Stratovarius - Fourth Dimension

Publié le par Fab de l'An Mil

Stratovarius

Fourth Dimension

(1995)

1. AGAINST THE WIND - 2. DISTANT SKIES - 3. GALAXIES - 4. WINTER - 5. STRATOVARIUS - 6. LORD OF THE WASTELAND - 7. 030366 - 8. NIGHTFALL - 9. WE HOLD THE KEY - 10. TWILIGHT SYMPHONY - 11. CALL OF THE WILDERNESS

Durée : 59'26

Prix / lieu d'achat : 14,03 € à la fnac

Dans la discotèque entre : The STOOGES et STRAY CATS

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

Vus en concert au Wacken Open Air le 2 août 2003.

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C'est encore mon ami Jérôme qui m'a fait découvrir ça à l'époque de l'album Infinite. Au début, je trouvais ça un peu trop "pompier" comme style de métal mais, après quelques écoutes, les riffs, évidents à écouter mais difficiles à inventer, et les mélodies, éclatantes et facilement mémorisables, se sont imposées à moi. Ajoutez à cela des arrangements finement ciselés avec force orchestrations (synthétiques ou acoustiques), et vous obtenez un disque superbe à entendre de la, disons, troisième à la dix-millième écoute.
Dans la foulée, j'ai suivi le groupe sur leurs albums Elements Part I et Elements Part II, sortis à quelques mois d'intervalle. C'est d'ailleurs un peu flippant de voir un groupe sortir ainsi deux albums jumeaux au lieu d'un double qui serait moins cher. C'est purement commercial et un peu gerbant. Mais bon, le propos n'est pas là, je dois quand même dire que j'ai trouvé que Stratovarius a atteint sur ces deux disques un niveau supérieur dans les domaines de la composition et des orchestrations, bénéficiant d'ailleurs de la présence d'un vrai orchestre symphonique sur plusieurs morceaux. Timo Tolkki et ses paincos sont sortis du champ du simple speed-metal mélodique pour nous livrer une musique hybride riche et universelle, penchant largement du côté de la symphonie. Et justifiant ainsi le nom du groupe. 

Et oui! Car est-ce que ce n'est pas tout simplement le plus beau nom de groupe du monde, "Stratovarius"? Marier ainsi les créations de deux des plus grand facteurs d'instruments de la musique ancienne et moderne, je trouve ça génial. D'ailleurs, la première fois que j'ai vu ce nom (Stratovarius), j'ai failli vomir tellement j'étais écoeuré de n' avoir pas pensé à ce jeu de mot, moi-même, plus tôt.

Bon, sans déconner. Après cela, ma disco de Strato est restée en stand by. Trop occupé par pleins d'autres choses, j'ai raté la sortie du dernier, éponyme, fin 2005. Mais ça faisait longtemps que je me disais qu'il fallait que je découvre leurs premiers albums.
Et, comme le rayon metal de la fnac de Lorient est tout pourri (cher et mal approvisionné), j'ai saisi la balle au bond et profité d'une des rares promos (et encore) disponibles pour enfin exaucer mon vieux voeu.

 

 

 

Pochettes, livrets, packaging... :

Pas grand chose à dire.
La pochette fait plus penser à un groupe de prog qu'à un groupe de metal (même pas une tête de mort qui traine).
A l'intérieur, le livret présente sobrement les paroles des chansons, et se termine par une photo ratée du groupe.

Place à la musique.

 

 

Mes impressions à la première écoute :

Visiblement, il y avait déjà en 1995 chez Stratovarius tous les ingrédients de la recette des années 2000 que je connais. Les chants mélopés de Kotipelto, la double pédale (mais pas partout), les envolées héroïques, et tout et tout.
Par contre, les sons de synthés sont particulièrement exécrables (surtout comparés aux vrais orchestres des derniers disques), et les solos font preuve de moins de virtuosité que ceux de ces derniers temps. Et en plus, le son est assez plat. Plus de dix ans, il serait peut-être temps de penser à un remastering...
Par ailleurs, cette première écoute ne m'a laissé entrevoir aucun trait de génie particulier. La machine Stratovarius était certes déjà bien huilée et tournait sans ratés, mais la créativité semble avoir un peu ignoré cet album.
Tout ceci semble vouloir signifier que le groupe a bien progressé durant ces dernières années. Je vais donc peut-être appréhender ce disque plus comme un document que comme une simple source de plaisir.

J'ai néanmoins noté quelques passages savoureux.
Le morceau Stratovarius constitue le traditonnel (il y en a en général un comme ça par album) instrumental pas trop long, hyper-speed et vachement mélodique. Ça fait un peu démonsatrion de force genre "Vous avez vu comment qu'on est virtuoses?", mais c'est toujours rafraîchissant.
Et 030366, malgré son titre pourrave, est plutôt atypique et franchement sympathique, avec son petit (juste ce qu'il faut) côté électronique. En plus, à un moment il y a un passage tout en martèlement sur un riff bien lourd qui donne le frisson. Ça vieillit peut-être un peu mal, comme musique, mais c'est tout de même bien agréable.

 

Ajouté le 8 novembre 2006 :

Mes impressions après 1 mois :

J'ai dit une petite bêtise l'autre jour à propos de la chanson Stratovarius : elle n'est pas spécialement courte, elle dure 6'22. Cependant, elle est constituée de deux parties : la première est très rapide et époustouflante de technique, la deuxième est plus atmosphérique. Mais la première partie ressemble fort à Phoenix sur Infinite, ou à Stratofortress sur Elements Part I.
De toute façon, j'ai réellement pris conscience à l'écoute de Fourth Dimension, que les albums de Stratovarius (du moins ceux que je connais) sont toujours construits plus ou moins de la même manière. On y trouve, surtout en début de disque, des morceaux franchement speed aux refrains imparables; d'autres plus slow avec des parties orchestrales développées; le fameux instru court et très rapide, et un morceau plus lent, long, épique et majestueux qui se termine toujours par un chorus de guitare très similaire d'un album à l'autre. Ce chorus a tendance à ressembler (c'est sur Infinite que c'est le plus flagrant) à celui de I Will Survive par Gloria Gaynor, celui-là même que l'équipe de France de foot avait adopté en 1998 (La  lala la la,  lala-lala-lala...). Ce morceau, assez atmosphérique finalement, est placé de préférence en avant-dernière position sur la play-list de l'album, la dernière place étant occupé par une petite douceur assez anecdotique genre arpèges de guitare qui fait office d'épilogue.

A part cela, en ce qui concerne Fourth Dimension en lui-même, je dois dire que je suis moins déçu que ce que j'avais craint au premier abord. Même si il est clair que cet album n'est certainement pas le meilleur qu'ait sorti Strato, leurs mélodies font tout de même mouche et leur virtuosité, bien qu'elle ne soit pas ici à son apogée, est la source de moments de réelle délectation. Dommage que le son immonde des parties de clavier vienne un peu gâcher tout ça.

  
Ajouté le 18 janvier 2007 :

Mes impressions après 2 mois :

Je reviens un petit peu vers une position proche de celle du doute de la première écoute.
En fait, ce qui frappe en premier sur ce disque, c'est sa mauvaise qualité de production. Puis,  à force de se plonger dans les mélodies et harmonies, toujours bien léchées même s'ils ont fait mieux ailleurs, des Timo et leurs amis, on finit par mettre un peu de côté cet aspect "technique du son". Par contre, une fois qu'on est devenu bien familier avec les compositions, et bien ce sont tous ces "défauts techniques" qui nous reviennent en pleine poire. Dommage.
Bref, comme on le dit depuis le début, cet album n'est certainement pas le meilleur de Stratovarius et puis c'est comme ça. Point barre.
 

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Alex la Baronne 30/10/2006 13:15

Tiens c'est marrant un de mes collègues est un fan absolu de ce groupe... Je n'ai jamais écouté mais à première vue, ce n'est pas trop mon genre :-) ! (sans vouloir tomber dans le préjugé primitif !)

Fab de l'An Mil 30/10/2006 15:04

Ah! ben faut aimer le pompier, c'est sûr...Et à voir les musiques que tu chroniques, il est vrai que lien n'est pas forcément évident. Mais on est quand même plusieurs à réussir à le faire sans trop forcer. Wolfmother, par exemple, ne doit pas être bien éloigné de Strato, dans le grand arbre généalogique du rock.
Et puis Stratovarius c'est pas trop violent (ça arrive même à plaire à nos copines) et ça peut être, pour un néophyte,  une bonne introduction au foisonnant monde du métal.

jerobinome 17/10/2006 22:58

Hey Fab
Tu n'as pas choisi le meilleur des meilleurs avec cet album (et tu l'as payé bien cher je trouve), mais je prends un certain plaisir à l'écouter de temps à autre.
L'album Visions (1997) est bien meilleur.

Fab de l'An Mil 18/10/2006 08:29

Oui, en avançant dans l'écoute, je me dis aussi que je ne n"ai sans doute pas choisi le meilleur. Mais j'arrive à en extraire certaines choses positives.

Chtif 13/10/2006 01:17

ah ! du nouveau chez le Fab !je n'écoute plus Strato, maintenant, mais on s'est quand même fait pas mal de scéances avinées à l'époque de "Paradise", "black diamond" and co !

Fab de l'An Mil 13/10/2006 08:29

Moi, j'écoute toujours un peu ce que j'ai écouté par le passé. (A part Chantal Goya, Carlos, Gold, Sabrina... faut pas déconner quand même). Mais je comprends que les formules récurrentes de Stratovarius aient fini par te lasser.C'est vrai que quand j'ouvre un CD de Strato, il y a toujours une petite odeur de houblon qui vient flotter dans l'air. Je ne connais pas encore Paradise ni Black Diamond (c'est pas aussi le titre d'une chanson de Kisss, ça, d'ailleurs?
Merci pour le comm.