Emerald - Emerald

Publié le par Fab de l'An Mil

Emerald

Emerald

(2003)

 

1. THE EYES OF SHADOW – 2. ENCHANTED LAND – 3. MOTHER SONG – 4. ANOTHER LAND – 5. THE FAIRY OF THE WOODS – 6. STRANGE DREAM – 7. BACK TO THE VILLAGE - 8. THE LITTLE ELF IN THE FOREST – 9. THE MOUNTAIN’S LEGEND – 10. TRAVELLING IN THE SKY - 11. EMERALD 

Durée : 58'20

Prix/lieu d'achat : 15,00€ auprès du chanteur/auteur/compositeur/guitariste/chef du groupe

Dans la discothèque entre EIFFEL et ETHNIX

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

Un jour, alors que j’étais au bureau, s’est présenté un grand gaillard à la longue chevelure réunie en un catogan et qui demandait si on était susceptible d’accueillir un stagiaire dessinateur. La première réponse fut en substance : “ Mouais… couci-couça. Plutôt non, mais faut voir. ” Puis, à force de coups de fils convaincants auprès du patron, il obtint son stage. Après la première prise de contact, je me dis que ce gars-là, vu son look, devait bien  être soit un celte genre bretonnant, soit un métalleux. Et quand, au fil d’une discussion il déclara jouer de la guitare celtique, j’ai su dans quel catégorie le caser. Et on a plus parlé musique.

 

Du moins, jusqu’aux derniers jours de son stage, quand, parlant vacances et voyages, j’en suis venu à évoquer ma participation au festival metal “Wacken Open Air” en Allemagne en 2003, il se lâcha et avoua son attachement à cette musique et en particulier au groupe Iron Maiden, dont il semble collectionner tout ce qui peut en porter l’effigie. S’en suivirent des dialogues sans fin, au détriment de nos productivités respectives, sur ce pan de nos connaissances communes, et au cours desquelles ont en vint à évoquer aussi son activité propre au sein d’un groupe composé de lui, Olivier Le Leuc’h (guitare+chant) et de Maëla Revolt (violon+chant). Il me conduisit même sur le site d’Emerald, http://emerald.free.fr , et me fit écouter les morceaux en démonstrations. Ça m’a tout de suite fait penser au petits interludes trad’ que place le groupe Rhapsody dans ses albums, entre deux épopées métalliques. Ces petits morceaux gais et champêtres qui évoquent la paix dans le village au fond de la vallée avant l’invasion des barbares dévastateurs. Olivier m’avoua que j’étais loin d’être le premier à lui dire ça, mais que, évidemment, même s’il appréciait fortement Rhapsody, il reniait ces accusations. Sinon, j’avais quand même trouvé un côté réellement original à sa musique inspirée de la musique traditionnelle celte mais largement moins chiante, à mon goût. Par contre, je fus légèrement interpellé par son piètre accent anglais. Critique qu’il dévia en rétorquant que s’il ne parlait pas parfaitement anglais, il le comprenait en revanche très bien. Ce qui ne changeait rien au problème.
Je décidai toutefois de lui acheter un exemplaire de son album récemment paru, afin d’ouvrir mes oreilles à quelque nouveauté.

 

Mes impressions à la première écoute :

Malgré une approche plutôt minimaliste (guitare+violon+chant) et acoustique, la musique d’Emerald est un mélange original et assez réussi de musique celtique et de métal. Pour le côté celte : les rythmes réguliers de la guitare, la voix parfois un peu nasillarde d’Olivier et son débit style “Fest Noz”, le violon joué “à l’Irlandaise”, et l’ambiance globale de l’album. Pour le côté métal : l’aspect visuel; look vestimentaire, dessin de la pochette et logo du groupe; aussi la voix parfois “baryton” d’Olivier ; la voix cristalline et dynamique de Maëla ; les accélérations rythmique de la guitare.
Si je suis pas fan de musique celtique pure trad’ à la base, j’accroche pas mal à celle d’Emerald. Je continue toutefois à être perplexe quant à l’accent anglais d’Olivier, même si ça s’entend moins quand il prend sa grosse voix grave. Je me prends quand même à regretter qu’il ne chante en Français, voire même en Breton. Par contre, j’ai été un peu bluffé par le chant de Maëla, qui n’a presque pas droit de cité sur les morceaux proposés en écoute sur le site, mais qui n'a, à mon avis, rien à envier à certaines chanteuses pro de métal actuelles.
 
*(il paraît que c’est son vrai nom : ça en jette, hein?)
 
Ajouté le 1er novembre 2005 :
Mes impressions après 1 mois :
Oui, je rentre bien dans ce disque. Peut-être trop facilement, même. Mais ça c'est dû à la structure minimaliste du groupe : on n'a pas trente-six lignes d'instruments différents à apprendre. Ceci dit, les refrains sont souvent accrocheurs et les rythmiques des accompagnements changent avant de devenir trop longuettes. De plus, on perçoit une réelle maîtrise des instruments joués, voix comprises (sauf l'accent anglais d'Olivier ;-). Sa façon de jouer de la guitare sèche est très originale et entraînante. On dirait même parfois qu'elle fait office de guitare rythmique et de basse en même temps. D'ailleurs, je pense que Steve Harris (bassiste d'Iron Maiden, pour les iganres qui, en plus ne suivent pas ce blog dans son intégralité)ne renierait pas l'introduction du dernier morceau du disque : Emerald.
Je suis en tous cas bien content d'avoir découvert cette formation et j'espère simplement que,  l'ayant précocement appris par coeur, je ne serai pas trop vite lassé de ce disque.
 
Ajouté le 27 novembre 2005 :
Mes impressions après 2 mois :
Et ben non. Il n'y avait rien à craindre.Je ne m'en suis pas lassé. Emerald reste pour moi toujours aussi plaisant à écouter.
Décidément, quand je vois la qualité de musique que peuvent fournir les "petits" groupes que je connais, quand je me dis que je ne connais sans doute qu'une infime partie des groupes français qui peuvent être tout aussi bon que ceux-là, et quand je vois que la populasse se masse devant sa téloche pour contempler des branleurs massacrer les mêmes standards de la variétoche qu'on nous matraque depuis 30 ou 40 ans, je me dis qu'il y a quelque-chose qui ne va pas dans l'activité culturelle de ce pays.
S'il vous plait, messieurs-dames, votez pas Sarko en 2007. Siouplait.

 

 

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