Gainsbourg Percussions + ...anabase*

Publié le par Fab de.

Exceptionnellement, l'album français du mois est constitué de deux albums. C'est à cause de leur courte durée à chacun (moins de 30 min.). En les additionnant, j'ai quand même de la matière à fourrer dans mes cages à miel.

 

Serge Gainsbourg

Gainsbourg Percussions

(1964)

1. JOANNA - 2. LA-BAS C'EST NATUREL - 3. PAUVRE LOLA - 4. QUAND MON 6.35 ME FAIT LES YEUX DOUX - 5. MACHINS CHOSES - 6. LES SAMBASSADEURS - 7. NEW YORK, U.S.A. - 8. COULEUR CAFÉ - 9. MARABOUT - 10. CES PETITS RIENS - 11. TATOUÉ JEREMIE - 12. COCO AND CO

Durée : 28'02

Prix/lieu d'achat : 7,50 € environ (j'ai pas gardé le ticket), en fait 15€ le coffret de 2 à la FNAC

Dans la discothèque entre : Peter GABRIEL et GAMMA RAY

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

Une partie de mon enfance à été bercée par Melody Nelson, l' Homme à Tête de Chou et "Aux armes etc.". Et puis c'est tout, jusqu'à il y a 3-4 ans où j'ai commencé à collectionner la discographie CD du grand monsieur. J'avais commencé par taper dans les albums de la période 1968-75 qui m'intéressait le plus a priori, puis je me suis dirigé vers les albums des débuts que j'essaie d'écouter dans l'ordre chronologique de leur parution initiale. J'en suis là. Je sais pas si je me tournerai un jour vers les albums de la fin, car je suis pas bon public pour tout ce qui est reggae ou funk.

 

Mes impressions à la première écoute :

A part l'archi-connu-et-forcément-par-coeur "Couleur Café", certains morceaux ne sont pas tout-à-fait étrangers à ma mémoire musicale ("Joanna", "Pauvre Lola", "Tatoué Jeremie"). Cet album est très jazzy, teinté "world", ce qui est extrèmement novateur pour l'époque. Je pense qu'il contribuera à me faire mieux apprécier le jazz (je suis pas fort du tout en jazz).

J'ai un petit faible pour le morceau "Coco and Co" très intéressant musicalement et dont les paroles subversives amènent un sourire sardonique au coin de la bouche de l'auditeur attentif. Par contre, je trouve "Machins Choses" très dispensable sur tous les plans.

 

Ajouté le 2 avril 2005 :

Mes impressions après 1 mois :

En fait, les morceaux que je préfére sont les plus purement jazzy : "Coco an Co" vraiment sympa avec des solos de batterie et tout. Et puis "Quand mon 6.35..." : ça c'est du jazz comme je l'aime vraiment, énervé, effréné, speedé; le genre de musique qui accompagne les poursuites en auto dans les films noirs des années 50. Ça me botte tellement que j'en appelle aux lecteurs de ce blog pour contrecarer ma pauvre culture et me renseigner sur les noms de musiciens de jazz qui auraient produit ce genre de musique à longueur d'albums, afin que je puisse enrichir et éclectiser ma discothèque. D'avance merci, les gens.

Sinon, je me surprends à esquisser des pas de danses façon Johnny Clegg (oui, c'est ridicule, mais c'est néanmoins la stricte vérité) sur les puissantes percus de "Joanna" ou "Là-bas c'est naturel".

Par contre, "Machins Choses", je suis toujours pas rentré dedans. L'accompagnement mou façon musique d'ambiance pour supermarché et les paroles basées sur 4 mots-clés (machin, machine, chose et truc) n'ont nullement pu attiser mon intérêt. Mais je me rends compte à l'instant que je n'ai jamais réussi à me concentrer sur tout le texte jusqu'à la fin de la chanson : il y a peut-être une chute pleine d'humour malicieux et délicieux à la fin... On verra ça le mois prochain.

 

Ajouté le 1er mai 2005 :

Mes impressions après 2 mois :

Ben, y'a pas à dire, il était vraiment fortiche, le grand Serge. Même en chantant sur des musiques dont je ne suis a priori pas amateur, il parvient à me captiver. Je me demande même finalement si je vais pas me pencher un peu plus sur sa fin de carrière "funky". En tout cas, quand j'entends dire à la télé que Benjamin Biolay est le nouveau Gainsbourg et quand je vois comment je me fais chier à l'écoute d'un morceau de Benjamin Biolay, je me dis que la télé nous raconte toutes les connerie qu'elle veut !

 

Et Machins Choses alors ?

 Ah oui !

J'ai eu du mal à me concentrer sur son écoute jusqu'à la fin, mais je pense pouvoir confirmer qu'il n'y a rien d'intéressant dans ce morceau. Peut-être qu'en 1964 les expressions "machins-truc-chouette" et "machin-chose" étaient toutes neuves dans le langage populaire et que ça faisait l'attrait du morceau ? Peut-être aussi que c'est Gainsbourg lui-même qui, via ce titre, a introduit ces termes (il en aurait été bien capable) et que maintenant qu'ils sont passés dans le langage courant, ils ont perdu de leur sel ? Si un lecteur cultivé à une réponse documentée la dessus, merci d'utiliser les commentaires.

En tout cas, musicalement cette chanson ne me présente aucun intérêt non plus. Celle-là, Benjamin Biolay aurait pu l'écrire !  ;-)

 

 

_____________

 

...anabase*

*expédition vers l'intérieur

(2004)

1. LES TRAINS - 2. A L'INTÉRIEUR - 3. MY CASTLE'S DOWN - 4. LE SILENCE - 5. L'ÉQUATION CHIMIQUE - 6. LA PISCINE

Durée : 26'34

Prix/lieu d'achat : 12€ sur le site du groupe

Dans la discothèque entre : Graeme ALLWRIGHT et BAUHAUS

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

C'est encore un "petit groupe", d'où le mini-album. Je les ai entendus sur l'émission  TTC (Tous Talents Confondus) de J.-L. Foulquier sur France Inter, il y a quelques mois. J'aime bien cette émission : tous les jours pendant 5 min, l'animateur présente un artiste auto-produit francophone. L'émission consiste en une mini-interview suivie d'une chanson, et ce 5 jours par semaine. Elle permet au grand public de découvrir les jeunes talents un peu underground. Un très bon concept, donc. A écouter et à défendre.

 

Mes impressions à la première écoute :

A la radio, c'est surtout le premier morceau du disque "Les Trains" qui m'avait subjugué : très bien écrit, varié, très bien arrangé. Et c'est vrai qu'il est bath ! C'est construit un peu comme du métal héroïque / symphonique, mais ça reste de la pop. De la bonne pop, mélodique et travaillée comme je l'aime. Et puis il y a la voix de Clara, la chanteuse, elle assure grave : timbre original, puissance et technique mâitrisées.

La qualité des autres morceaux n'est qu'un très léger ton en dessous. J'espère que cet album qui me séduit si vite ne m'entrainera pas dans une lassitude trop soudaine...

 

Ajouté le 2 avril 2005 :

Mes impressions après 1 mois :

Non, non. Je suis pas encore gavé : c'est toujours aussi bien.

Quelques discernements toutefois : les morceaux sont toujours un peu construits de la même manière; un démarrage en douceur, puis une progression régulière pour arriver aux performaces techniques de Clara sur des refrains entêtants accompagnés dans un style dynamique et volontaire. Mais ça me botte bien quand même. Et comme on dit : "On change pas une équipe qui gagne".

Cette considération n'est toutefois pas valable pour le dernier morceau "La Piscine" qui est plus lent, presque sussuré et qui vient en fin d'écoute apaiser l'excitation acoustique de l'auditeur enthousiaste que je suis. Il aurait pû néanmoins être plus court pour mieux s'inscrire dans son rôle d'épilogue.

Un petit bémol peut-être pour les textes... Car si, dans la forme, on sent qu'il y a eu du travail pour les faire coller à la musique et se fondre aux mélodies, dans le fond je n'en retiens pas grand chose. Mais de toute façon, quand j'écoute de la musique en anglais, je n'ai pas suffisamment la maîtrise de la langue pour apprécier la finesse des textes (quand il y en a, de la finesse). Alors voilà, j'écoute Anabase comme j'écouterais du bon rock anglo-saxon : c'est de la super zique, et c'est déjà très bien.

 

Ajouté le 1er mai 2005 :

Mes impressions après 2 mois :

Rien de plus que le mois dernier. Je suis bien content d'avoir ce disque dans ma collection, et j'attends avec impatience un vrai album entier dans la même veine. Tous mes encouragements donc à Anabase pour continuer dans cette voie.

 

Commenter cet article