(vendredi simple) à Louargat le 29/10/2005

Publié le par Fab de.

(vendredi simple)

en concert à Louargat (22)

le 29 octobre 2005

dans le cadre du festival LES CORBAKS / SUPERFUZZION

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

Vus en concert le 22 mars 2002 au Gibus (Paris) et le 17 mai 2002 au New Morning (Paris).

Comment, depuis ma campagne, je connais ce groupe parisien à la carrière encore relativement confidentielle? Ben c'est facile, c'est parce que, Arnaud, un des deux guitaristes/bassistes, et ben c'est mon copain depuis plus de dix ans. Eeeeh oui... déjà! C'est pour ça, pour lui faire plaisir, que j'étais allé voir (vendredi simple) à Paris en 2002, quand ils ont joué, dans le cadre du festival Emergenza, dans des salles mythiques comme, entre autres, le Gibus et le New Morning. Et depuis, je ne les ai pas revus sur scène. Parce qu'ils ont toujours joué sur la région parisienne et soit en semaine, soit des week-ends (mais rarement) où j'avais autre chose de prévu.

Alors, quand j'ai appris que, pour leur première expérience extra-muros, ils venaient jouer à moins d'une heure et demie de route de chez moi, je me suis organisé pour pouvoir faire le déplacement.

Mes impressions :

D'abord, les lieux : la salle des fêtes de Louargat est très bien sous tous rapports, moderne, propre, grande (peut-être un peu trop grande même, la suite le révélera) et équipée d'une scène bien sous tous rapports : moderne, propre, grande (mais pas trop, ce qui lui donne un côté chaleureux sans toutefois entraver les évolutions des artistes).

(vendredi simple) était prévu à jouer en premier, ce qui ne fut pas un grand avantage pour eux, vu le peu de gens déjà présents dans la salle (un peu grande) à ce moment-là.

Comme, sur Paris, ils sont habitués à avoir leurs fans réguliers qui se déplacent avec eux et les mettent en confiance, il leur a fallu un petit moment avant de bien prendre leurs marques et d'apparaître vraiment à l'aise devant les premiers rangs désertés.

Mais attention, je ne parle là que de présence scènique. D'un point de vue strictement musical, il n'y a rien eu à redire : c'était impec! Pas un couac, pas une fausse note. Du moins, rien de perceptible par mes oreilles certes perfectibles . Faut dire aussi que leur set-list commançait par des morceaux parmi leurs plus anciens et sans doute déjà bien rodés : Vingt Pour Cent, Trop Romantique, Sapiens, Genève. Moi, j'aime particulièrement Genève pour sa mélodie en douce spirale, entêtante jusqu'au lendemain.

Un autre truc : je me demandais comment ils s'y prenaient les (vs), en live, vu qu'il n'y a pas de clarinettiste parmi eux, pour jouer la petite mélodie récurente, celtillante et pêchue qui contribue beaucoup à faire l'originalité de la chanson... Et ben, c'est tout con : Toma ressort sa flûte à bec de ses années collège et c'est lui qui s'y colle. Et il se démerde plutôt pas mal, ma foi.

Après Genève, (vendredi simple) a ressorti, apparemment pour la première fois depuis lontemps, un vieux morecau que je connaissais de leur première démo Alésia : Ambulances. Et bien j'ai réellement mesuré là l'étendue des progrès réalisés par les (vs) en quelques années. La démo Alésia était une sorte de péché de jeunesse : on y sentait bien quelque chose de nouveau par rapport à ce qui se faisait sur la scène rock française. Mais il faut bien dire que, dans les formes, on entendait qu'on avait à faire à un jeune groupe. Depuis, Nathalie, son clavier magique, ses connaissances musicales et son inspiration sont arrivés dans la formation. Le groupe a pas mal joué, répété, enregistré, et le morceau Ambulance révèle désormais, dans un cadre musicalement plus carré, toute le fraîcheur de ses textes et de sa composition. Je voudrais aussi ajouter qu'Arnaud il a vachement bien joué son accord pendant toute la chanson. Faut dire qu'il était vachement concentré, aussi.

A partir de ce moment, a comencé une série de chansons plus récentes que votre serviteur n'avait pas le bonheur de connaître encore au moment des faits.

D'abord, Happy Hour, un bon petit morceau sautillant et entraînant, style rythm'n'refrain (oui, j'invente des noms de style, maintenant). Ensuite vint La Princesse, que je rangerais dans la catégorie funky-space, puis Orange, peut-être moins originale : on dirait une sorte de recyclage-collage-patchwork de divers petits bouts de musique glanés deci-delà dans l'étoffé répertoire des (vs). Puis, dans la même veine, on a eu droit à un morceau dont je ne connais pas le titre exact mais que, je pense, les initiés reconnaîtront sous le nom de "Les Ongles Roses". Je l'ai trouvé un peu long à démarrer et les paroles m'ont paru un peu "bateau".

J'ouvre là une petite parenthèse pour préciser quand même que ce concert était très plaisant à suivre, que (vendredi simple) joue du rock qui fait "boum-boum-tchick" et que je ne peux pas ne pas aimer de la musique qui fasse "boum-boum-tchick". Parce que j'ai l'air de critiquer, là, mais en fait je cherche la petite bête. Je prie donc la(e) lectrice(eur) de bien vouloir replacer mes critiques dans un contexte de gobale satisfaction. J'espère m'être fait correctement comprendre et je referme là la parenthèse.

Retour au sujet : c'est après "Les Ongles Roses" que le concert a commencé à prendre un tournant, et ce grâce à plusieurs facteurs : Olivier Besancennot, Cheval, Rhesus et Chance. Non j'déconne, c'est une mauvaise blague, c'étaient pas eux les facteurs concernés. En fait, à ce moment-là, Arnaud et Cédric ont permuté la basse et la guitare (Arnaud a pris la basse et Cédric la gratte) avec quelques petits soucis techniques qui ont dû pousser Toma à meubler un peu, et non sans quelque humour, au micro. D'où une certaine détente d'atmosphère. Cédric n'a finalement pas pris la guitare tout de suite et a allumé une clope, tranquille. C'était parce qu'arrivait La Ritournelle, un autre morceau nouveau pour moi, qui n'aurait pas grand intérêt à figurer sur un disque, mais qui possède l'immense avantage de faire participer le public au spectacle. D'où une certaine détente d'atmosphère. Sur une rythmique simple, enjouée et répétitive, le chanteur clap-clappant et le bassiste-chômeur-technique clap-cloppant encouragent la foule à les imiter. Même que, a un endroit, Toma il s'est un peu planté, ayant du mal à applaudir en rythme et à chanter en même temps. Petit instant de drôlerie complice bon enfant. D'où une certaine détente d'atmosphère.

Et à partir de ce moment, le jeu de scène de Toma et ses vs (vieilles saucisses?) a commencé à vraiment se décoincer et, en plus de nous donner de la bonne musique à écouter, (vendredi simple) nous a en plus fourni un sepctacle visuel vraiment plaisant.

La set-list s'est poursuivie par Lucie, que je connaissais pas du tout mais que j'ai bien kiffé, puis par Les Cow-Boys, que je connaissais un peu et dont l'énergie dégagée m'a donné l'envie d'avoir voulu aimer pogoter dessus. Oui, mais il n'y avait pas assez, pour cette grande salle, de monde  présent à ce moment-là. Ensuite, on a eu une fort sympathique reprise d'une chanson de Lio. Bel exercice : plein de pièges auraient pu se présenter devant les vs (vils sagouins?) dans le cadre de ce périlleux cover d'un morceau plutôt éloigné de leurs influences, mais ils ont su les éviter tous : ils réussissent à garder leur style propre sans dénaturer la chanson originelle. Chapeau!

Ce fut alors le retour d'un morceau de la démo Alésia : Les Chiens. Mais la version présentée ici était largement plus rapide que celle du disque. Si ça contribuait à lui donner un surplus d'énergie, j'ai trouvé que le débit accéléré de Toma nuisait à la compréhensibilité des paroles. 'Fin, moi j'dis ça, c'est surtout pour le nouveau public, parce que je les connais bien, moi, les paroles.

Après, ils ont joué Peter Pan : une nouvelle pour moi encore, qui m'a beaucoup impressionné. Elle contient un super refrain, comme les vrais ("...faire semblaaaannnnnnt"), elle est speed et gnak et heuuaark avec un petit côté punky-darky. La classe, ma poule! Puis ce fut l'incoutournable Lara C. (au top!) et "Wild Wild Cat", inconnue de moi; une petite farce ska rafraîchissante : pourquoi pas? Un autre morceau que j'ignorais aussi jusqu'alors a pris le relais "Qu'est-ce que Quoi Dire?" ou quelque-chose dans le genre, dont j'ai eu du mal à comprendre les paroles débitées peut-être trop rapidement et sur un accompagenement des plus corrects mais assez convenu. Et pour terminer (ben oui, déjà, ça a passé trop vite!). Ces messieurs-mademoiselle de chez (vendredi simple) donnent dans Les Poubelles Du Paradis, encore une chanson que je ne connaissais pas et qui est vraiment une tuerie de morceau-type de fin de concert qui risque de devenir le passage obligé de tous les rappels de leur future et prometteuse carrière, à ces chers vs (vociférants sauvages?).

 

Je voudrais quand même signaler, pour clore ce compte-rendu, qu'avec mon petit appareil-photo des familles, j'ai eu un peu de mal à faire des clichés corrects en fonction des éclairages qui venaient surtout de l'arrière de la scène. Oui, je sais c'est tendance comme technique dans les concerts rock, mais quand même c'est pas pratique pour les petits photographes de bazar. Soit que tu mets pas de flash et la photo est floue parce que le temps d'exposition est trop long et le sujet trop remuant, soit que tu le mets, mais alors ta photo est toute décolorée est les sujets ont les yeux rouges. En plus, j'ai même pas pû compenser ce manque de qualité par une sur-quantité de prises, ayant été brisé dans mon élan par une intempestive panne de batteries. Ceci-dit, après quelques retouches logicielles, j'ai réussi à sauver certaines épreuves dont je vous livre le reste ici :

En guise de post-scriptum, je vais quand même dire un mot du reste du festival. Dans l'ensemble, on y a vu beaucoup de qualité chez les jeunes groupes présents ici.

Pour commencer, le lever de rideau dans un bar de la ville a été assuré par Umaïta, un groupe local tout fraîchement formé qui nous a délivré un pop-rock frenchy original et pêchu qui aurait étonnament pu faire passer Umaïta pour les petits frères spirituels des (vendredi simple). Je crois d'ailleurs qu'il y a eu pourparlers entre les deux groupes pour d'éventuelles futures dates communes sur Paris (75).

Après vs (vacarme pour sourds?), c'est Enneri Blaka qui a conquit la scène de la salle municipale pour nous délivrer un funk-rock énergique et très technique.

Puis la place fut prise par Electric Bazar. Etonnant effet visuel, au niveau du look : les fringues des Négresses Vertes et les coupes de cheveux des Stray Cats. Côté musical, c'est un mélange de rockabilly, de dixieland et de valses manouches joué à fond la caisse (200 bpm, facile). C'est très plaisant à suivre en live et en headbanguant, mais la formule montre tout de même rapidement ces limites.

Et après c'était la nuit, il pleuvait un peu et il fallait partir. Dommage, c'était bien.

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