Kate Bush - The Kick Inside

Publié le par Fab de l'An Mil

Kate Bush

The Kick Inside

(1978)

1. MOVING - 2. THE SAXOPHONE SONG - 3. STRANGE PHENOMENA - 4. KITE- 5. THE MAN WITH THE CHILD IN HIS EYES - 6. WUTHERING HEIGHTS - 7. JAMES AND THE COLD GUN - 8. FEEL IT - 9. OH TO BE IN LOVE - 10. L'AMOUR LOOKS SOMETHING LIKE YOU - 11. THEM HEAVY PEOPLE - 12. ROOM FOR THE LIFE - 13. THE KICK INSIDE

Durée : 43'12

Prix / lieu d'achat : 8,99 € à la fnac

Dans la discotèque entre : Grant Lee BUFFALO (?) et BUZZCOCKS

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

L'album Never For Ever, sa pochette à la Jérôme Bosch, son son si particulier, la voix de Kate Bush tour à tour cuivrée ou suraigüe (mais jamais stridente), le fameux tube Babooshka et ses fascinants bruits de verre brisé ont largement marqué mon enfance musicale. Aussi, dès que l'occasion s'est présentée à moi, j''ai racheté ce disque au format CD pour pouvoir jouir du bonheur de l'avoir chez moi et pouvoir l'écouter quand bon me semble. Je le considère comme l'un des chefs d'oeuvre de ma discothèque. Dans la collection parentale, il y avait aussi The Dreaming, un album que j'ai moins écouté mais qui est très bon aussi et qu'il faudra que je me procure à nouveau, un jour.

Au lieu de The Dreaming, je me suis lancé un jour dans l'écoute de Hounds Of Love (antérieur aux autres albums). J'ai toujours lu et entendu du bien sur ce disque, apparemment novateur pour son époque et qui, il est vrai, était assez nettement différent de ses prédécesseurs. Malheureusement, sans toutefois en être écoeuré, je n'ai sans doute pas su l'apprécier à sa juste valeur, un peu rebuté que j'ai été par ses sonorités que je jugeais trop mécaniques et froides.

En ce moment, après de longues années d'absence, Kate Bush sort un nouvel album. J'ai eu l'occasion d'en écouter plusieurs morceaux à la radio (toujours sur C'est Lenoir), mais ces extraits ne m'ont fait ni chaud ni froid (manque d'inspiration créative, à mon avis). Je n'ai donc pas acheté ce disque. Par contre je me suis dit, comme c'est souvent le cas dans ce genre de situation, que les distributeurs allaient nous faire une petite ristourne sur les précédentes oeuvres de l'artiste. Et j'ai eu raison. Et j'ai décidé de prendre les choses à leur commencement : voici donc le premier album de Kate Bush, qu'elle publia durant sa vingtième année (pour l'anecdote).

 

Mes impressions à la première écoute :

Dès les premieres harmonies de Moving, j'ai été replongé dans la musique de la Kate Bush que je sais apprécier et j'en fus ravi. D'autant que ce CD est le premier que j'ai mis dans ma nouvelle voiture de fonction, un matin tôt où la neige tombait drument dans la nuit froide. La drôle de solennité de la musique de Kate Bush mêlée à la pureté de la neige et à la sensation de neuf dégagée par mon auto m'ont donné l'illusion d'entamer une expédition dans un monde tout nouveau tout beau. Ça m'a mis dans une sorte de bonne humeur bizarre pour la journée.

Oui, cet album est tout à fait dans la même veine que The Dreaming ou Never For Ever. Même si je pense qu'il n'arrive pas à la hauteur de ce dernier. Mais il me faudra plusieurs fois écouter The Kick Inside avant de pouvoir confirmer ce sentiment. Si la musique de la Kate sait plonger son auditeur dans une certaine ambiance de manière immédiate, ses mélodies ciselées et autres finesses de composition ne se laissent pas apprivoiser si facilement que cela.

Une petite remarque sur Wuthering Heights. C'est le genre de tube presque parfait que j'ai toujours plaisir à entendre, même après des centaines de fois. Et je viens de réaliser que cette chanson me rappelait très fort un autre immense tube de Peter Gabriel : Solesbury Hill. Les deux consistent en une petite mélodie géniale posée sur un accompagnement sobre mais complet. C'est peut-être pas étonnant, du coup, que ces deux personnages se soient rencontrés à un moment de leur vie. Mais en écrivant ces lignes je me dis que je ne suis finalement pas tout-à-fait sûr qu'ils se soient rencontrés après la sortie du présent disque, mais je crois bien que si, quand même. Je disais "presque" parfait, parce que je trouve qu'il manque éventuellement à Wuthering Heights un petit pont qui romperait la relative monotonie de l'ensemble (faut quand même faire la fine bouche pour trouver à redire de morceaux comme ça, mais j'ose le faire et j'assume ma goujaterie).

 

Ajouté le 4 avril 2006 :

Mes impressions après 1 mois :

Et bien, je ne sais pas si c'est moi qui suis né pour écouter cette musique ou si c'est la musique de Kate Bush qui a été faite pour moi, mais je trouve cette oeuvre littérallement excellente. Chaque écoute est un réel bonheur. je suis en osmose totale avec cet album (dans une moindre mesure qu'avec Never For Ever, mais dans le même genre). La balle, quoi!

J'oserais tout de même mettre un petit bémol sur les deux derniers morceaux, Room For The Life et The Kick Inside, que je trouve moins inspirés. Mais j'ai encore un mois pour changer éventuellement d'avis.

 

Ajouté le 5 mai 2006 :

Mes impressions après 2 mois :

Comme je m'y attendais, je ne me suis pas du tout lassé de ce disque. C'est le même bonheur à chaque fois et, bien qu'il ne soit pas aussi parfait que Never For Ever, The Kick Inside fait à mon avis partie des chefs-d'oeuvre de ma discothèque. Non, pas parfait; toujours à cause des deux derniers morceaux.
Et puis il y a un autre truc négatif que j'ai trouvé à dire sur Kate Bush, pour pas ne trop avoir l'air de lui faire de la publicité : et bin, comme elle chante un peu comme une diva, la dame, et bin on comprend pas bien les paroles et donc on est obligés de regarder dans le livret. Enfin, c'est au moins mon cas. Voilà pour la critique négative.

Et maintenant, alors que cette chronique touche à sa fin, je m'aperçois que j'ai oublié d'évoquer certains sujets importants.
Déjà, j'avais dit pas à Babouche Kaya (merci pour les commentaires) que j'approfondirais l'étude de la pochette.
Alors, comment doit-on interpréter cette étrange composition aux couleurs chaudes? Moi, j'y vois des allusions aux titres de certaines chansons de l'album. Surl'image, on voit Kate, suspendue, dans une posture toute féminine, à un cerf-volant évoluant dans un ciel lui-même consitué d'un oeil géant. Le cerf-volant, c'est Kite, évidemment. Et Kite, orthographiquement, c'est pas loin de Kate : c'est peut-être pour ça qu'elle fait autant corps avec son engin, sur la photo. Il la personnalise. Elle se voit comme un objet bougeant (Moving) sans cesse, mais toujours relié au sol. Rêvant mais gardant les pieds sur Terre. 
D'autre part, quand on sait que KB avait seulement 19-20 ans à l'époque de l'enregistrement de l'album, on est en droit de se dire qu'elle n'était encore qu'une enfant. Et comme elle semble logée dans un oeil géant, on peut déduire que c'est elle l'enfant dans l'oeil de l'homme (The Man With The Child In His Eyes). Bon, ça ne fait que deux exemples et demi; je croyais en avoir plus que ça, mais en fait non.

Et puis sinon, je me rapelle, qu'au début des eighties, on prononçait, ici en France, Kate "Beuche". Quelques années plus tard, George "Bouche" senior s'est fait élire, et Kate "Beuche" a quitté la scène à peu près à la même époque. N'empêche que, depuis lors, en en parlant de temps en temps, je dis et j'entends dire Kate "Bouche". Par ailleurs, le mot bush, qui signifie buisson en anglais se prononce aussi "bouche". Alors? Qui qu'c'est qu'à raison? Est-ce que la génération de mes parents, vautrée dans son ignorance et croyant faire classe en parlant anglais, prononçait "beuche" pour ne pas dire "buche"? Si quelqu'un à  des infos objectives (ou pas, d'ailleurs) sur le sujet, merci d'user de la fonction Commentaires ci-dessous.

Commenter cet article

Oliv. 22/04/2006 05:06

Apparement, cet album continu a te suivre et à passer dans tes oreilles, puisque "the saxophone song" aide à te reveiller ;-)Je pense que je vais l'écouter très attentivement, d'ailleurs cela fera bientôt 2 mois que tu l'as ?

Fab de l'An Mil 24/04/2006 13:30

Et oui, je pense que les apparitions fréquentes des chansons de The Kick Inside est un indice supplémentaire pour montrer que cet album me colle vraiment à la peau. Et c'est vrai que c'est le plus souvent The Saxophone Song qui me vient le matin. Pourquoi celle-là? Je sais pas trop parce que, en plus, selon  moi, pratiquement toutes les mélodies contenues dans le disque relèvent du génie.Evidemment, je ne peux que te recommander l'écoute de cet album, et je serais bien curieux de lire ta chronique à son sujet.

Babouche Kaya 13/03/2006 08:57

Allez je le remets pour te faire plaisir. En fin de compte la pochette reste toujours aussi étrange.
Sinon je n'étais pas absent, je consulte ton blog de temps en temps. Mais c'est vrai que je laisse moins de messages à droite à gauche. Si tu as une @ msn on pourrait communiquer plus régulièrement.
Allez A+ vieille branche.

Fab de l'An Mil 13/03/2006 15:37

Ouais, je m'étais pas trop attardé sur la pochette. C'est vrai que c'est une drôle de composition. Elle doit délivrer plein de messages. Je vais tacher de m'apesantir un petit peu plus dessus.

Babach 10/03/2006 13:14

ça me fait plaisir de revoir la pochette de cet album. ça me ramène tout petit dans la voiture de mon père à m'intéroger sur son sens. Je crois pas que je l'avais revu depuis. Un grand mystère de mon enfance va enfin être levé. Félicitation sinon pour les un an de ton blog.
Biz à ta familia.

Fab de l'An Mil 10/03/2006 23:17

Après de longs mois d'absence du web (du moins la partie de celui-ci que je fréquente régulièrement), il est de retour! Il revient de nulle part... Mesdames et messieurs, voici : Babach.
Merci, Bach', pour tes félicitations et bises.
Pour en revenir à Kate Bush, ouais, moi aussi les sons de cet album me replongent en anfance. Mais là, c'est pas du Dorothée ou du Goldorak tout gluants, c'est de la vraie putain de bonne zique. Et ça fait plaisr partout. Je trouve d'ailleurs dommage que tu n'aies pas conservé ton pseudo de "Babouche-Kaya", qui collerait si bien à cet article.  ;-)