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Les disques "live"

Dimanche 24 juillet 2005

Iron Maiden

A Real Live Dead One

(1993)

DISQUE 1: 1. THE NUMBER OF THE BEAST - 2. THE TROOPER - 3. PROWLER - 4. TRANSYLVANIA - 5. REMEMBER TOMORROW - 6. WHERE EAGLES DARE - 7. SANCTUARY - 8. RUNNING FREE - 9. RUN TO THE HILLS - 10. 2 MINUTES TO MIDNIGHT - 11. IRON MAIDEN - 12. HALLOWED BE THY NAME

DISQUE 2: 1. BE QUICK OR BE DEAD - 2. FROM HERE TO ETNERNITY - 3. CAN I PLAY WITH MADNESS - 4. WASTING LOVE - 5. TAILGUNNER - 6. THE EVIL THAT MEN DO - 7. AFRAID TO SHOOT STRANGERS - 8. BRING YOUR DAUGHTER...TO THE SLAUGHTER - 9. HEAVEN CAN WAIT - 10. THE CLAIRVOYANT - 11. FEAR OF THE DARK

Durée : 59'49 + 58'59

Prix/lieu d'achat : 8,99 € à la FNAC

Dans la discothèque entre : Billy IDOL et Michael JACKSON

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

Vus en concert le 09/09/1999 au POPB et le 22/11/2003 à Paris-Bercy

C'est quand c'est qu'j'étais jeune, je choisissais mes copains soit parmi les premiers de la classe, soit chez les cancres, avec qui on rigole bien aussi, en général. Et ceusses-là, ils écoutaient plus du hard-rock que du Beatles comme je le faisais. C'est pour recoller à ce peloton, qu'au Noêl de mes douze ans, j'ui ai demandé au Père Noêl qui m'y amène le nouveau disque d'Iron Maiden (à l'époque c'était Seventh Son Of A Seventh Son, le premier de la deuxième ligne du pochettoscope ci-dessus). Et il l'a fait! Oh, je me suis bien un peu forcé au début à écouter ce disque, et pendant un bon moment, même! Tout pas-trop-habitué à ce genre de musique que j'étais... Mais au bout de plusieurs mois (peut-être même plus d'un an), quels panards j'ai pu prendre à écouter cet album à l'énergie communicative, aux constructions élaborées et aux ambiances poignantes. Et puis, comme j'avais de moins en moins de potes chez les loubards et que j'étais de plus en plus concentré sur l'oeuvre des Beatles, au point d'ignorer un peu trop ce qui se passait dans le monde musical, j'en suis resté là avec Maiden.

Jusqu'à cette période de ma vie (vers mes 21ans) où j'avais terminé mes études et où j'attendais d'être incorporé au service national, qui me laissait le temps de fouiner dans les bacs à promo des supermarchés, et durant laquelle j'ai acquis un CD (alors non remasterisé) de l'album Somewhere In Time, celui qui avait précédé Seventh Son. Et cette fois-ci, il m'a fallu beaucoup moins de temps pour rentrer dans ces sonorités Maidenesques, légèrement différentes de celles que je connaissais déjà. Et c'est par ce disque que j'ai fait découvrir le groupe à mon ami Jérôme qui, jusque là, se refusait à écouter du heavy metal à cause du mauvais goût des pochettes. Mais je n'ai pas eu à trop insister pour lui faire comprendre que le plus important dans un CD était quand même la musique qui en sortait lorsqu'on le glissait dans un lecteur adapté. Il n'a alors pas tardé à me faire part de son vif enthousiasme, et c'est parallèlement (lui plus vite que moi) que nous avons rattrapé notre retard en nous procurant petit à petit le reste de la discographie du groupe. Et tout ça dans un contexte commercial favorable, à la période où ressortaient tous les premiers albums de Maiden en version remasterisée.

Aujourd'hui, alors que je possède tous les albums studios, je me lance à la découverte des live. Il n'y a pas très longtemps que j'ai Live After Death dans ma discothèque, et quand j'ai croisé A Real Live Dead One à un prix attractif, je n'ai pas hésité.

Mes impressions :

J'ai souvent lu et entendu dire que LE album live d'Iron Maiden, c'était Live after Death, que A Real Live Dead One et son successeur Live At Donnington étaient plutôt médiocres comparés à leur grand frère. Seul le récent Rock In Rio tiendrait la comparaison. C'est vrai que Live After Death m'a impressionné par sa qualité de son, l'énergie qui en émanait, la présence du public sensible mais pas envhissante, etplein d'autres qualités... Ce que je sais de Rock In Rio (je l'ai pas, mais Jérôme oui) est bien sympatoche aussi, et je ne connais rien de Live At Donnington. Je m'attendais donc à être déçu à l'écoute de ce A Real Live Dead One.

Si j'ai bonne mémoire de ce que j'ai lu il y a longtemps, le titre bizarre de cet album vient du fait qu'à l'époque de sa sortie originelle, il a été publié en deux parties dissociées : on pouvait acheter soit le disque A Real Live One, soit A Real Dead One, soit les deux. Et ce serait au moment de la sortie en remaster qu'il aurait été décidé (en haut lieu) de ne se sortir qu'un seul double-album avec le même matériel musical, et qui porte ce nom un peu barbare. Les deux disques présentent deux set-lists bien distincts : le premier est constitué de chansons empruntées aux 5 premiers albums du groupes (ceux d'avant Live After Death... tiens, tiens!), et le deuxième, vous l'aurez deviné, reprend les morceaux des disques plus récents et en particulier le dernier : Fear Of The Dark.

Ben moi je le trouve plutôt bon, ce double disque. Bien qu'il manque un peu d'authenticité du fait que, contrairement à Live After Death, il ait été enregistré à différentes dates d'une tournée et ne reconstitue pas un concert intégral. Mais le son est de qualité et les musicos sont bons. Un coup de chapeau spécial au chanteur Bruce Dickinson qui, sur le premier disque, reprend un bon nombre de chansons qui avaient été créées avant qu'il ne fasse partie du groupe, et s'en tire avec les honneurs, selon l'expression consacrée dans la dialectique du commentaire sportif. On retiendra aussi la superbe JeanClaudeVandammerie de Bruce qui, ce qui est appréciable chez un sujet de Sa Majesté, fait l'effort de parler français dans un relativement long discours en intro de Wasting Love enregistré à Paris et qui lache cette phrase mémorable : "...l'amour, c'est pas seulement fuck un ami. L'amour, c'est...".

Par Fab de.
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Mercredi 2 novembre 2005

MC5

Kick Out The Jams

(1969)

1. RAMBLIN’ ROSE – 2. KICK OUT THE JAMS – 3. COME TOGETHER – 4. ROCKET REDUCER NO. 62 (RAMA LAMA FA FA FA) – 5. BORDERLINE – 6. MOTOR CITY IS BURNING – 7. I WANT YOU RIGHT NOW - 8. STARSHIP

Durée : 36'17

Prix/lieu d'achat : 6,98€ sur amazon.fr

Dans la discothèque entre : Paul McCARTNEY et MEGADETH

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

Après avoir lu pas mal de trucs intéressants sur les MC5, comme quoi ce seraient les précurseurs du punk dans la même veine que les Stooges, je m'étais procuré il y a quelques temps leur album Back In The USA, du nom de la chanson de Chuck Berry qu'ils reprenaient sur ce disque. Et ben c'était du très bon rock, mais je voyais pas trop en quoi ce genre de prestation aurait pu inspirer les punks.

D'autres lectures m'ont appris que ce Back In The USA serait en fait, et de loin,  le plus sage des disques du MC5. J'ai donc attendu que l'occasion se présente pour me procurer un autre de leurs albums. Et c'est en surfant sur amazon.fr que j'ai croisé ce Kick Out The Jams au nom qui me rappelait vaguement quelque-chose, sans doute un souvenir d'éloge précédemment lue...

Mes impressions :

??!?? Mais c'est quoi, ces bruits de foules???! J'ai quand même pas acheté un live??

Et ben si. J'ai pas tilté sur le sens du mot "jam" employé dans un contexte musical, et j'ai pas percuté non plus sur les photos prises en concerts qui figurent sur la pochette...

Tant pis, ça fera pas un disque du mois, comme je le pensais, mais je vais l'écouter quand même.

Pour être plus violent que Back In The USA, c'est largement plus violent. Mais qu'est-ce que le son peut être pourri! Au point de rendre l'écoute de ce disque vraiment pénible. Toutefois, l'énergie dégagée ainsi sur scène par les MC5 donne vraiment envie de mieux connaître leur oeuvre.

Donc, après un deuxième coup dans l'eau, je ne renonce toujours pas à me procurer un jour un de leurs "vrais" albums studio.

Par Fab de l'An Mil
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Vendredi 17 février 2006
Bérurier Noir
Chants Des Meutes (CD)
(2005)
1. INTRO (1989-2004) – 2. LOBOTOMIE– 3. VIVRE LIBRE OU MOURIR – 4. NOIR LES HORREURS – 5. LE RENARD – 6. LE CERF, LE DRUIDE ET LE LOUP – 7. VIVE LE FEU - 8. LA DANSEUSE DE L'ORIENT – 9. BÛCHERONS – 10. PORCHERIE – 11. SCARABÉE - 12. S.O.S. - 13. CHAT - 14. LIBERTÉ - 15. SALUT A TOI + S.A.T FREE DUB

Durée : 67'54

Prix/lieu d'achat : avec le DVD "L'Opéra Des Loups", 18,60 € à la fnac

Dans la discothèque entre : Chuck BERRY et Frank BLACK
 
Mes antécédents concernant l'artiste :

Les Bérus et moi, c'est une rencontre qui date de mes années collèges. Non pas, qu'à cet époque du post-punk, j'ai été un rebelle inoxydable, mais j'avais surtout tendance à me lier facilement d'amiti avec le redoublants un peu voyous et souvent rigolards. le genre de petits agités à qui la musique des BN était susceptible de parler.

Mon aventure discographique béruréenne avait commencé par un copie pirate sur cassette : une face Abracadaboum et une face Souvent Fauchés Toujours Marteaux. Deux albums pour le prix de rien! Puis, avec les sous de mes économies, je m'étais payé, au moment de sa sortie, le double vinyl live-adieu-à-la-scène Viva Bertaga. Que du bonheur! Des heures passées à headanguer et à sauter un peu partout dans ma chambre. A peu près à la même époque j'ai mis la main pour 5 francs sur une cassette originla d'un de leurs premiers concerts enregistré dans une usine désaffectée : La Bataille De Pali Kao. Là, le son était vraiment trop pourri pour être appréciable. Et, plus tard, quand mes finances ont commencé à avoir un peu de consistance, j'ai racheté en CD Abracadaboum et Souvent Fauchés..., et j'ai acquis Macadam Massacre.

Les initiés auront remarqué qu'il manque à ma collection le mythique Concertos Pour Détraqués. C'est une faute grave, je sais. Mais je compte bien la réparer dans les meilleurs délais.

 
Mes impressions à la première écoute :

Bon en fait, ce disque audio reprend la bande son de certaines chansons déjà vues sur le DVD. La plupart ont même été enregistrées à Québec. Seules Scarabée, Chat, S.O.S. ont été enregistrées à Dour, et Liberté provient du concert de Rennes, dont la salle porte le même nom (Liberté).

Alors, comme ma discothèque souffre de l'absence de Concertos Pour Détraqués, je connaissais pas toutes les chansons. Vive Le Feu, je l'avais juste entendue braillée dans la cour de récré, et Salut A Toi, j'avais dû l'entendre quelques fois sur NRJ, à l'époque où les radios privées méritaient encore un peu l'adjectif "libres". Mais aussi, de retour après 15 ans d'absence, les Bérus ne sont pas venus les mains vides : ils ont apporté dans leur besace trois nouvelles chansons. Parmi elles, Le Cerf, Le Druide Et Le Loup fait penser par son titre-refrain à "J'entends le loup, le renard et la belette..." et n'est pas à la hauteur des anciens morceaux, surtout au niveau des paroles. D'ailleurs je commence à croire de plus en plus qu'on ne doit plus avoir la même inspiration à quarante ans qu'à vingt-cinq. Liberté m'a laissé un sentiment similaire. Par contre, Chat est riglote : Fanfan le chanteur y est absent, et Loran (guitare) et Masto (saxo), en plus de jouer de leurs instruments respectifs, poussent le chant uniquement à l'aide d'imitations de miaulements félins, le tout sur un rythme effréné. Un bon moment.

Sinon, à part Intro (1989-2004) qui est un peu longuette, les autres morceaux sont bien conformes à ce qu'ils étaient à l'époque de leur gloire première. L'énergie et la motivation des musiciens est bien là et n'a pas de peine à se faire ressentir. D'un point de vue un peu plus technique, la présence du public est bien palpable sans être envahissante; équilibre qui est loin d'être toujours présent sur les disques live, en général.

Au final, je suis tout joyce d'avoir fait l'acquiqition de ce digipack DVD+CD qui pète la baraque.

Par Fab de l'An Mil
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Lundi 17 avril 2006

Trust

Trust (Répression Dans L'Hexagone - Tournée 1980)

(1992)

1. INTRO - 2. DARQUIER - 3. POLICE MILICE - 4. M. COMÉDIE - 5. FATALITÉ - 6. PRÉFABRIQUÉS - 7. PALACE - 8. LE MATTEUR - 9. LES BRUTES - 10. H & D - 11. TOUJOURS PAS UNE TUNE - 12. PROBLEM CHILD - 13. LIVE WIRE - 14. BOSSER 8 HEURES - 15. ANTISOCIAL

Durée : 62'05

Prix / lieu d'achat : 6,99 € à la fnac

Dans la discotèque entre : TOOL et URBAN HEROES

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

Quand j'étais au collège, dans les eighties, certains élèves portaient à l'épaule des sacs en toile kaki sur les quels était imprimé le logo "US". Les plus loubards d'entre eux rajoutaient dessus des lettres au marqueur afin de composer le mot "TRUST". Je savais juste que c'était un groupe de rock. On m'avait dit que c'était violent et que c'était pas pour moi, parce que j'étais un graçon sage, moi.
C'est des années plus tard, que mon pote Jérôme (oui, encore lui) m'a fait écouter l'oeuvre de Trust. J'y ai découvert un (hard) rock de fort belle facture et qui avait en plus la particularité de présenter des textes intelligents et engagés. En français, en plus. Bonheur.
J'ai donc adhéré à leur résurrection de la fin des années 90, puis j'ai commencé à remonter le temps pour connaître mieux la période-phare de leur carrière (début 80s). C'est dans ce contexte que, interpellé par cette jaquette au titre éponymique, je me suis précipité sur ce disque, sans avoir bien lu le dos du boîtier. Et encore une fois, je me suis "fait avoir"; j'ai pris un album live en pensant acheter le premier album du groupe.

 

Mes impressions :

Pourtant au dos, il y a quelques titres de morceaux que j'avais déjà sur les albums studio Répression et Marche Ou Crève. Plus une liste de date, plus une mention "Tournée Trust 1980". J'ai pas d'excuse.
Mais tout ceci n'est finalement pas très grave, puisque ce live sans vrai titre est un très bon produit. La qualité du son permet d'apprécier la technique de Nono Krief et ses potes. La prise de son "scène" et la prise de son "salle" sont bien équilibrées, ce qui retranscrit bien la putain d'ambiance qu'il pouvait y avoir dans le public pendant un concert de Trust. Quand, à plusieurs reprises, Bernie Bonvoisin scande de sa voix sereine et puissante des "Dynamite" rageurs, on entend clairement une rumeur de révolte monter de la foule. C'est assez impressionnant.
Il faut dire aussi que les chansons engagées de Trust, souvent basées sur des situations réelles, donnent facilement envie de monter sur des barricades et de faire la révolution.

Ben oui. Mais moi, ça va faire dix ans que je suis plus étudiant! Alors, comment je fais?

Par Fab de l'An Mil
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Mercredi 10 mai 2006
Jacques Brel
 
Enregistrement Public A L'Olympia 1961
(1962)
1. LES PRÉNOMS DE PARIS – 2. LES BOURGEOIS – 3. LES PAUMÉS DU PETIT MATIN – 4. LES FLAMANDES – 5. LA STATUE – 6. ZANGRA – 7. MARIEKE - 8. LES BICHES – 9. MADELEINE – 10. LES SINGES - 11. L'IVROGNE - 12. LA VALSE A MILLE TEMPS - 13. NE ME QUITTES PAS - 14. LE MORIBOND - 15. QUAND ON N'A QUE L'AMOUR
Durée : 48’13
Prix/lieu d'achat : Vraiment merci les copains!
Dans la discothèque entre : Georges BRASSENS et  Grant Lee BUFFALO
 
Mes antécédents concernant l'artiste :
Merci de vous reporter à la chronique de l’album Marieke 
 
Mes impressions :
Déjà, la pochette : qu'est-ce que c'est que cette coupe de cheveux de premier de la classe, ce visage joufflu et poupin, et ces dents de lapin qui dépassent? On dirait Ronaldo avec la perruque de Big Jim!! Vraiment très mal choisie cette photo. Mais bon, l'intérêt premier de cet objet ne réside pas dans sa façade...
A voir l'arrière du CD, je m'étonne de trouver des titres de chansons qui ne figurent pas sur les cinq précédents albums. Ces nouveautés sont LesBourgeois (que je connaissais déjà), Les Paumés Du Petit Matin (que je connaissais vaguement), La Statue (connais pas), Zangra (connais pas), Les Biches (connais pas) et Madeleine (connais déjà).
Après quelques instants de perplexité, je parviens à m'expliquer ce phénomène. Les contraintes commaerciales sur le marché de la musique populaire n'étaient sûrement pas les mêmes en 1961 qu'aujourd'hui. A ce moment-là, les artistes testaient leurs nouvelles chansons auprès du public avant de les publier sur disque. Certes, cela se fait toujours, de temps en temps, mais pas dans les mêmes proportions. Et en plus, en 1961, on n'avait même pas peur de sortir un album en public avec dessus les chansons du futur album studio. Vive le temps où tout n'était pas encore dans les mains des marchands!
A cette époque, aussi, on applaudissait les chansons après le premier vers, puis à la fin. C'était comme ça. Normalement, quand on est bien éduqué, on n'applaudit pas de la même manière suivant que l'on assiste à un spectacle de chanson, de musique classique ou de jazz. Je sais plus exactement comment ça se passe, mais il y en a qu'il faut applaudir au début de chaque morceau, d'autres à la fin des morceaux, et dans le classique, je crois qu'il ne faut se manifester qu'à la fin de l'oeuvre entière.
Tout ça, c'est pour dire que le public accueille avec grande joie les bourgs du même nom (Les Bourgeois), allant jusqu'à applaudir à tout rompre en milieu de chanson après la phrase "Les bourgeois c'est comme les cochons; plus ça devient vieux, plus ça devieeennt...". Ambiance! Les autres nouvautés sont aussi célébrées avec ferveur.
Le public semble d'ailleurs emballé par l'intégralité du concert, tant l'énergie de Jacques Brel est irradiante. Bien sûr, les accompagnements aussi suppurent le talent et la motivation. A ce train-là, cet homme ne pouvait que mourir jeune, c'est évident.
Les chansons sont interprêtées sensiblement de la même manière que sur les albums studio. A part Les Prénoms de Paris qui est un peu ralentie et accompagnée de cuivres. Et oui, parce qu'on a droit ici à un orchestre entier (cuivre et cordes) : le grand jeu!
Bref, vous l'aurez compris, ce disque est un excellent enregistrement public : même d'un point de vue purement technique : le son du son est vraiment étonnant de qualité pour avoir été enregistré en 1961 (merci la remasterisation, sans doute aussi).
Par Fab de.
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Jeudi 26 octobre 2006
Jacques Brel
 
Enregistrement Public A L'Olympia 1964
(1964)
1. AMSTERDAM – 2. LES TIMIDES – 3. LE DERNIER REPAS – 4. LES JARDINS DU CASINO – 5. LES VIEUX – 6. LES TOROS – 7. TANGO FUNÈBRE - 8. LE PLAT PAYS – 9. LES BONBONS – 10. MATHILDE - 11. LES BIGOTES - 12. LES BOURGEOIS - 13. JEF - 14. AU SUIVANT - 15. MADELEINE
Durée : 48’12
Prix/lieu d'achat : MLC merci les copains!
Dans la discothèque entre : Georges BRASSENS et  Grant Lee BUFFALO
 
Mes antécédents concernant l'artiste :
Pour mes antécédents "studio", merci de vous reporter à la chronique de l’album Les Bonbons.
Pour les antécédents "live", c'est Enregistrement Public A L' Olympia 1961.
 
Mes impressions :
Évidemment, je ne peux pas faire autrement que de comparer cet album avec celui qui porte pratiquement le même nom, à ceci près qu'il se termine par un 1 au lieu d'un 4.
Je commence donc par la pochette : celle-ci est largement mieux que la précédente. Elle nous montre un Brel songeur, les yeux dans le vague, le menton dans la main. Ça sent la grosse fatigue, ça. Commençerait-il, en 1964, à ne plus supporter le rythme infernal de ses tournées? Elle nous montre aussi une montre : heureusement, la mise au point fait qu'on ne pas en lire la marque; sinon, cette pochette aurait eu l'air d'être une pub pour horloger dans un magazine de droite.
 
En faisant roter le CD de 180°, je peux lire les titres des morceaux qui le composent. Parmi eux, j'identifie ceux que je n'ai pas encore découvert sur disque.
Amsterdam, que je connais par coeur (comme tout le monde) et que je m'étonne de ne voir sur aucun album studio de l'intégrale. Cette chanson mythique n'aurait-elle jamais été enregistrée en studio? Apparemment. Je savais pas. Les Timides, comme Jef, je connaissais déjà un peu, mais pas Les Jardins Du Casino, ni Tango Funèbre.
Tout ceci vient finalement étayer ma première thèse qui supposait qu'en cette époque où le capitalisme n'avait pas encore tout bouffé, les artistes et leurs éditeurs n'hésitaient pas à publier en version concert des morceaux encore inconnus sur disque.   
  
Une formule de play-list assez similaire à celle de 1961, donc.
Ici, par contre, le talent de Brel en scène n'est pas aussi évident que sur le précédent. Après plusieurs écoute, je me dis que cela vient de la prise de son "salle", que l'on peut bien qualifier de sale. En effet, les applaudissements paraissent lointains et peu fournis. Contrairement à l' Olympia 1961, on n'entend pas les réactions de l'assistance au cours des morceaux, alors que le Jacques sort quand même le grand jeu avec des petites (toutes petites certes) impros humoristiques et de magnifiques et puissants effets vocaux. La prise de son "scène", n'est pas non plus aussi bonne qu'en 61, je trouve.
   
Bref, la qualité technique de cet enregistrement, plus que celle des interprétations ou que le choix des morceaux, me fait dire que l'Olympia 1961 était un meilleur cru que l'Olympia 1964.
Avis aux néophytes qui seraient tentés par un petit Brel en concert. A moins qu'ils ne tiennent vraiment à avoir Amsterdam sur disque. Volonté qui se comprendrait aisément.
Par Fab de l'An Mil
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