content d'être heureux d'avoir eu la bonne surprise d'être étonné d'avoir acquis un vrai grand DVD pour une somme aussi modique que pas chère.

Merci FZM !

Par Fab de l'An Mil
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