Jacques Brel - Enregistrement Public A L' Olympia 1964

Publié le par Fab de l'An Mil

Jacques Brel
 
Enregistrement Public A L'Olympia 1964
(1964)
1. AMSTERDAM – 2. LES TIMIDES – 3. LE DERNIER REPAS – 4. LES JARDINS DU CASINO – 5. LES VIEUX – 6. LES TOROS – 7. TANGO FUNÈBRE - 8. LE PLAT PAYS – 9. LES BONBONS – 10. MATHILDE - 11. LES BIGOTES - 12. LES BOURGEOIS - 13. JEF - 14. AU SUIVANT - 15. MADELEINE
Durée : 48’12
Prix/lieu d'achat : MLC merci les copains!
Dans la discothèque entre : Georges BRASSENS et  Grant Lee BUFFALO
 
Mes antécédents concernant l'artiste :
Pour mes antécédents "studio", merci de vous reporter à la chronique de l’album Les Bonbons.
Pour les antécédents "live", c'est Enregistrement Public A L' Olympia 1961.
 
Mes impressions :
Évidemment, je ne peux pas faire autrement que de comparer cet album avec celui qui porte pratiquement le même nom, à ceci près qu'il se termine par un 1 au lieu d'un 4.
Je commence donc par la pochette : celle-ci est largement mieux que la précédente. Elle nous montre un Brel songeur, les yeux dans le vague, le menton dans la main. Ça sent la grosse fatigue, ça. Commençerait-il, en 1964, à ne plus supporter le rythme infernal de ses tournées? Elle nous montre aussi une montre : heureusement, la mise au point fait qu'on ne pas en lire la marque; sinon, cette pochette aurait eu l'air d'être une pub pour horloger dans un magazine de droite.
 
En faisant roter le CD de 180°, je peux lire les titres des morceaux qui le composent. Parmi eux, j'identifie ceux que je n'ai pas encore découvert sur disque.
Amsterdam, que je connais par coeur (comme tout le monde) et que je m'étonne de ne voir sur aucun album studio de l'intégrale. Cette chanson mythique n'aurait-elle jamais été enregistrée en studio? Apparemment. Je savais pas. Les Timides, comme Jef, je connaissais déjà un peu, mais pas Les Jardins Du Casino, ni Tango Funèbre.
Tout ceci vient finalement étayer ma première thèse qui supposait qu'en cette époque où le capitalisme n'avait pas encore tout bouffé, les artistes et leurs éditeurs n'hésitaient pas à publier en version concert des morceaux encore inconnus sur disque.   
  
Une formule de play-list assez similaire à celle de 1961, donc.
Ici, par contre, le talent de Brel en scène n'est pas aussi évident que sur le précédent. Après plusieurs écoute, je me dis que cela vient de la prise de son "salle", que l'on peut bien qualifier de sale. En effet, les applaudissements paraissent lointains et peu fournis. Contrairement à l' Olympia 1961, on n'entend pas les réactions de l'assistance au cours des morceaux, alors que le Jacques sort quand même le grand jeu avec des petites (toutes petites certes) impros humoristiques et de magnifiques et puissants effets vocaux. La prise de son "scène", n'est pas non plus aussi bonne qu'en 61, je trouve.
   
Bref, la qualité technique de cet enregistrement, plus que celle des interprétations ou que le choix des morceaux, me fait dire que l'Olympia 1961 était un meilleur cru que l'Olympia 1964.
Avis aux néophytes qui seraient tentés par un petit Brel en concert. A moins qu'ils ne tiennent vraiment à avoir Amsterdam sur disque. Volonté qui se comprendrait aisément.

Publié dans Les disques "live"

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