Jacques Brel - Les Bourgeois

Publié le par Fab de.

Jacques Brel
 
Les Bourgeois
(1962)
1. LES BOURGEOIS – 2. LES PAUMÉS DU PETIT MATIN – 3. LE PLAT PAYS – 4. ZANGRA – 5. UNE ÎLE – 6. MADELEINE – 7. BRUXELLES - 8. CHANSON SANS PAROLES – 9. LES BICHES  – 10. LE CAPORAL CASSE-POMPON - 11. LA STATUE - 12. ROSA - Bonus Tracks : 13. IL NEIGE SUR LIÈGE - 14. POURQUOI FAUT-IL QUE LES HOMMES S'ENNUIENT ?
Durée : 45’59
Prix/lieu d'achat : Même pas payé !
Dans la discothèque entre : Georges BRASSENS et  Grant Lee BUFFALO
 
Mes antécédents concernant l'artiste :
Merci de vous reporter à la chronique de l’album Enregistrement Public A L'Olympia 1961 
 
Pochette, livret, packaging... :
Un portrait pleine page. Ça sent la photo de professionnel en studio avec éclairages artificiels à foison. Jacques, maquillé comme une mobylette volée, affiche un sourire d'innocente séreinité.
Le livret, comme tous ceux de l'intégrale, se contente de présenter sobrement, sur fond blanc tous les textes des chansons.
Mais, contrairement à ces prédécesseurs, le CD arbore le blason de chez Barclay au lieu de celui de chez Philips. Ça me fait émettre une idée sur la relation entre cet album studio et le précédent, celui de l'Olympia, sorti la même année. Je me suis étonné, à l'écoute de ce dernier, d'entendre beaucoup de chansons du présent Les Bourgeois et j'en ai candidement déduit, que dans les années soixante, les éditeurs de musique, moins intéressés que de nos jours, n'hésitaient pas à publier des morceaux enregistrés en concert avant la parution de l'album studio, par pure philanthropie. Mais maintenant, sachant qu'en 1962, Brel a sorti deux disques sur deux labels différents, je me permets de formuler l'hypothèse suivante : serait-il possible que JB se soit fâché avec les gens de chez Philips et soit parti précipitemment rejoindre l'écurie Barclay. Mais, les contrats passés avec Philips le liait peut-être pour un album encore. D'où la sortie d'un disque en public (vite réalisé) pour honorer ses engagements avant de filer fissa chez la concurrence. Peut-être même aussi qu'il restait encore à Jacques plusieurs albums à donner à la firme d'origine batave, et que les négociations ont abouti à l'accord suivant :"Bon d'accord, Jacques! Tu te casses si tu veux, mais avant tu nous fais un dixe avec au moins 6 chansons nouvelles." "Ça marche, on fait ça comme." répondit Brel.
C'est plausible, non?
Sinon, vu que j'ai déjà dans les oreilles le ci-avant cité Live A L'Olympia, les morceaux qu'l me reste à découvrir complètement sur cet album, sont : Une Île, Bruxelles, Chanson Sans Paroles, Le Caporal Casse-Pompon, et les deux bonus tracks.
 
Mes impressions à la première écoute :
C'est toujours la même perfection que sur Marieke et La Valse A Mille Temps. Je crois donc pouvoir désormais confirmer que Jacques Brel a franchi une étape capitale dans la maîtrise de son art entre les albums Au Printemps et La Valse A Mille Temps.
Pourtant ici, Brel semble désabusé. Beaucoup de chansons sont très mélancoliques (Le Plat Pays, Une ÎleChanson Sans Paroles, Il Neige Sur Liège, Pourquoi Faut-Il...?).
Les autres, musicalement plus alertes, tirent à boulets rouges sur ce qui, parmi la société humaine, semble le plus dégoûter l'auteur : Les Bourgeois évidemment, mais aussi leurs enfant noctambules (Les Paumés Du Petit Matin), les militaires (Zangra, Le Caporal Casse-Pompon, La Statue) et même les femmes (Les Biches).
Je constate aussi, que nombre de textes, souvent traités sur le ton de la nostalgie, ont pour thème le pays natal du Grand Jacques (Le Plat Pays, Bruxelles, Il Neige Sur Liège), et aussi l'enfance avec Rosa.
Ce serait donc peut-être un Jacques Brel un peu dépressif, tantôt déraciné et mélancolique, tantôt explosif, qui aurait écrit cet album qui, néanmoins, me laisse présager de nouvelles savoureuses heures d'écoute?
 
Ajouté le 29 juin 2006 :
Mes impressions après 1 mois :
Ah! Pour savourer, je savoure. Toutes ces chanosns sont vraiment parfaites. Il n'y a que les plus lentes et les moins réalistes sur lesquelles j'aie un peu de mal à me concentrer : Une Île, Chanson Sans Paroles, La Statue, Pourquoi Faut-Il Que Les Hommes S'Ennuient?
Je n'ai donc pas encore bien assimilé les textes de celles-ci.
Mais je suis tout de même en mesure de déclarer que le Brel de cet album c'est encore du grand de chez grand.
Et je sais pas trop quoi dire d'autre. On reverra ça dans un mois.

Ajouté le 4 août 2006 :

Mes impressions après 2 mois :

Bon, le mois est passé. Et je ne pense pas avoir grand chose à ajouter.
Les chansons pour moi les plus opaques sont devenues un peu plus claires, mais je ne suis tout de même pas disposé à les réciter par coeur.

Je ne trouve vraiment pas de défaut à  ce disque. Je me demande simplement si la suite de la discographie de Brel va continuer à suivre une courbe ascendante ou si le grand Jacques a atteint une sorte d'apogée avec Les Bourgeois.

 

 

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