Frank Black And The Catholics - Black Letter Days

Publié le par Fab de l'An Mil

Frank Black And The Catholics

Black Letter Days

(2002)

1. THE BLACK RIDER - 2. CALIFORNIA BOUND - 3. CHIP AWAY BOY - 4. COLD HEART OF STONE - 5. BLACK LETTER DAY - 6. VALENTINE AND GARUDA - 7. HOW YOU WENT SO FAR - 8. END OF MILES - 9. 1826 - 10. THE FAREWELL BEND - 11. SOUTHBOUND BEVY - 12. I WILL RUN AFTER YOU - 13. TRUE BLUE - 14. JANE THE QUEEN OF LOVE - 15. JET BLACK RIVER - 16. 21 REASONS - 17. WHISPERING WEEDS - 18. THE BLACK RIDER

Durée : 65'24

Prix / lieu d'achat : 8,99 € sur amazon.fr

Dans la discotèque entre : BÉRURIER NOIR et BLACK SABBATH

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

Vu en concert au Festival Rock'n'Solex à Rennes le 14/05/99.

Eh!
Devinez c'est qui qui m'a fait découvrir Frank Black? Ben oui, c'est encore mon copain Jérôme. En 1995, à l'époque du tube Headache, il m'avait fait une copie-cassette illégale de l'album Teenager Of The Year. Je m'étais vraiment forcé pour apprendre à aimer cette musique plutôt bruyante et à laquelle je n'étais pas habitué. Mais, à force de persévérance, j'ai fini par devenir un grand amateur de Black Francis.
Dans la foulée, je me suis mis à découvrir aussi les Pixies, que j'avais complètement raté du temps de leur gloire, et j'ai suivi tant que possible la discographie solo, et plutôt éclectique, de l'imposant monsieur. Je dis "tant que possible" parce que, ces dernières années, Frank Black et ses Catholics (dont je réprouve l'appellation) a été assez pisse-copie dans son genre. Sortant un album tous les ans, au pire tous les deux ans. C'est un rythme un peu trop soutenu pour moi et ma méthode d'écoute de la musique. Alors, forcément, j'ai loupé plusieurs sorties d'albums. Je profite donc aujourd'hui d'une promotion commerciale pour tenter de rattraper mon retard.

Ah oui! Une petite anecdote sympa. Lors du festival Rock'n'Solex 1999, avec mon pote Jérôme (encore lui), ma bonne amie,  et deux autres copains, après le concert endiablé de Frank et ses sbires, nous sommes allés, dans une certaine euphorie éthylique, poser nos fondements sur un tas de bottes de pailles qui avait servi, dans la journée, à la mise en sécurité du circuit de la course de Solex. Sur ce fauteuil de fortune, et dans la pénombre, nous nous amusions à dévisager les passants circulant à une dizaine de mètres devant nous, et nous ricanions. Quand, après que personne ne fut passé pendant plusieurs minutes, une silhouette ronde se profila à l'horizon. Alors, que nous pouffions déjà, impatients de découvrir qui pouvait être en réalité ce sosie de l'ombre chinoise de Frank Black, la silhouette nous lança un "You crazy, kids" enrobé de sympathie et qui nous cloua le bec. C'était bien le gros Frank qui, trousse de toilette à la main et serviette sur l'épaule, devait revenir de sa douche. Vous vous rendez compte? On l'a vu comme dans la vraie vie, on a respiré le même air que lui, et en plus il nous a parlé!! C'est pas de la gloire, ça, un peu?

 

Pochettes, livrets, packaging... :

La pochette, c'est une photo en noir et blanc qui m'a laissé perplexe un petit moment. Dans un premier temps, je l'avais juste survolée et je n'en avais retenu qu'une image sombre de miradors avec des barbelés. En fait, quand on la fait pivoter de 90 degrès, on s'aperçoit que cette photo en noir et blanc ne représente qu'une banale clôture qui longe une petite route de campagne au pied des lignes à haute tension. C'est rigolo, mais on oublie vite.

Le livret se déplie pour former une longue banderole (je préfère avoir des pages à tourner, personnellement) et propose, sur un fond noir et blanc anodin, les textes des chansons présentés toujours de la même manière depuis les Pixies : les vers sont écrits les uns à la suite des autres, sans majuscules, et sont juste séparé par un /.

Et même pas une photo du groupe. Rien de bien follichon, quoi!

La dernière page du livret m'apprend tout de même que The Black Rider, qui figure deux fois, en tête et en queue de la play-list, est une reprise de Tom Waits.

  

Mes impressions à la première écoute :

On dirait que cet album est constitué de deux parties.
La première, les neuf premieres chansons je crois, ressemblant à du Frank Black "classique". Du moins, celui que l'on retrouve couramment sur quelques morceaux de chaque album, ces derniers étant assez différents les uns des autres. C'est du rock acidulé et plutôt nerveux, souvent brillant dans sa composition et ses mélodies. J'ai surtout repéré les morceaux The Black Rider, How You Went So Far, End Of Miles et 1826.

La deuxième partie, beaucoup plus calme, m'a paru très blues et country, et j'ai beaucoup moins accroché.
Mais, comme de nombreuses autres musiques, celle de Frank Black ne s'apprivoise pas tout de suite, en général.
Rendez-vous dans un mois, donc.

 

Ajouté le 2 août 2006 :

Mes impressions après 1 mois :

Je ne dirais plus que ce disque est composé de deux parties, mais plutôt de trois.
En effet, après un début très satisfaisant pour moi, je trouve que la qualité de la musique commence à s'étioler à partir de 1826, dont le riff trop souvent répété plombe le morceau, qui ne doit lui-même son salut qu'à un long solo plutôt destroy et euphorisant, vers la fin de la chanson.
Et, à partir de The Farewell Bend jusqu'à True Blue, Frank Black et ses Calotins nous livrent 4 chansons lentes matinées de country-folk, sans imagination et sans énergie. Bien fadasses, quoi.
Heureusement, la créativité reprend le dessus avec Jane The Queen Of Love, pour ne plus nou quitter jusqu'à la fin de l'album, mais sans toutefois non plus atteindre le même niveau qu'au début de l'oeuvre.

Globalement, je pense encore avoir entre les oreilles un très bon disque de rock, que je pose chaque fois avec plaisir sur le tiroir de ma platine. Merci M. Black.
J'espère seulement que les quatre morceaux qui ne m'inpirent pas vont me dévoiler des qualités cachées dans le prochain mois.

 

Ajouté le 5 octobre 2006 :

Mes impressions après 2 mois :

Je ne dirais plus que ce disque est composé de deux ni trois parties. C'est une vraie pièce d'oeuvre à la qualité homogène, dont les mélodies raffinées et les arrangements sournoisement efficaces ne se font sentir aux oreilles de leur auditeur qu' après un apprentissage plus ou moins long.

C'est ça que moi j'aime bien chez Frank Black : la musique de ses chansons est rarement clinquante mais néanmoins toujours inspirée et travaillée. C'est du très bon boulot et j'en redemande. Vivement un prochain disque de FB dans mes cages à miel !

  

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Oliv. 17/07/2006 15:28

vu que tu m'as bien alléché je ne pense que je vais attendre les prochains pour me le procurer !!

Fab de l'An Mil 18/07/2006 07:57

Pour avoir un promo?  ;-)
Tu as déjà des albums solo de Frank Black?