Edguy - Rocket Ride

Publié le par Fab de l'An Mil

Edguy

Rocket Ride

(2006)

1. SACRIFICE - 2. ROCKET RIDE - 3. WASTED TIME - 4. MATRIX - 5. RETURN TO THE TRIBE - 6. THE ASYLUM - 7. SAVE ME - 8. CATCH OF THE CENTURY - 9. OUT OF VOGUE - 10. SUPERHEROES - 11. TRINIDAD - 12. FUCKING WITH FIRE (HAIR FORCE ONE) - Limited edition bonus track : 13. LAND OF THE MIRACLE (Live in Brazil)

Durée : 65'59

Prix / lieu d'achat : 16,97 € chez Gibert

Dans la discotèque entre : Bob DYLAN et EIFFEL

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

Merci de vous reporter à la chronique du EP King Of Fools

 

Mes impressions à la première écoute :

Tout d'abord, la pochette. Ces espèces de super-héros trollisés juchés sur une fusée, qui justifie le titre de l'album, pourraient constituer un symbole de la fusion des cultures entre les USA et l'Europe du Nord, par exemple.
J'ai acheté l'édition spéciale. C'est un digipack très complet avec paroles des chansons, historique du groupe et plein de photos. Sur ces clichés, Tobias Sammet et ses amis ont quitté les habituelles cuirasses du metal et les poses dans des caves de châteaux éclairées de candélabres pour des looks blue-jeans + T- shirt + Ray Ban très américains.
En scrutant un peu mieux la quatrième de couv', je constate que leur respectable label allemand, Nuclear Blast, possède désormais une agence en Californie. Je savais pas, j'ai jamais entendu parler de ça, et je présume que ça ne doit pas dater de bien longtemps.
Evidemment, tout cela m'invite à penser que NB a fait prendre un virage à son poulain pour lui permettre d'attaquer le marché des États-Unis. Bon. C'est un peu décevant, évidemment. J'espère simplement que, juste pour satisfaire le marché,  leur musique n'a pas été liftée et asseptisée de la même manière.

Non! Ça va. Pas de surprise. Ni mauvaise, ni bonne, d'ailleurs. C'est bien du Edguy comme du Edguy, avec toujours une touche d'humour deci-delà. Et même si le génie mélodique ne s'est pas fait complètement ressentir, je me rappelle qu'il me faut à chaque fois un temps d'adaptation non négligeable pour apprivoiser un disque d'Edguy. Il me faudra donc sans doute au moins un mois d'écoute pour pouvoir donner un avis objectif sur cet album.

 

Ajouté le 1er juin 2006 :

Mes impressions après 1 mois :

Le mois est passé, et j'y vois en effet plus clair.

Je disais, après la première écoute, que la musique de ce Rocket Ride ressemblait au Edguy que je connaissais.
Je voudrais désormais nuancer mon propos : ceci est effectivement vrai pour les cinq premiers morceaux mais, à partir de The Asylum, Felix Bohnke* commence à mettre un peu de côté sa double pédale, et la section rythmique se fait plus discrète. Et, quand on arrive à la septième chanson (Save Me), on croit vraiment entendre un genre de daube rock FM à la Bon Jovi.
C'est assez consternant de déceptionnitude. Après cela, le niveau retombe progressivement; la 6 est du niveau de la 8, et Out Of Vogue fait remonter le niveau de la qualité.
Puis, le taux de metal dans le rock d' Edguy rechute avec Superheroes et son thème très "nouveau monde". On atteint un sommet dans le raccollage commercial avec Trinidad et son ton hispanisant-commercial orné d'un gimmick de choeurs obsédant. Ceci-dit, cette chanson est très efficace, elle vous rentre dans la tête pour n'en ressortir que plusieurs heures après l'écoute.
Dans ce contexte, la venue de la version live de l'ancien Land Of The Miracle intervient comme une sorte de petit soulagement.

Vous l'aurez compris, je ne suis pas complètement convaincu par l'album Rocket Ride. Même si les cinq premières chansons et Out Of Vogue nous font pleinement entendre l'énergie et le génie mélodique de Tobi et ses copains, et même si l'écoute de ce disque n'est pas foncièrement désagréable, la dérive commerciale du groupe me laisse un goût amer dans la bouche.

 

Ajouté le 13 juillet 2006 :

Mes impression après 2 mois :

Ben ouais, je connais désormais presque par coeur les refrains de cet album. Certains morceaux, les plus Edguyiens, me ravissent. Ceux qui sont vendus à l'Oncle Sam, sans être musicalement complètement mauvais, me laissent toujours un petit son amer au tympan.

J'espère qu' Edguy n'a pas pris là un virage définitif (comme le font souvent les grands groupes après 10-12 ans d'activité, qui vendent leur âme au diable) et qu'ils sauront rattraper leur bévue au prochain opus.
Pourvu que Rocket Ride se vende mal!
 

* Felix Bohnke : c'est le batteur d' Edguy. Pour les non-germanophone, "Bohnke" en allemand se prononce, à peu de choses près, comme "bonne queue" en français. Et quand on pense que, dans la non-culture française, Félix est réputé pour avoir un gros kiki, on est en droit de se payer une petite tranche de rigolade. Vivent les Félix!!

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