Herbie Hancock - The Prisoner

Publié le par Fab de l'An Mil

Herbie Hancock

The Prisoner

(1969)

1. I HAVE A DREAM - 2. THE PRISONER - 3. FIREWATER - 4. HE WHO LIVES IN FEAR - 5. PROMISE OH THE SUN - Bonus Tracks : 6. THE PRISONER (Alternative take) - 7. FIREWATER (Alternative take)

Durée : 55'39

Prix / lieu d'achat : 12,65 € à la fnac

Dans la discotèque entre : HALFORD et Gene HARRIS

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

Pendant longtemps, le jazz n'a pas été du tout ma tasse de thé. Mais j'ai toujours néanmoins été fasciné par ce genre musical qui a tenu dans ses rangs des musiciens parmi les meilleurs du monde et admirés des amateurs de tous styles.
Alors, depuis quelques temps, j'ai décidé de ne pas mourir complètement ignorant et sans avoir pu jouir de tous les plaisirs de cette Terre, alors je me suis mis à vouloir découvrir le jazz.
C'est la chanson de Gainsbourg Quand Mon 6.35 Me Fait Les Yeux Doux qui a créé le déclic il y a quelques mois et, quand j'ai désiré acquérir de ce genre de musique à longueur d'album, je me suis adressé à un disquaire spécialisé qui, sans connaître le morceau de Gainsbourg, m'a dit : "Vous pourriez peut-être retrouver ce style de jazz dans l'oeuvre d'Herbie Hancock période sixties", puis il m'a refilé un double album de Gene Harris, que j'ai pas mal kiffé, d'ailleurs.

Et puis Herbie Hancock, ces temps-ci, je l'entends cité en référence par tout le monde, des jazzeux, des rockeux, des popeux, des hip-hopppeux.
Malheureusement, je ne connais rien de sa discographie, alors, me fiant aux indications de mon disquaire spécialisé préféré, je consulte les dates et les prix aux culs des CD, et je choisi un peu pifomètriquement trois disques de Hancock. Ben oui, vu que je sais pas trop ce que j'achète, et comme j'ai cru comprendre que le personnage a touché à plusieurs styles différents au cours de sa carrière, j'ai eu peur d'être déçu par un album mal choisi, et donc de ne plus y revenir. J'ai donc prévu de pouvoir mettre deux disques en hors collection.

Parmi ces trois oeuvres, j'ai décidé de commencer ma découverte par la plus ancienne de celles que j'ai acquises. The Prisoner date de 1969, et je crois savoir qu'Herbie a sorti son premier album solo en 1963 et qu'il a définitivement quitté la formation de Miles Davis en 1965.

 

Pochettes, livrets, packaging... :

La couverture est bien raccord avec la date de parution de l'enregistrement. La maquette, futuriste pour l'époque, est aujourd'hui evidemment ringarde au plus au point. De plus, des fausses taches de nicotine pré-imprimées, donnent l'impression qu'un DJ tabagique a déjà manipulé ce disque moult fois et renforcent ainsi le sentiment de vieillotterie.

Comme nous sommes ici en présence d'une édition remasterisée en 1999, nous avons droit a de très longs textes écrits tout petit (et en anglais, évidemment) que je n'ai pas encore eu la force de lire.
Et puis quelques portraits en noir et blanc, tout a fait dans l'esprit piano-bar. 

 

Mes impressions à la première écoute :

Bon. Tous les ingrédients sont là. Basse, batterie, piano, instruments à vents, musicos super techniques. Oui, mais c'est pas encore Quand Mon 6.35... Même si la rythmique est très riche, elle est aussi plus lente et plus feutrée. Pas de coups de caisse claire qui pètent dans l'atmosphére comme chez Gainsbourg.
Ben oui, du coup, tout cela à un petit côté "musique de supermarché" (pardon aux puristes) ou de restaurant.
Heureusement, des fois, il y a des petits solos de flûtes aigus qui m'ont fait penser à la musique de Capitaine Flam (pas le générique, mais les musiques du cours des épidodes). Superbe référence culturelle. J'avais découvert ça, il y a 3 ans environs, quand ma soeur m'avait offert l'intégrale du Capitaine en DVD, que l'accompagnement musical du dessin animé était vachement jazzy.
Ceci m'a aidé à prendre conscience, lors de cette première écoute, de la qualité des interprétations de la richesse mélodique potentielle de ce The Prisoner. Je ne vais donc pas le mettre en hors collection. Mais de justesse.Je vais essayer de m'y accrocher pendant deux mois et tenter d'en extraire quelque-chose d'acceptable pour mon oreille un peu rustre.
J'entends au loin Herbie Hancock qui soupire de soulagement. Il peut remercier ma soeur et le Capitaine Flam...

 

Ajouté le 1er octobre 2006 :

Mes impressions après 1 mois :

C'est difficile, les amis. C'est difficile.

Certes cette musique est très riche, et j'aime les musiques riches. Mais là, mon oreille est tellement peu habituée à ce style que j'ai beaucoup de mal à prendre du plaisir à son écoute. Je ne fais pas trop de différence entre les morceaux, et je suis tout le temps obligé de regarder le compteur de mon lecteur pour savoir quand il change de piste.
Il n'y a guère que le morceau-titre The Prisoner qui sorte un peu du lot : il est plus rapide et plus énervé que les autres et il contient un petit thème bien accrocheur.

Je dois quand même avouer que je parviens, en me concentrant beaucoup, à me délecter parfois de certains solos, mais dans l'ensemble, j'ai du mal.
Mais je ne me décourage pas : j'ai encore un mois devant moi, je peux encore trouver la voix.
D'ailleurs Lao-Tseu l'a dit : c'est indipensable.
 

Ajouté le 3 novembre 2006 :

Mes impressions après 2 mois :

Ce deuxième mois n'a pas été iuntile. En le connaissant mieux, je me sens plus à l'aise dans ce disque. je me surprends même à siffloter certaines phrases, de temps en temps. Et je sais reconnaître les thèmes qui me permettent d'identifier les morceaux. Et maintenant, je ne sais plus si mon préféré est le rapide The Prisoner ou le plus inspiré I Have A Dream.

Mais, finalement, ce jazz-là m'est d'un accès bien moins direct que celui de Gene Harris, et je n'ai pas réussi à trouver l'extase que, je pense, les vrais amateurs éclairés peuvent atteindre à l'écoute d'une telle oeuvre.
J'espère donc que cette tentative un peu vaine de découverte de cet album me servira au moins de base pour l'écoute des autres disques d' Hancock que j'ai en réserve.

 

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