Elvis Presley - Elvis Presley

Publié le par Fab de l'An Mil

Elvis Presley

Elvis Presley

(1956)

1. BLUE SUEDE SHOES - 2. I'M COUNTING ON YOU - 3. I GOT A WOMAN - 4. ONE-SIDED LOVE AFFAIR - 5. I LOVE YOU BECAUSE - 6. JUST BECAUSE - 7. TUTTI FRUTTI - 8. TRYING TO GET TO YOU - 9. I'M GONNA SIT RIGHT DOWN AND CRY (OVER YOU) - 10. I'LL NEVER LET YOU GO (LITTLE DARLIN') - 11.BLUE MOON - 12. MONEY HONEY - Bonus Tracks : 13. HEARTBREAK HOTEL - 14. I WAS THE ONE - 15. LAWDY,MISS CLAWDY - 16. SHAKE, RATTLE AND ROLL - 17. MY BABY LEFT ME - 18. I WANT YOU, I NEED YOU, I LOVE YOU

Durée : 42'59

Prix / lieu d'achat : 8,99 € à la fnac

Dans la discotèque entre : Iggy POP et The PRETTY THINGS

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

Comme, je pense, tout le monde, je ne me rappelle absolument pas de la première fois où j'ai entendu parler d' Elvis Presley. Ce personnage est devenu tellement évident et universel au sein de la culture populaire occidentale moderne, qu'on doit tous avoir l'impression de le connaître depuis la naissance.

D'autre part, j'ai toujours beaucoup apprècié les vieux rock fifties. Les womp-bop-a-lomp-bop et compagnie m'ont toujours fait vibrer l'âme et le corps. Alors forcément, je m'intéresse aux disques des pionniers de cette époque à qui tant de monde doit tant.
Je n'ai jamais été un fan inconditionnel du personnage Elvis, et les dérives mercantiles de la deuxième partie de sa carrière ont tendance à m'écoeurer plus qu'autre chose. Mais ses prestations aux premières heures du rock'n'roll sont si capitales et tellement remplies d'énergie que je ne boude jamais mon plaisir à l'écoute d'un Presley première époque.

Malheureusement, comme j'en ai déjà parlé dans une précédente chronique sur Little Richard, les discographies des premiers rockers sont souvent assez brouillonnes. Alors, quand paraissent des rééditions d'albums à l'aspect cohérent tels qu'ils ont pu être publiés en leur temps, je crains moins de me faire avoir avec une mauvaise compilation, et je n'hésite plus à mettre la main au porte-monnaie.

 

Pochettes, livrets, packaging... :

Un texte explicatif (en anglais, bien sûr), si du moins je l'ai bien compris, m'apprend  que cet album est le premier qu'Elvis ait publié alors qu'il venait de quitter les disques Sun pour signer chez RCA. Un vrai album, dis donc! Pas une compilation de singles comme cela se faisait énormément à l'époque. Quelle chance pour moi et ma psychorigidité de collectionneur de bazar.

Le présent objet est une réédition datée de 2005. Le chiche livret de 8 pages, outre le texte précédemment cité, nous offre à admirer quelques photos noir et blanc du King, ainsi que la liste des morceaux du disque, leurs durées et leurs auteurs (j'aime avoir ce genre d'informations, surtout à une époque où les reprises étaient légion).

Mais ce serait une grande faute de ma part de passer outre la mythique pochette de ce disque qui, comme chacun sait, a servi de modèle au London Calling des Clash. Hommage ou plagiat, d'ailleurs? Je ne saurais répondre...
Il faut se replacer dans le contexte de l'époque. Les pochettes de disque, dans les années cinquante, étaient souvent composées d'un portrait de la vedette entouré de la liste exhaustive des morceaux, voire de quelques autres renseignements, généralement à vocation publicitaire. Ici, on a l'impression qu'un certain souci artistique ait tarabusté les concepteurs graphiques. Le chanteur n'est pas présenté bien maquillé dans un sage portrait, mais nous apparait en pleine action, bouche béante et yeux fermés, semblant vouloir faire sonner sa guitare le plus fort possible. Son nom est présenté en gros et en couleurs vives, contrastant sur le monochrome, et la maquette est originale ("Elvis" en vertical sur le côté, au dessus de "Presley" placé au plus bas de la page). Bref, on sent qu'il y a eu là un vrai travail de démarcation. Désormais, les pochettes des disques de rock auront une importance. Elle serviront de repères aux acheteurs en leurs évitant les contrefaçons, elles permettront aux groupes de mieux affirmer leur identité, elles seront des signes de reconaissance entre les fans, elles alimenteront de nombreuses légendes, elles permettront de créer des liens entre la musique et les arts graphiques, etc.  

 

Mes impressions à la première écoute :

Ça commence par le fameux "There's one for the money, two for the show", un vrai bonheur! C'est vraiment quelque-chose le rock'n'roll des débuts! C'est simplissime mais ça fout toujours la banane 50 ans après et malgré des centaines d'écoutes.
Et il y en a plein le disque, des morceaux à se dandiner comme Blue Suede Shoes. Bon, certains slows dégoulinants comme I'm Counting On You me gâchent un petit peu la fête et, même si ce disque fait aujourd'hui un peu easy-listening, je sais que je ne me lasserai jamais d'une telle musique.

Bon, faut dire aussi que je connaissais déjà (pas forcément par Elvis) Blue Suede Shoes, I Got A Woman, Tutti Frutti, I'm Gonna Sit Right Down And Cry, Heartbreak Hotel, Shake, Rattle And Roll et My Baby Left Me qui est en fait une resucée de That's Allright avec d'autres paroles. 

Je n'aborde donc pas ce disque avec l'espoir d'aller de découverte en émerveillement au cours des deux mois à venir, je vais juste me contenter de prendre un naïf plaisir à l'écoute de chansons à la simplicité universelle et à l'énergie communicative.

 

Ajouté le 3 octobre 2006 :

Mes impressions après 1 mois :

Oui, c'est ça : du pur bonheur.
En m'y habituant, j'arrive même à apprécier ces guimauves qui avaient tendance à m'écoeurer au début.
Si c'est pas beau, ça ?

 

Ajouté le 13 novembre 2006 :

Mes impressions après 2 mois :

Que dire de plus? La perfection, c'est la perfection. C'est tout.
Si, que les sucreries comme I'm Counting On You, I Love You Because ou I'll Never Let You Go (Little Darlin'), je les apprècie toujours un peu, mais plutôt au second degré désormais, et qu'un troisième mois d'écoute les aurait sans doute bannies de mon estime.
Si je devais retenir un seul morceau de ce disque? Ce serait déjà vachement dur, mais ce serait sans doute I'm Gonna Sit Right Down And Cry (Over You) pour son énergie difficilement contenue et son interprétation toute en finesse.

Elvis is great, man.

 

Commenter cet article

G.T. 06/03/2007 20:00

Je suis en train de lire un bouquin sur le rock 50's et on n'imagine pas forcément à quel point ça a été une révolution. Evidemment, c'est Elvis qui l'a au mieux incarné. Il était le fantasme ultime. Lors de ses concerts, les "écolières modèles" devenaient "folles hystériques", elles étaient dans un tel état d'excitation qu'elles en venaient même à casser les pieds des chaises pour se... enfin, tu m'as compris... bref, c'était la folie totale...
  

Fab de l'An Mil 06/03/2007 21:34

Merci G.T. pour cette anecdote que, jusqu'alors, j'ignorais.C'est assez troublant...Bon. Il se fait tard, je vais aller me touch coucher, moi.A la proch'

Chtif 03/09/2006 22:24

enfin, le retour de Fab !A très bientôt !

Fab de l'An Mil 03/09/2006 22:27

Ben, j'suis content de voir que ça fait plaisir à quelqu'un!  :D
(Sympa pour Elvis...)