Buzzcocks - Flat-Pack Philosophy

Publié le par Fab de l'An Mil

Buzzcocks

Flat-Pack Philopsophy

(2006)

1. FLAT-PACK PHILOPSOHY - 2. WISH I NEVER LOVED YOU - 3. SELL YOU EVERYTHING - 4. RECONCILIATION - 5. I DON'T EXIST - 6. SOUL SURVIVOR - 7. GOD, WHAT HAVE I DONE - 8. CREDIT - 9. BIG BROTHER WHEELS - 10. DREAMIN' - 11. SOUND OF A GUN - 12. LOOK AT YOU NOW - 13. I'VE HAD ENOUGH - 14. BETWEEN HEAVEN AND HELL

Durée : 36'38

Prix / lieu d'achat : 11,10 € sur amazon.fr

Dans la discotèque entre : Kate BUSH et The BYRDS

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

Buzzcocks : voilà encore un nom que je retrouvais souvent dans la littérature traitant de l'histoire du rock, et dont je ne connaissais rien d'autre. Un jour, je me suis acheté, au supermarché, une compilation punk pas cher. J'aime bien ce genre de formule de disque, pour découvrir des groupes. Dans cette compile, j'ai été subjugué par l'excellent et incontournable Ever Fallen In Love (With Someone You Shouldn't've) des Buzzcocks. Dès que l'occasion s'est présentée, j'ai donc fait l'acquisition de Lovebites (1978), l'album qui porte ce tube. Et là, je me suis rendu compte tout de suite que les Pixies n'avaient pas inventé tant de choses que ça, finalement. J'ai ensuite investi dans l'album-frère Another Music In A Different Kitchen. Sur ces 2 disques, les Buzzcocks délivrent un punk-rock novateur et un peu intello, mais sans concession. Puis ils ont sorti un ou deux albums, un peu plus oscurs pour moi, parce que je les ai pas, et puis ils ont plus ou moins arrêté leur activité.
Jusqu'à 2003, qui vit la reformation du groupe (fut-il jamais vraiment séparé?) et la sortie d'un nouvel album sans titre (ou éponyme, comme tu veux). Ce disque m'a filé une vértitable claque dans les portugaises : les papys du punk, plus roots qu'à leurs débuts, poussant le tempo, la disto et les riffs, donnaient sur ce disque une leçon de rock à tous les jeunes ambitieux du neo-punk.
C'était donc avec une certaine impatience que j'attendais la prochaine livraison de ce groupe sans équivalent.

   

Pochettes, livrets, packaging... :

Humour : en référence au titre de l'album, la pochette présente, sur fond de papier kraft, un assemblage de différents logos et idéogrammes que l'on peut rencontrer sur tous les emballages cartonnés du monde et de Navarre.
Après, on déplie le livret en quatre pour en faire un mini-poster qui nous offre les textes des chansons (écrits bien petit) et quelques références. Et c'est tout. On a donc plus qu'à se tourner vers le contenu musical du disque.
 

 

Mes impressions à la première écoute :

Cet album est bien moins virulent que son prédecesseur, et c'est peut-être dommage.
Quelques sonorités rappellant le Buzzcocks de la grande époque viennent relever une relative platitude générale. Le groupe tenterait-il ici un retour aux sources?
En tout cas, je n'ai pas trouvé, lors de cette première écoute, de quoi fouetter un chat. Et je crains que la suite ne me donne rien de mieux. A voir.

 

Ajouté le 4 août 2006 :

Mes impressions après 1 mois :

Et bien, j'avais complètement tort.
Ce qui, je pense,  m'a surtout dérouté lors de la première écoute, c'est une certaine acalmie au niveau vitesse d'exécution par rapport au précédent album, certes, mais surtout une production bien différente. En effet, sur ce Flat-Pack Philosophy, les guitares sont beaucoup moins mises en avant et laissent leur place à plus de voix. Mais les riffs sont toujours bien là, et toujours aussi époustouflant de géniale évidence, et les mélodies des refrains vous poursuivent sans peine jusqu'au lendemain matin. Cet album est donc bien encore un très bon album de rock.

Avec une nuance, toutefois.
Je n'avais pas remarqué, lors de ma première analyse de la pochette, que les morceaux de cet opus sont signés soit de Pete Shelley tout seul, soit intégralement par Steve Diggle. Et les chansons de chacun sont éditées sur un label différent (leurs propres et respectifs labels, j'imagine). Voyant cela, on peut déduire que la réunion des Buzzcocks n'a pas dû être une mince affaire, et je croirais sans peine qu'une kirielle d'avocats et autre légistes aient dû mettre leur grain de sel dans cette histoire. On peut supposer aussi que la reformation des Buzzcocks ne serait en fait qu'un partenariat entre deux anciens amis restés en froid et qui auraient trouvé là, en faisant revivre un nom mythique, un moyen de faire décoller des carrières solo bien embourbées. Mais bon, je ne me suis pas documenté sur la question, je dis ça comme ça; je peux complètement me gourrer.

Tout ça pour dire que moi, ce sont les chansons de Steve Diggle (les moins nombreuses) : Sell You Everything, Soul Survivor, Big Brother Wheels, Sound Of A Gun et Between Heaven And Hell que je préfère. Les riffs sont taillés au burin, les rythmiques sont plus abruptes, les tempos  plus rapides. Diggle sait aller à l'essentiel en nous livrant un rock brut, sobre et posé.
Les morceaux de Shelley sont bons aussi, plus variés et un chouïa plus lents, ils sont plus pop, plus accrocheurs mais lassent plus vite aussi. Par contre, les mélodies de ses refrains ne sont pas dénuées d'un certain génie, mais c'est leur douceur qui me laisse régulièrement un peu de miel au creux des oreilles lorsque je me réveille le matin (I've Had Enough, I Don't Exist...).

 

Ajouté le 6 octobre 2006 :

Mes impressions après 2 mois :

Les chansons de Diggle (Soul Survivor en particulier) ont finalement un peu pris le dessus dans mes humeurs du matin sur celles de Shelley. C'est bon signe, je trouve. Pour moi et pour les Buzzcocks.

Toutefois, je suis en mesure de dire que l'album, dans son intégralité, est encore une vraie réussite signée Buzzcocks. Dommage qu'ils aient mis un peu la pédale douce au niveau production, mais je me contente largement de ce qu'ils nous livrent ici. C'est la grande gentillesse du son qui donne à ce disque un côté un peu pop. Mais, si on revient quelques années arrières, on se rendra compte qu'avant le milieu des années 1990, les groupes dits de pop-music n'utilisaient pas vraiment les fonctions distorsion ni saturation de leurs guitares. Ce n'est qu'à partir de l'arrivée sur le marché de formations comme Oasis (dites moi si je me trompe) que la pop s'est entichée de sonorités punky en posant ses mélodies entêtantes sur des accords bruyants. Du coup, en 2006, forcément, du punk fabriqué "à l'ancienne" fait plus penser au passé musical récent qu'à l' Histoire.

 

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