Rhapsody Of Fire - Triumph Or Agony

Publié le par Fab de l'An Mil

Rhapsody Of Fire

Triumph Or Agony

(2006)

1. DAR-KUNOR - 2. TRIUMPH OR AGONY - 3. HEART OF THE DARKLANDS - 4. OLD AGE OF WONDERS - 5. THE MYTH OF THE HOLY SWORD - 6. IL CANTO DEL VENTO - 7. SILENT DREAM - 8. BLOODY RED DUNGEONS - 9. SON OF PAIN - 10. THE MYSTIC PROPHECY OF THE DEMONKNIGHT - 11. DARK REIGN OF FIRE - Bonus Tracks : 12. DEFENDERS OF GAIA - 13. A NEW SAGA BEGINS (radio edit) - 14. SON OF PAIN (french version)

Durée : 76'11

Prix / lieu d'achat : 16,86 € sur amazon.fr

Dans la discotèque entre : RENAUD et Little RICHARD

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

Vous devinez pas?
Ben si! C'est encore mon copain Jérobinôme qui m' a mis le pied à ce nouvel étrier. Et si vous saviez dans quelles folles cavalcades cela m'a emmené !

Rhapsody, c'est du metal symphonique grandiose. Au point qu'au fil des albums, la musique de ces italiens devient plus symphonique que metal pour arriver, avec Symphony Of Enchanted Lands Part II (l'album précédent), à devenir une sorte de musique de film qui aurait parfaitement convenu, à mon avis, pour illustrer des films comme Le Seigneur Des Anneaux. Je suis d'ailleurs étonné que cela n'ait pas été le cas.

Rhapsody, aux premières écoutes, t'as envie de rire. C'est tellement pompier, tellement grandiloquent, genre opéra italien, que ça parait largement "too much" au début. Mais, quand tu commences (ça ne tarde généralement pas) à te familiariser avec les mélodies énergiques et entêtantes et avec les orchestrations ciselées par des maîtres de la composition, tu ne peux retenir une grande vague d'énergie qui monte en toi et qui fait que tu te retrouves debout sur la table basse de ton salon, le poing rageur levé, prêt à plonger tête la première dans ton canapé.
En gros c'est ça, Rhapsody.

 

Pochettes, livrets, packaging... :

Of Fire??? Pourquoi "Of Fire"? Rhapsody tout court, c'était pas bien?
Peut-être que le service juridique s'est rendu compte que le nom était déjà pris? J'en sais rien.

J'ai pris l'option "Limited french edition". J'aurais peut-être pas dû. Pour quelques milliers de lires supplémentaires, j'ai le droit a une pochette cartonnée, en plus du digipack, et qui voit figurer un petit drapeau tricolore sur la couverture. Bon. Pourquoi french? Parce que, en bonus tracks, tu as une chanson chantée en français par les monsieurs. Stratovarius avait déjà fait le coup. Je suppose qu'il y a une version comme ça dans les principaux pays, non anglophones et non italophones (comme l'Italie, parmi tant d'autres exemples), acheteurs de Rhapsody.
Le livret, comme d'habitude, est bien fourni : les paroles des morceaux sont scrupuleusement retranscrites, les refrains sont écrits en majuscule et en gras.

Plus étonnamment, les illustrations qui ornent le booklet sont multiples. D'habitude, surtout à l'époque de NTS (tiens, ça existe plus, alors, NTS?), le livret d'un CD de true metal se composait ainsi : une illusatrion chiadée et complète comme un tableau, sans doute payée cher à un artiste confirmé, ornait la couverture. Ensuite, chaque page de l'intérieur se voyait représenter un détail de cette couverture, tentant ainsi de satisfaire l'appétit pictural du lecteur à moindre frais. Mais je crois que j'avais déjà expliqué ça dans une précédente chronique. Je commence à radoter, en prenant de la bouteille.

Ici, ça va, on a une superbe couverture avec tous les clichés du genre : le dragon, le prêcheur, consultant un livre sacré et recevant la lumière divine. Du meilleur goût. Le dragon n'est ensuite repris qu'une seule fois en gros plan dans les pages intérieures.
A part ça, on a trois (et oui, m'sieurs-dames! pas un, pas deux, mais bien trois!) différents paysages de sous-bois embrumés plus (!!) une quatrième de couverture fort gaie représentant un fossile de dragon lové autour d'un crâne humain.

Du grand art, quoi !
 
Mes impressions à la première écoute :

Pas de révolution chez Rhapso (Of Fire de son patronyme). C'est bien toujours les mêmes plans. C'en est même un peu décevant. On a toujours la petite ballade en Italien obligatoire (ici Il Canto Del Vento), et toujours des passages de transitions avec plans trad' buccoliques genre "tout le monde vit en paix dans le village, mais les bataillons de méchants sont en route..." qui précèdent des explosions de batterie et de guitares déchaînées.
Ceci dit, les orchestrations, avec vrai orchestre et vrais choeurs humains sont souvent impressionnantes, et j'ai même décelé une petite construction inhabituelle, voire carrément originale, sur Silent Dream.
Le morceau-fleuve habituel, de plus de 16 minutes, sobrement intitulé The Mystic Prophecy Of The Demonknight, semble aussi contenir quelques petites prouesses artistiques, surtout dans sa première partie : A New Saga Begins.

Mais, au final, je doute d'avoir aujourd'hui entre les mains le meilleur album du groupe qui semble être un peu en train de s'enfermer dans une certaine routine.
Je dis ça, mais si ça se trouve, dans un mois, quand les géniales mélodies de Luca Turilli et Alex Staropoli se seront ouvertes à mes feuilles de chou, je serai en train d'encenser un magnifique album.

 

Ajouté le 30 novembre 2006 :

Mes impressions après 1 mois :

Et bien non! Héhé!
Cet opus de Rhapsody me déçoit un peu. Ce type de groupe qui construit toujours sa musique sur le même schéma se doit, pour sauvegarder l'intérêt de ses amateurs habituels, de progresser à chaque album. Et ici, en effet, on ne voit pas trop ce que la formation a inventé de plus que ce qu'elle pouvait produire précédemment.
Oh certes, le disque est de bonne facture. Si j'avais découvert Rhapsody avec Triumph Or Agony, je serais sans doute ravi de mettre un pied dans cet univers. Mais, en tant qu'habitué, je suis légérement déçu.

Le clou du spectacle est quand même le long The Mysthic Prophecy Of The Demonknight. Il est un peu plus imaginatif que les autres morceaux, et on sent qu'il a concentré la majeure partie des efforts du groupe autant pour sa conception que pour son exécution. Il est composé de cinq parties bien différenciées sur la jaquette, et je lui reprocherais seulement le manque de lien musical entre ces divers chapitres. Mais, par ailleurs, je m'incline devant le premier mouvement, A New Saga Begins qui, a mon sens ne comporte aucun défaut. C'est du rock bien rythmé et dynamique, enrobé d'un thème de style "musique traditionnelle" fort bien trouvé. Et, comme ce thème est d'inspiration celtique, le morceau a une touche un peu "Matmatah" très rafraîchissante. Pas étonnant que cette chanson ait été choisie (ou préméditée?) pour faire un single : c'est un pur tube en puissance.

 

Ajouté le 9 mars 2007 :

Mes impressions après 2 mois :

Et ben dis donc! Il m'en aura fallu du temps, cette fois-ci (plus d'un mois), pour rentrer dans un album de Rhapsody (ouais, "...Of Fire"!! je sais, ça va, maintenant!), mais maintenant c'est bon, je suis complètement imprégné de ces orchestrations et refrains massifs et sculpturaux et mon plaisir est renouvelé à chaque passage.
Certes, Triumph Or Agony n'est sans doute le meilleur opus du groupe, mais je m'en fous.
OK, cet album n'a pas été l'occasion pour Turilli et ses amis de faire progresser leur musique, mais je m'en tamponne les rouleaux. Ils réalisent comme des orfèvres ce qu'ils savent faire de mieux et ça me va bien, finalement.

Je reste juste un peu amer à l'écoute de Il Canto Del Vento et Silent Dream qui sonnent vachement varietoche quand même.
Heureusement que The Mysthic Prophecy Of The Demonknight, son imparable A New Saga Begins, son passage bien teinté death et ses ambiances cinématographiques vient rattraper dix fois ces deux petits dérapages.
Si j'avais une radio-blog, c'est ce morceau-fleuve subdivisé que je vous ferais écouter.
Faudra que j'en demande une pour mon anniversaire.
 

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