David Bowie - Pinups

Publié le par Fab de l'An Mil

David Bowie

Pinups

(1973)

1. ROSALYN - 2. HERE COMES THE NIGHT - 3. I WISH YOU WOULD - 4. SEE EMILY PLAY - 5. EVERYTHING'S ALLRIGHT - 6. I CAN'T EXPLAIN - 7. FRIDAY ON MY MIND - 8. SORROW - 9. DON'T BRING ME DOWN - 10. SHAPES OF THINGS - 11. ANYWAY, ANYHOW, ANYWHERE - 12. WHERE HAVE ALL THE GOOD TIMES GONE

Durée : 33'54

Prix / lieu d'achat : 8,99 € à la fnac

Dans la discotèque entre : BLONDIE et Georges BRASSENS

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

Merci de vous reporter à la chronique de l'album Young Americans

 

Pochettes, livrets, packaging... :

Bon, faut bien le reconnaître, j'ai rarement vu une pochette de disque aussi moche. Bowie et sa comparse arborent un maquillage bizarre, sa coupe de cheveux "mullet" est devenue parfaitement ridicule et il ferait même un peu peur. Pis la façon d'écrire le titre en petit et en biais, comme ça, ça fait "faux album" genre pirate et ça donne pas envie d'acheter. Pourtant, la preuve, j'ai fini par mettre la main au porte-monnaie, mais c'est après m'être bien assuré que ce disque était issu de la discographie officielle et légale du chanteur. 

A l'intérieur du livret, on a que des photos et les renseigenements techniques d'usage sur les rééditions de Bowie. Non, les paroles des chansons ne figurent pas au menu. Sauf celles de Where Have All The Good Times Gone. Et pour cause, c'est la seule qui soit signée "Bowie". Et oui, toutes les autres sont des reprises.
Ça, je l'avais su, mais un peu oublié au moment de l'achat. Moi qui ne suis pas forcément un aficionado de la reprise en général, j'ai ressenti une légère déception à la redécouverte de cet état de fait.
En plus je ne connais aucun des morceaux présentés ici, c'est à peine si je  reconnais certains de leurs auteurs : Syd Barrett (avec Pink Floyd) pour See Emily Play, Townshend pour I Can't Explain, Vanda & Young (les tontons-producteurs d' AC/DC) pour Friday On My Mind et Townshend/Daltrey (2 fois les Who!), pour Anyway,Anyhow,Anywhere.

C'est donc pas très motivé que je place le CD dans le lecteur, mais bon, on va bien voir...

   

Mes impressions à la première écoute :

Je m'attendais donc à un album de reprises réalisé vite fait sur le gaz juste pour honorer avec le moins d'efforts possibles les termes d'un contrat signé avec EMI. Ou genre.
Et bien cette première écoute a été une sacré bonne surprise! Les morceaux sont variés (surtout des vieux rocks riffeux et des blues) et leurs interprétations sont très créatives et énergiques. David Bowie s'emploie à adopter pour chaque piste un timbre de voix différent afin de mieux s'inscrire dans le contexte musical des chansons qu'il reprend. La motivation qui l'a mu dans cet exercice de style particulier transpire par chaque pore de la partition, et c'est bien agréable à entendre.
See Emily Play, en particulier, m'a paru fort plaisant : je l'ai trouvé moins sombre et plus accessible que ce que je peux me rappeler de l'original, que je n'ai pas écouté souvent.
J'ai aussi été interpellé sur ce disque par quelques accents punk en avance sur l'histoire, dans I Wish You Would et Anyway,Anyhow,Anywhere.

Tout cela me promet du bon temps pour les deux mois à venir.
J'suis content.

 

Ajouté le 1er novembre 2006 :

Mes impressions après 1 mois :

C'est su-per !
J'avais en effet bien appréhendé cet album le mois dernier. Je ne sais pas trop quoi dire de plus, sinon confirmer que chaque écoute de ce disque m'apporte un nouveau lot de jolies découvertes doublé d'un plaisir simple et direct.
Pinups, c'est comme du bonbon acidulé : c'est bon dès le premier, et on est toujours pas écoeuré quand on a terminé le paquet. Miam!

 

Ajouté le 30 novembre 2006 :

Mes impressions après 2 mois :

Et non, je ne me suis pas du tout lassé de ce Pinups.
Le grand soin qui a été apporté à la réalisation de ce disque, le choix des morceaux repris (aucun véritable hit, mais que des belles compositions rock), et l'énergie maîtrisée que dégage ce disque, font que j'aurais regretté de ne pas l'avoir dans ma discothèque.
Ce sont des bonnes surprises comme cela qui vous donnent l'envie de continuer à découvrir l'histoire du rock'n'roll.

Et s'il fallait choisir deux morceaux pour illustrer le mieux l'esprit de cet album merveilleux, j'opterais sans trop hésiter pour See Emily Play et pour Friday On My Mind.
 

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kfig 29/11/2007 23:10

J'apprécie beaucoup cet album de reprises de Bowie, je te rassure, moi non plus je ne connaissais quasiment pas les originaux lorsque je l'ai découvert (depuis j'ai eu le temps de les écouter à peu près tous, certains sont totalement oubliés...).

J'aime particulièrement des titres comme "Sorrow", "Here Comes The Night" et "Friday On My Mind" et en tant que fan de Brel, tu as sûrement du apprécier "Amsterdam" (face B d'un 45T de Bowie sorti à l'époque) j'imagine ?

Fab de l'An Mil 29/11/2007 23:18

Ah non! Je ne savais pas que Bowie avait repris Amsterdam. Merci de me l'apprendre. Faut dire aussi que je ne suis pas fan de Brel ni de Bowie, mais juste un grand admirateur de leur oeuvre ;-)Sinon, merci de me rassurer quant à mon ignorance ;-)Et, pour finir, moi aussi je kiffe très fort ce Pinups, il est devenu pour moi la référence en matière d'album de reprises (faut dire que j'en ai pas des masses non plus). Dans le même genre, je vais prochainement mettre le dernier Patti Smith sur ma platine; on va voir si la mamie-rock tient la comparaison.

Eric (Planetgong) 14/12/2006 13:05

Ca me donne envie de le réécouter, tiens. J'avais eu beaucoup de mal avec la version "choeurs de l'armée rouge" de "See Emily Play" la première fois. Peut-être qu'en le réécoutant...
"Friday On My Mind" est en fait une chanson des Easybeats, groupe australien des années soixante (y a moyen de voir une vidéo de cette chanson sur Youtube : http://www.youtube.com/watch?v=G7hwBp5w8RA)
En fait, un des guitariste des Easybeats était George Young (grand-frère d'Angus et Malcolm Young d'AC/DC) et l'autre était Harry Vanda, producteur des premiers albums d'AC/DC. Voila pourquoi la chanson est signée Young/Vanda.
Par contre, je dois faire un petit rectificatif : "Where Have All The Good Times Gone" est une chanson des Kinks, écrite par l'immense Ray Davies. J'invite tout le monde à se procurer l'intégralité de leur répertoire allant de 1964 à 1969 - ils font presque jeu égal avec les Beatles et mettent les Stones minables.
Les Yardbirds, Them, les Pretty Things, les Who, les Kinks et Pink Floyd ca fait quand même partie des grands des années soixante - une fois qu'on commence à entrer dans leur répertoire, on en devient fou!
Je vais aller me réécouter Pin-Ups, moi....

Fab de l'An Mil 18/12/2006 10:29

Wouh!! Ça c'est du commentaire!!!
Merci pour toutes tes précisions. il va en effet falloir que j'ajoute quelques petites modifications à mon article.
Pour les Kinks, tu as sans doute raison, il va falloir que je m'y mette sérieusement aussi.