Slayer - Reign In Blood

Publié le par Fab de l'An Mil

Slayer

Reign In Blood

(1986)

1. ANGEL OF DEATH - 2. PIECE BY PIECE - 3. NECROPHOBIC - 4. ALTAR OF SACRIFICE - 5. JESUS SAVES - 6. CRIMINALLY INSANE - 7. REBORN - 8. EPIDEMIC - 9. POSTMORTEM - 10. RAINING BLOOD - Bonus Tracks : 11. AGGRESSIVE PERFECTOR - 12. CRIMINALLY INSANE (Remix)

Durée : 34'49

Prix / lieu d'achat : 8,99 € sur amazon.fr

Dans la discotèque entre : SKUNK ANANSIE et The SMASHING PUMPKINS

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

Entendu de loin au festival Wacken Open Air le 02/08/2003.

Je me rappelle la première fois que j'ai entendu parler de Slayer, c'était à lépoque de ma jeunesse où je commençais à fréquenter les bars. En ce temps-là, en province du moins, on trouvait facilement en ces lieux une faune bigarrée que l'on nommait "les hardos". Ils étaient généralement plus vieux que nous et roulaient sur des vraies motos. Je me rappelle de l'un d'eux qui disait, en écartant une oreillette de son casque de walkman : "Tu vois, Slayer, c'est comme si le mec il tenait une kalachnikov devant le micro."
Ah bon? Quel intérêt, alors? A part faire chier ses vieux et les voisins? Forcément, avec un a priori comme ça, j'ai inconsciememnt longtemps gardé une aversion pour ce groupe.

Parce que, faut vous dire aussi, que mon copain Jérobinôme, à qui j'ai quand même fait découvrir Iron Maiden, me tarabuste depuis environ dix ans pour que j'écoute du Slayer. Mais si! qui m'dit : "Slayer, c'est UN des TROIS grands groupes de thrash historiques avec Megadeth et Metallica". Moi j'aime bien le thrash, Megadeth et Metallica, mais j'sais pas, Slayer c'était trop bruyant, trop viril, trop je-sais-pas-quoi. Même au festival de Wacken 2003, pendant leur passage, je suis resté en retrait avec ma copine, que j'avais traîné là largement contre son gré, et nous en avons profité pour visiter les échoppes de merchandising, pour le coup complètement vidées de leurs clients.

Pis bon, là, j'sais pas, sous la continuité de la pression binômiale, mais aussi largement grâce à un certain article de Chtif (ici) accompagné de son morceau en écoute, j'ai fini par céder en profitant d'une offre promotionnelle.
On va bien voir. 

 

Pochettes, livrets, packaging... :

La pochette, on pourrait croire y voir le détail d'un tableau de Jérôme Bosch. Mais ce n'est pas le cas. Dans le livret, un certain Larry W. Carroll, jusqu'alors encore inconnu de moi, est crédité de cette oeuvre. 
Y'a du sang, des corps mutilés, des créatures étranges, c'est beau comme un cauchemar et c'est très "metal-qui-fait-peur-à-ma-petite-soeur".

On trouve aussi  dans le livret, et je m'en réjouis, les textes (souvent prolifiques) de tous les morceaux, et une page de graphisme à base de logo du groupe. Rien de bien transcendant, quoi : le minimum vital. Ah si! Il faut quand même souligner l'amusante photo du dos qui nous montre quatre jeunes musiciens excessivement chevelus en train de déconner à dépenailler un pack de Stella Artois (sic).

 

 

Mes impressions à la première écoute :

Je suis rentré dans ce disque bien plus rapidement que je n'aurais pensé. Je dois néanmoins concéder que je me suis, lors de cette première écoute, placé dans les conditions optimales d'écoute : seul dans une petite pièce, le casque sur les oreilles et le livret à la main.
D'entrée de jeu, c'est une véritable démonstration de vitesse. C'est époustoufflant.
Et, tout au long de l'album, Slayer n'accorde aucun répis à son auditeur : tout va très vite, très fort, très technique. A un tel point, qu'il devient difficile de se concentrer sur tout l'album, même s'il n'est pas très long, lors d'une première écoute. C'est trop dense pour moi.
Mais n'allez pas croire que je sois rebuté. Pas du tout. Quand je saurai faire la différence entre les morceaux, ce qui ne sera pas forcément le plus évident, j'aurai sans doute beaucoup de plaisir à découvrir ce disque tout empli d'une exubérante et sonore virtuosité.

 

Ajouté le 31 mars 2007 :

Mes impressions après 1 mois :

Comme je m'y attendais, ce n'est pas si facile que ça.

Si je ne suis pas dans les bonnes conditions de concentration (ce qui m'arrive rarement ces temps-ci) pour écouter ce disque, il m'apparait encore comme un gros bloc monolithique. Oh je reconnais la qualité des multiples sculputres qui l'ornent, mais j'ai encore beaucoup de mal à remettre les hiéroglyphes dans l'ordre. Je commence aujourd'hui à peine à différencier les différents morceaux. A part Aggressive Perfector, bonus track, dont le son est produit différemment du reste, et Raining Blood que je connaissais déjà un peu pour l'avoir téléchargé il y a quelques temps afin de ne pas être trop ignorant avant d'aller à Wacken, je n'arrive à reconnaître que Angel Of Death, Jesus Saves et Reborn, surtout grâce à leurs textes dans lesquels figurent leurs titres.
Sinon, les solos et les riffs, ma mémoire n'en retient aujourd'hui que des embryons. et à mon avis, RIB est le genre d'album qu'il faut connaître un peu par coeur pour pouvoir l'apprécier à sa juste valeur.
J'espère que j'aurai assez d'un mois pour arriver à cette fin. 

 

Ajouté le 20 septembre 2007 :

Mes impressions après 2 mois :

Franchement? Il faut que je m'exprime franchement? Bon, et bien allons-y.

Alors je sais pas si c'est le fait que ce deuxième mois d'écoute ait été interrompu par un entracte de quelques 143 jours, ou si de toute façon deux mois complets n'auraient jamais pu m'être suffisants, mais je n'ai pas réussi à rentrer à fond dans ce disque. Ben non. Je dois malheureusement l'avouer. Désolé, les amis.
C'est toujours avec une lègère céphalée que je remets le CD dans son boîtier après une écoute, et si vous me sortez un  extrait de ce disque en me demandant de quelle chanson il s'agit, il y a deux chances sur trois pour que je ne sache pas répondre. De plus, le comble, je n'ai  même pas trouvé dans Reign In Blood une seule mélodie à siffloter sous la douche.

Tout cela me déprime au plus haut point. Quand je pense à ces gens que j'estime qui se déclarent avec fierté amateur de cet objet et quand je me vois, moi, pourtant assez ouvert, un petit peu sensible et, j'espère, pas plus con qu'un autre, qui n'arrive pas à prendre mon pied à l'écoute de ce qui est apparemment un chef-d'oeuvre, je me dis que j' aurais peut-être dû faire, pour une fois, une entorse à ma martingale de consommateur de musique.  Je me dis en tout cas que ça n'aurait  sans doute pas été une erreur de continuer  à écouter cet album régulièrement depuis le mois de mars.
Mais ma psycho-rigidité l'a emporté, et c'est probablement fort dommage.

 

D'autres avis sur RIB chez G.T. et thom.

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SysTooL 06/04/2007 19:31

Je suis tombé sur ta chronique car Thom vient de publier un article sur REIGN IN BLOOD et il te citait, alors forcément ça m'intéresse... en effet, comme il nous l'avait annoncé, ton intro est énorme ;-)SysT

Fab de l'An Mil 08/04/2007 23:16

Merci pour l'info, SysT.Thom est tellement prolifique et moi tellement à la masse ces temps-ci que, sans ton coup de klaxon, j'aurais sans doute raté son article, .
Et merci pour le compliment sur l'intro. Mais tu sais, tu n'es pas obligé d'attendre que Thom valide la lecture de mes chroniques pour venir ici. Tu peux venir sans passe-droit et même rentrer sans frapper, si tu veux !    ;-)

Chtif 12/03/2007 13:40

euh.. Thom, le R&F en question, je l'avais pris pour un ami, bien sûr...

Thom 12/03/2007 12:33

C'est possible Chtif, je ne sais plus du tout, mais je te fais confiance car je sais que tu as ta collection de R&F bien rangée sous ton lit, grand fou :-)Fab, désolé d'avoir digressionné, mais pas la peine de nous traiter d'érudits quand même...et pourquoi pas nous dire qu'on écrit pour un dictionnaire du rock pendant que tu y es ? :)

Fab de l'An Mil 12/03/2007 12:43

Y'a pas de quoi être désolé, eh!! J'adore! Continuez tant que vous voulez.
Dis moi pas qu'c'est pas vrai : un DICTIONNAIRE DU ROCK ?!      ;-)

Chtif 12/03/2007 06:03

Thom -> pour Ryan Adams, je pense que l'info vient d'une interview Rock et Folk qui commençait par une discussion sur Dave lombardo ("incroyable qu'on puisse avoir un tel groove en jouant aussi rapidement" - un truc comme ça)...

Fab de l'An Mil 12/03/2007 08:45

Ne se prononce pas.Mais je suis ravi de voir un débat d'érudits se tenir dans mon modeste espace.Merci, les gars.

Thom 11/03/2007 15:03

1. Oui, plein d'autres :-) Romain Humeau un bon nombre de fois, quant à Vincent Delerm, on était la fac ensemble, je le connais depuis très longtemps (et je peux donc affirmer qu'il est prétentieux depuis très longtemps) :)). J'ai aussi interviewé beaucoup de losers, rassure-toi ! Je pourrais bien entendu te révéler ma véritable identité, malheureusement j'encours de grave représailles...3. Ian Hunter, chanteur de feu Mott The Hoople ("All the young duuuuuuuuuuuuuudes / Carry the bluuuuuuuuuuues")5. Pour Slayer oui, c'est assez dingue. Un de mes amis avait écrit un article il y a une dizaine d'années sur les groupes symboles de "révolte ado", et j'avais été surpris de constater qu'aux USA c'est encore plus marqué, Slayer fait vraiment parti des meubles et "RIB" est le disque que tout le monde a. Ca m'avait plutôt surpris : je l'aurais compris avec Metallica, par ex, mais Slayer...! Le plus bel exemple, c'est Ryan Adams : j'ai entendu dire que c'était un fan monomaniaque de Slayer, ce qui ne saute pas vraiment aux yeux à l'écoute de ses disques.

Fab de l'An Mil 12/03/2007 08:42

1. Haaan! Quel CV! Mais aussi quel mystère!...      ;-)3. Mott The Hoople : pas mieux, désolé.5. Ryan Adams : je connais de nom, mais je ne sais même pas qu'est-ce qu'il chante. La honte!