Jacques Brel - Enregistrement Public A L'Olympia 1961

Publié le par Fab de.

Jacques Brel
 
Enregistrement Public A L'Olympia 1961
(1962)
1. LES PRÉNOMS DE PARIS – 2. LES BOURGEOIS – 3. LES PAUMÉS DU PETIT MATIN – 4. LES FLAMANDES – 5. LA STATUE – 6. ZANGRA – 7. MARIEKE - 8. LES BICHES – 9. MADELEINE – 10. LES SINGES - 11. L'IVROGNE - 12. LA VALSE A MILLE TEMPS - 13. NE ME QUITTES PAS - 14. LE MORIBOND - 15. QUAND ON N'A QUE L'AMOUR
Durée : 48’13
Prix/lieu d'achat : Vraiment merci les copains!
Dans la discothèque entre : Georges BRASSENS et  Grant Lee BUFFALO
 
Mes antécédents concernant l'artiste :
Merci de vous reporter à la chronique de l’album Marieke 
 
Mes impressions :
Déjà, la pochette : qu'est-ce que c'est que cette coupe de cheveux de premier de la classe, ce visage joufflu et poupin, et ces dents de lapin qui dépassent? On dirait Ronaldo avec la perruque de Big Jim!! Vraiment très mal choisie cette photo. Mais bon, l'intérêt premier de cet objet ne réside pas dans sa façade...
A voir l'arrière du CD, je m'étonne de trouver des titres de chansons qui ne figurent pas sur les cinq précédents albums. Ces nouveautés sont LesBourgeois (que je connaissais déjà), Les Paumés Du Petit Matin (que je connaissais vaguement), La Statue (connais pas), Zangra (connais pas), Les Biches (connais pas) et Madeleine (connais déjà).
Après quelques instants de perplexité, je parviens à m'expliquer ce phénomène. Les contraintes commaerciales sur le marché de la musique populaire n'étaient sûrement pas les mêmes en 1961 qu'aujourd'hui. A ce moment-là, les artistes testaient leurs nouvelles chansons auprès du public avant de les publier sur disque. Certes, cela se fait toujours, de temps en temps, mais pas dans les mêmes proportions. Et en plus, en 1961, on n'avait même pas peur de sortir un album en public avec dessus les chansons du futur album studio. Vive le temps où tout n'était pas encore dans les mains des marchands!
A cette époque, aussi, on applaudissait les chansons après le premier vers, puis à la fin. C'était comme ça. Normalement, quand on est bien éduqué, on n'applaudit pas de la même manière suivant que l'on assiste à un spectacle de chanson, de musique classique ou de jazz. Je sais plus exactement comment ça se passe, mais il y en a qu'il faut applaudir au début de chaque morceau, d'autres à la fin des morceaux, et dans le classique, je crois qu'il ne faut se manifester qu'à la fin de l'oeuvre entière.
Tout ça, c'est pour dire que le public accueille avec grande joie les bourgs du même nom (Les Bourgeois), allant jusqu'à applaudir à tout rompre en milieu de chanson après la phrase "Les bourgeois c'est comme les cochons; plus ça devient vieux, plus ça devieeennt...". Ambiance! Les autres nouvautés sont aussi célébrées avec ferveur.
Le public semble d'ailleurs emballé par l'intégralité du concert, tant l'énergie de Jacques Brel est irradiante. Bien sûr, les accompagnements aussi suppurent le talent et la motivation. A ce train-là, cet homme ne pouvait que mourir jeune, c'est évident.
Les chansons sont interprêtées sensiblement de la même manière que sur les albums studio. A part Les Prénoms de Paris qui est un peu ralentie et accompagnée de cuivres. Et oui, parce qu'on a droit ici à un orchestre entier (cuivre et cordes) : le grand jeu!
Bref, vous l'aurez compris, ce disque est un excellent enregistrement public : même d'un point de vue purement technique : le son du son est vraiment étonnant de qualité pour avoir été enregistré en 1961 (merci la remasterisation, sans doute aussi).

Publié dans Les disques "live"

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