Judas Priest - Sin After Sin

Publié le par Fab de.

Judas Priest

Sin After Sin

(1977)

1. SINNER - 2. DIAMONDS AND RUST - 3. STARBREAKER - 4. LAST ROSE OF SUMMER - 5. LET US PREY / CALL FOR THE PRIEST - 6. RAW DEAL - 7. HERE COME THE TEARS - 8. DISSIDENT AGRESSOR - Bonus tracks : 9. RACE WITH THE DEVIL - 10. JAWBREAKER

Durée : 47'46.

Prix/lieu d'achat : J'ai pas gardé le ticket : pas trop cher je pense, peut-être dans les 13€. A la FNAC, si ma mémoire est bonne.

Dans la discothèque entre : JOY DIVISION et JULIETTE

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

La première fois que j'ai entendu parlé de Judas Priest, ça devait être il y a quelque chose comme 10 ans dans un épisode de Beavis & Butthead, la désopilante et punky série animée qu'on pouvait voir à l'époque sur MTV. Beavis et Butthead sont deux sales branleurs débiles profonds à qui il arrive les aventures les plus trash, et à chaque épisode les scénaristes se débrouillent pour inclure un extrait d'un clip vidéo kitch des années 80. Et dans l'épisode dont je me souviens, c'était un clip de Judas Priest. Evidemment. Sinon j'aurais pas parlé de ça ici. Je ne saurais pas dire quelle chanson c'était, mais ça représentatit des jambes vêtues de jean (ou de cuir) qui marchaient sur un trottoir goudronné, mais en feu. Y'avait du feu dans le bas du froc du mec qui marchait. Véridique. Mais c'était pas du feu qui brûlait. C'était du feu filmé dans un foyer quelconque et ajouté au plan principal par superposition d'images. Et c'était à peu près aussi mal fait qu'un trucage de Spectroman. Les deux sales gosses, voyant ça poussaient des "wwwaaahhh" d'admiration en exorbitant leurs yeux de fascination. Je me rappelle avoir bien rigolé, même si je n'avais pas retenu grand chose de la musique, sinon le nom du groupe.

Quelques années plus tard, quand j'étais étudiant, mon binôme d'IUT, et toujours grand ami, Jérôme avait voulu découvrir Judas Priest en achetant l'album British Steel. Il a accroché grave, et il nous passait souvent le titre Breaking The Law avec son refrain de voyous "♫ Breaking the law-Breaking the law ♫" que nous reprenions en choeur quand nous commettions de petites illégalités comme gruger dans le bus ou au RU.

C'est lui aussi qui m'a tané pour que je me mette à JP. Alors, au bout de quelques temps j'ai cédé et me suis procuré le disque Stained Class que j'ai bien aimé malgré quelques similitudes (j'ai trouvé) avec les travaux de Scorpions de la même époque. Puis mon pote Jéjé m'a offert l'excellent British Steel avec sa célèbre lame de rasoir en pochette. J'ai alors décidé de prendre la chose au sérieux et de commencer par le début (de la coillection Columbia, du moins) en me farcissant Sin After Sin.

 

Mes impressions à la première écoute :

Là, je me livre à une première sur ce blog, je vais chroniquer vraiment en direct-live au moment-même ou j'écoute le disque. D'habitude, je le fais de mémoire le soir suivant, ou même le lendemain . Au début, même, je faisais la chronique "première écoute" alors que j'avais déjà entendu le disque 2 ou 3 fois.

Tout premier feeling : je trouve le son un peu trop terne, et la voix de Rob Halford pas aussi stridente qu'à l'habitude.

  • Sinner : c'est un morceau rapide divisé en 2 parties. La première est plutôt basique et sans imagination avec un riff répétitif sympa mais sans plus. La deuxième partie est plus planante avec une voix plus expressive, elle est aussi plus inspirée instrumentalement.
  • Diamonds and Rust : C'est une reprise de Joan Baez (véridique).Le démarrage est un rock classique genre générique de série TV. La suite est à l'avenant. Je me demandais aussi comment on aurait pu faire du hard rock à partir de Joan Baez. Ce morceau offre donc un intérêt limité au premier abord.
  • Starbreaker : On a ici un rythme soutenu et strict genre road song. Les couplets sont d'une facture courante et le refrain peu percutant. Par contre, le pont est plus nerveux notamment grâce à un solo rafraîchiissant et réjouissant de par le sentiment de motivation-du-gratteux qui en émane.
  • Last Rose Of Summer : C'est un slow comme le laissait présager le titre. Très académique.
  • Let Us Prey/Call For The Priest : L'intro (Let Us Prey) chorale fait penser à du Yes, puis un démarrage brutal sur les chapeaux de roues nous précipite dans le vif du sujet (Call For The Priest). La vitesse et l'énergie émanant de ce morceaux me le rendent particulièrement sympathique. Il était temps !
  • Raw Deal : Là, j'ai été un peu déconcentré dans mon écoute. Il me paraît pourtant être un morceau intéressant.
  • Here Come The Tears : Judas Priest donne ici dans le genre planant avec rythme itératif sur un tempo moyen. Intéressant aussi.
  • Dissident agressor : Ha ! Voilà un morceau avec de la construction. Ça devrait être bien aussi.
  • Race With The Devil : Putain de killer riff !!  Waouh !! Servant de support à un chant hargneux et une partie de guitare fort inspirée. Qu'est-ce que ça fout en bonus track, un morceau comme ça ?!?!
  • Jawbreaker : J'ai été déconcentré aussi. Ça a l'air d'être du bon rock.

Conclusion : malgré un démarrage assez fade, ce disque semble délivrer sa richesse à partir du cinquième morceau seulement. Ouf ! J'ai eu peur au début !

 

Ajouté le 4 juillet 2005 :

Mes impressions après 1 mois :

Bizarrement, je ressens maintenant plus d'uniformité dans ce disque. A part le décevant Diamonds And Rust, je le trouve d'une qualité plutôt égale, finalement. Oh! C'est sans doute pas le meilleur album du groupe, mais ça se laisse écouter avec plaisir. Du bon hard-rock quoi!

 

Ajouté le 23 août 2005 :

Mes impressions après 2 mois :

Je confirme : du bon. Mais sans plus. J'ai pas réussi à m'extasier à fond à l'écoute de ce disque. Ça vient peut-être de moi, je sais pas. Ou peut-être aussi qu'il manque à cet album un je-ne-sais-quoi de petit coup de patte de génie qui ferait que...

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Grisé 26/07/2008 09:20

J'ai découvert cet album au début des années 90. A cette époque, je ne connaissais que le Priest pur et dur des années 80 et le Painkiller de 1990. Je m'attendais à un disque mineur... Or ce Sin After Sin s'est révélé être l'un de mes Priest préférés de tous les temps, notamment en raison de son ancrage dans les seventies (période que j'adore) et de l'ambiance empreinte d'ésotérisme qui s'en dégage. Ce groupe n'est jamais aussi bon que lorsqu'il soigne les atmosphères, ce qui est le cas ici.

Fab de l'An Mil 28/07/2008 23:02


Ah oui, tiens, intéressante reflexion!
Faudra que j'essaie de le réécouter avec cette oreille, à l'occasion.