Jacques Brel - Au Printemps

Publié le par Fab de.

Jacques Brel
Au Printemps
(1958)
1. DEMAIN L’ON SE MARIE (La chanson des fiancés) – 2. AU PRINTEMPS – 3. JE NE SAIS PAS – 4. LE COLONEL – 5. DORS MA MIE – 6. LA LUMIÈRE JAILLIRA – 7. DITES, SI C’ÉTAIT VRAI (poème) - 8. L’HOMME DANS LA CITÉ – 9. LITANIES POUR UN RETOUR – 10. VOICI – Bonus tracks : 11. VOIR – 12. L’AVENTURE – 13. DITES, SI C’ÉTAIT VRAI (poème)
Durée : 34’09
Prix/lieu d'achat : Mais puisque je vous dis que c’est un cadeau !
Dans la discothèque entre : Georges BRASSENS et Grant Lee BUFFALO
 
Mes antécédents concernant l'artiste :
Merci de vous reportez aux chroniques des précédents et premiers albums de Brel « Grand Jacques » : et « Quand On N’A Que L’Amour » 
 
Mes impressions à la première écoute :
A voir les titres au cul du skeud, comme ça, il semblerait que je ne connaisse aucun des morceaux présentés. Et après écoute, je confirme : qué né connaisso nada ! Un moment, j’ai cru reconnaître Au Printemps, mais comme cette chanson est très brélienne, je pense que je l’ai confondue avec une autre.
J’ai donc un peu de pain sur la planche pour bien apprendre ce disque, mai je pense que je n’aurai pas trop de mal. Il a l’air plus facile d’accès que son prédécesseur. Il y a plus de textes « réalistes » et moins de « philosophiques ». Et les mélodies chantées sont plus vives et plus entraînantes.
 
 
Ajouté le 3 janvier 2006 :
Mes impressions après 1 mois :
Euh... là je crois que je vais revenir un peu sur ce que j'ai dit il  y a un mois quant aux "textes moins philosophiques". Il y a, au contraire, dans ce disque pas mal de chansons à thématique mystico-philopsophico-théoligiques, ou au moins évocatrice d'un vocabulaire et de concepts spécifiquement chrétiens (La Lumière Jaillira, Dites Si C'Était Vrai, L'Homme Dans La Cité, Litanies Pour Un Retour, Voici, Voir, L'Aventure), et  qui donnent à cet album une atmosphère de catéchisme qui ne me met pas totalement à l'aise.
Mais attention, je recentre tout de suite mon propos avant de subir dans les commentaires (dont ce blog est souvent inondé ;-) un tollé de la part des fans du Grand Jacques. Jacques Brel, dans cet album, chante son doute, sinon de l'existence de Dieu, au moins de la véracité des propos de la Bible. Mais il laisse néanmoins trainer dans ses textes quelques petites ambigüités sur sa mécréance supposée, qui ont tendance à me faire tourner en bourrique. Jacques semble par exemple souhaiter le venue d'un genre de messie pour sauver les hommes de leur propre connerie.
Pour moi, Brel était quand même une sorte d'anarchiste, un "libre penseur" comme diraient ceux qui ne le sont pas, un contestataire intelligent. Alors, je suis un peu déçu de le voir prendre des pincettes avec la chose religieuse. Mais je pense qu'il faut aussi se replacer dans le contexte de l'époque et de l'histoire du monsieur. D'après ce que je sais, Brel était issu d'une famille plutôt bourgeoise (père industriel) de Belgique, et j'imagine facilement qu'il a dû subir baptême et catéchisme pendant sa jeunesse. Il connaissait donc sans doute bien le Bible et il se paie quand même le luxe de mettre les pieds dans le plat, en 1958, en la mettant en doute, ou au moins en mettant en question l'interprétation qu'ont pu en faire les hommes depuis des siècles. Ce qui est globalement bon pour la liberté de penser, le droit à l'athéisme et la liberté tout court. Si Brel était né vingt ans plus tard, il aurait peut-être chanté ses chansons en arborant une crête sur le crâne et aurait pris à parties les curés en leur débitant des insanités... C'est sûr que ça aurait sans doute mieux collé à mon époque et aurait plus comblé mon appétit pour la rébellion...
Mais bon, évitant donc la fermeture d'esprit, je replace les choses dans leur contexte historique, j'ouvre mes oreilles et tente d'apprécier au mieux tous les morceaux de ce disque, qui est tout de même, soyons clair, très bon, au moins sur le plan purement musical.
 
 
Ajouté le 29 janvier 2006 :
Mes impressions après 2 mois :
Oui, mais même en faisant un effort, je n'arrive pas à passer outre toutes ces références bibliques et christiques. Dommage.
Je confirme néanmoins que ce disque est très abouti sur le strict plan musical. Mais chez Brel, la musique est surtout là pour accompagner les textes. Alors, quand les textes présentent peu d'intérêt...
Vous l'aurez compris, Au Printemps ne sera pas mon disque préféré de l'intégrale. Mon préféré, pour l'instant, reste le premier : Grand Jacques.
 

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