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Lundi 7 avril 2008

The Gossip

Standing In The Way Of Control

(2007)

1. FIRE WITH FIRE - 2. STANDING IN THE WAY OF CONTROL - 3. JEALOUS GIRLS - 4. COAL TO DIAMONDS - 5. EYES OPEN - 6. YR MANGLED HEART - 7. LISTEN UP! - 8. HOLY WATER - 9. KEEPING YOU ALIVE - 10. DARK LINES - Bonus Tracks : 11. LISTEN UP! (2007 Version) - 12. STANDING IN THE WAY OF CONTROL (2007 Version)

Durée : 46'47

Prix / lieu d'achat : 12,99 € sur fnac.com

Dans la discotèque entre : GENESIS et Richard GOTAINER

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

C'est le morceau Standing In The Way Of Control qui m'a, évidemment mis la puce à l'oreille. J'ai dû l'entendre une fois ou deux à la radio, puis sur les blogs où on a beaucoup, beaucoup parlé de ce disque (par exemple ici, ou encore par ici).
Dès la première entente, j'avais été touché au vif par la musique de The Gossip (il peut difficilement en être autrement d'un tel style). Je me suis ensuite posé la question de savoir si j'aimais ça ou pas. La deuxième écoute a tranché : la musique qui se danse, c'est généralement pas ma tasse de thé, mais quand on peut s'éclater physiquement tout en faisant travailler un peu dignement ses cages à miel, pourquoi se priver? 

 

Pochettes, livrets, packaging... :

Et ben le logo du groupe il est moche. Et pis les photos des personnages elles sont même pas bien découpéess. Alors, puisque c'est come ça, moi je regarde dans le livret, pour voir qu'est-ce qu'il y y a.

Et ben il y a toutes les paroles de toutes les chansons, avec une page entière par chanson avec chacune sa couleur de fond, plus un petit graphisme ou une photo personnalisée à chaque fois. C'est simple et agréable : une jolie attention pour l'acheteur du dixe.

Seule la quatrième vient nous donner des infos sur l'enregistrement. A part quelques exceptions percussives, les trois seuls membres du groupe ont joué sur ce disque : Brace à la guitare, Hannah et ses tatouages de camionneur aux fûts, et Beth au chant.

 

Mes impressions à la première écoute :

D'entrée de jeu, avec Fire With Fire, la formule attendue est là : du rythme, un gros son et une voix punchie. Un minimalisme orchestral mené par une caisse claire au timbre très brillant, qui met cette musique plus qu'à nu,  lui donnant des allures de soldat donnant la charge les tripes à l'air.
Après cette introduction, la tension musicale de The Gossip va connaître, au cours de l'album, des évolutions sinusoïdales.

Standing In The Way Of Control maintient le niveau donné à l'engagement, mais son air connu et le manque de surprise qui va avec me laissent en bouche un goût de mauvais présage. Ainsi, malheureusement, je trouve qu'avec Jealous Girls, la formule commence déjà à s'user, surtout concernant la batterie.  Même si la terrible syncope du riff de guitare contribue à donner à ce morceau un côté indansable plutôt sympatoche.
Enfin, et je me surprends à trouver qu'il était temps, Coal To Diamonds, slow inspiré par l'alchimie du carbone, vient ventiler, par son changement de rythme, le disque d'une respiration bienvenue. Même s'il manque à cette chanson le genre de mélodies imparables ou un groove à la Aretha qui la ferait décoller. Ensuite, pour nous faire sortir de la torpeur installée par Coal To Diamonds, Beth et ses amis relancent gentiment les hostilités par un Eyes Open -bien nommé- transitoire de 2'10.
Et puis c'est reparti pour les braillements! Yr Mangled Heart nous replonge dans le vif du sujet, sans originalité, en s'appuyant de nouveau sur les fondations coulées pendant les trois premiers titres. Dans la même urgence, donc, on enchaîne avec un Listen Up! qui aurait pu, avec son charley disco, son refrain souly hautement mélodique et son riff de guitare-basse entraînant, être taillé pour les dance floors avec quelques arrangement supplémentaires. Heureusement, les Gossip ont eu le bon goût de le laisser vivre ainsi, court vêtu, l'affublant même d'un pont calme-ardeurs qui le rend totalement inutilisable en situation de discothèque.
Mais, passant sur Holy Water que j'ai trouvé plutôt anecdotique, je viens à l'enthousiasmant Keeping You Alive pour finalement me dire, en entendant ce riff d'intro carrément rocky, ce vrai bon gros refrain des familles, et ses handclaps dynamisants, que The Gossip ne devrait peut-être pas réfreiner autant les aspects dansants de sa musique. Que de paradoxes!

Et ce n'est pas l'intimiste, final et inattendu Dark Lines qui va m'aider à trouver une réponse à mes soucis d'appréciation. Ici, en totale rupture avec tout ce qui a précédé, Beth chante d'une petite voix cassée et légèrement filtrée, délicatement posée sur une tendre ligne de basse enrobée de quelques accords de pianos (tiens donc!), et elle même nappée d'une sauce amère aux parfums tendus de mélancolie. Bien que toujours orchestrée avec un minimalisme relatif, cette chanson est la plus arrangée de l'album, et c'est tout naturellement, dans sa différence, qu'elle trouve sa place en dernière position,  isolée des autres. Pas une mauvaise idée, cette chansonnette!

Pour conclure sur l'album, je dirais que si le minimalisme orchestral développé par The Gossip est appréciable d'un point de vue ethique, il fait tout de même le lit de quelques lacunes musicales. On pourrait croire que ce minimalisme mette la voix de Beth en valeur. Dans le principe, sûrement. Seulement voilà -du moins sur cet enregistrement studio; les quelques videos live que j'ai pu visionner semblent dire le contraire-, je trouve qu'il manque à Beth un petit quelque-chose qui ferait que cela fasse mouche à 100% : du groove, de la présence, un phrasé encore plus personnel? Difficile à dire.
En tout cas, j'espère que les écoutes suivantes de ce disque vont me guider vers une réponse à ce sentiment, car j'ai peur sinon d'avoir très vite fait le tour de Standing In THe Way Of Control.

 

Ajouté le 22 avril 2008 :

Mes impressions après 5 écoutes :

Bonne nouvelle : cinq tickets, c'est pas assez pour un tour complet. Je commence à percevoir un intérêt nouveau dans ce Standing In The Way, et pas sur le chemin que j'avais esquissé la première fois.
Non, c'est juste le fait de commencer à apprendre l'album qui me fait régulièrement découvrir de nouveaux points forts. Très classiquement. C'est encore un peu flou pour en faire une liste détaillée, mais je pense en être capable à la fin du cursus.
Tant mieux que ça se passe comme ça!
 
Jeudi 27 mars 2008

Benoît Dorémus

Jeunesse Se Passe

(2007)

1. J'ÉCRIS FAUX, JE CHANTE DE LA MAIN GAUCHE - 2. JE M'EN RAPPELLE PAS - 3. J'APPRENDS LE MÉTIER (ACTE I) - 4. RIEN A TE METTRE - 5. L'ENFER (ACTE II) - 6. 17 ANS - 7. PAS A ME PLAINDRE - 8. DEUX DANS MON EGOTRIP (ACTE III) - 9. BEAUPADRE - 10. UN POISON - 11. UN ARRACHEUR DE SACS - 12. LES BULLES - 13. PARIS(...)

Durée : 46'34

Prix / lieu d'achat : 12,77 € sur amazon.fr

Dans la discotèque entre : The DOORS et Nick DRAKE

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

La première fois que j'ai été confronté à l'existence de Benoît Dorémus, c'est en lisant son nom comme auteur de la chanson Rien A Te Mettre, interprêtée par Renaud sur son dernier album. Chanson que personnellement je trouvais la meilleure de Rouge Sang. 

Et puis un autre jour, alors que j'étais en vacances de Noêl chez mes parents, j'ai vu le clip de J'Écris Faux, Je Chante De La Main Gauche à la télé du matin, et j'ai été séduit par l'énergie et le débit tout de rage contenue du chanteur. Alors forcément j'ai inscris BD dans ma liste mentale des artistes à découvrir le plus rapidement possible.

 

Pochettes, livrets, packaging... :

Noir et blanc. Une photo coupée en deux et mal recollée exprès.  C'est un mec en marcel qui joue avec un laguiole et ses doigts autour. Il a des tatouages -que peut-être c'est des faux- sur les après-bras et des rayures blanches et noires rajoutées sur la photo. C'est Benoît Dorémus, le mec. En quatrième de couv, c'est couasiment la même chose. En troisième aussi, sauf que le mec il est en couleurs et qu'il joue avec autre-chose qu'un schlass (un lacet?). Et il a sur son T-shirt la photo d'un autre mec que je reconnais pas, pis on lui voit que le haut du visage, aussi faut dire.

Dans le dedans du livret, y'a tous les textes des morceaux, écrits pas très gros, un peu de graphisme sur lequel on s'arrête pas, et des infos à la fin. C'est Renaud (Ceci-Cela) qui a produit l'album. Pas très étonnant. Sarclo est remercié également. Et puis Renan, sans doute Luce, que je sais faire aussi partie de la bande de jeunes à Renaud.
Dans les thanx on rigole bien aussi : "[merci] à vous qui lisez ces lignes au lieu de suivre un peu le texte!". Ça m'a fait rire tout haut, moi. Pas vous? Ah bon...

  

Mes impressions à la première écoute :

Comme un album de chanson française standard, Jeunesse Se Passe est plus facile à analyser, surtout après une seule écoute, en le divisant en deux. Puis encore une des moitiès en deux.

En premier, je vais donc m'attacher à parler de la musique. Soyons clair : nous allons ici parler de variété. Sans sens péjoratif. La variété a été, est, et sera toujours. On ne peut rien contre cela. Et comme pour n'importe quel genre, la variété, il y en a de la bonne et de la mauvaise. Ici c'est pas resplendissant mais c'est pas trop mal. Y'a rien de spécial dans cette musique, quoi! Jouée de manière très professionnelle, c'est un mélange des styles du moment, asseptisés, et de styles de toujours, dénaturés. Du côté du sacrifice à l'air du temps, on se réjouira des scratches nerveux de Sayem sur Deux Dans Mon Egotrip, on accueillera poliment les guitares blues-touareg de J'Écris Faux, Je Chante De La Main Gauche, mais on déplorera le débit slammé de Benoît, surtout sur les premières chansons du disque, m'a-t-il semblé. Comme si, en 2008, un beau texte ne pouvait pas avoir le droit aussi à une belle mélodie.

Car du texte de qualité, là y'en a, mon poteau, je peux te dire!
Enfin, comme je l'ai annoncé, de ce côté-là on va essayer de s'amuser à bien séparer les domaines. Soient le fond et la forme.
Pour la forme, y'a rien à dire, qu'à savourer. Tout est ciselé au micropoil, tout coule de source, les syllabes s'enchaînent en s'entrechoquant quand il faut des bruits de cailloux, ou se fondent jusqu'à l'état liquide quand il s'agit de devoir ruisseler entre les-dits cailloux. Un pur bonheur.
Par contre, sur le fond, on va avoir quelques reproches à faire. Ben si. Si sur le plan de l'écriture, Dorémus surclasse à mon avis ses "rivaux" qui se réclament de la même source d'inspiration que lui (Renaud), il tombe assez facilement dans le même travers qu'eux en ne racontant que sa vie à lui, ne parvenant apparemment pas à raconter des histoires à la troisième personne comme sait très bien le faire le vieux et cher Séchan. D'ailleurs, rien que la lecture des titres du disque et leur profusion de pronoms personnels laissait pressentir ce petit travers.
Oui, je dis bien "petit", parce que finalement son démarrage dans le métier (J'Apprends Le Métier, Deux Dans Mon Egotrip) ou ses souvenirs d'adolescence (17 Ans) ne sont pas si inintéressants que ça, mais quand même, on regrette de ne pas entendre cette plume s'exprimer sur des sujets plus élévateurs.

Ah oui! Petite précision...
Rien A Te Mettre, je crois que je la préfère chantée par Renaud.

 

Ajouté le 17 avril 2008 : :

Mes impressions après 5 écoutes :

Cinq seulement? Dis, je le connais déjà presque par coeur, ce disque. Et oui! Les textes sont tellements calibrés pour passer tout seul qu'il vous rentrent dans le crâne en un rien de temps sans même que vous vous en rendiez compte.
Et comme ce n'est pas sur la musique que l'on trouve à s'extasier longtemps, je pense que cet album aura, dans ma vie de mélomane, finalement fait l'effet d'un feu de paille.
La confirmation de cette impression bientôt, sans doute.

Lundi 10 mars 2008

Le 4 mars :
- Drrriiiiiiinng.
- Uh?
- Il est temps de publier le bilan annuel de Zic De L'An Mil!
- Oh oui punaise! Déjà!?


Bon, les habitués des lieux s'en seront sans doute rendus compte, j'ai été très absorbé par ma vie personnelle ces dernirers mois (par ma vie professionnelle aussi, mais pas plus qu'avant). 2007 aura été pour moi l'année de la fatigue. Et cette intense occupation a forcément créé des absences dans les autres secteurs de ma vie et notamment mes loisirs,  à savoir principalement la rédaction de ce blog.

Conséquemment, et c'était prévisible, la progression des stats de Zic De a nettement marqué le pas en 2007. Ce qui m'a le plus étonné, par contre, c'est le délai entre une interruption (ou un net ralentissement de la fréquence) des publications et le moment où les premiers effets de ce manque sur les données chiffrées se font ressentir. Ainsi, ayant mis la pédale douce à partir d'avril dernier, puis produit un silence total de mai à septembre, j'ai longtemps vu mes stas rester assez haut, tandis qu'aujourd'hui, alors que j'ai repris gentiment depuis septembre et plus intensément à partir de cette nouvelle année 2008, je ne retrouve pas mon niveau statistique d' antan. Marrant.
Faut dire aussi que la concurrence joue peut-être beaucoup dans ce phénomène. Les blogs musicaux sont de plus en plus nombreux, et comme leurs principaux lecteurs sont les autres blogueurs, il est logique de penser que chacun ne puisse plus tout lire. Le "volume du marché" resterait donc sensiblement la même, mais le nombre de "fournisseurs" serait en augmentation, d'où des "parts de marché" moins facile à gagner. Enfin, c'est juste une supposition.
Mais en tout cas, tout cela ne m'attriste aucunement. Je n'ai jamais blogué pour battre des records, et la multiplicité des zicblogs m'enchante car elle se réalise dans un souci qualitatif croissant aussi : ça devient souvent pointu, parfois très très pointu, mais tout en restant toujours accessible. Et le tout dans la franche camaraderie : j'adore c'te putain d'ambiance, les amis!

Enfin bref, voici, comme de coutume désormais, les chiffres-clés de l'exercice passé :
       - 122986 pages vues depuis le démarrage il y a trois ans.
:
       - 37707 visiteurs uniques.
:
       - un blog rank oscillant entre 37 (13/12) et 63 (15/05) sur la période.
       - journée record le 15/05/2007 : 672 pages vues
       - mois record : mai 2007; 8762 pages vues
       - record de commentaires : 24 pour Chiards, moufflets, gamins et autres morveux....
       - record de commentaires pour une chronique d'album : 21 pour Iggy Pop - Lust For Life
       - un seul article non encore non-commenté sur la période (ça, ça me fait vachement plaisir aussi) : Jacques Brel - L'Homme De La Mancha. Pas de volontaire?

Vendredi 29 février 2008

Queens Of The Stone Age

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Era Vulgaris

(2007)

1. TURNIN' ON THE SCREW - 2. SICK, SICK,SICK - 3. I'M DESIGNER - 4. INTO THE HOLLOW - 5. MISFIT LOVE - 6. BATTERY ACID - 7. MAKE IT WIT CHU - 8. 3'S & 7'S - 9. SUTURE UP YOUR FUTURE - 10. RIVER IN THE ROAD - 11. RUN, PIG, RUN - 12. THE FUN MACHINE TOOK A S**! & DIED

Durée : 54'25

Prix / lieu d'achat : 12,76 € sur amazon.fr

Dans la discotèque entre : PUBLIC IMAGE LTD et QUEENSRYCHE

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

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Merci de vous reporter à la chronique de Lullabies To Paralyze.

 

Pochettes, livrets, packaging... :

Bizarre? Vous avez dit bizarre?
Des toons destroy ampoulés et même pas drôles. Des couleurs criardes. Des polices gothiques. Des nus féminins partiels, ringards et vulgaires, agencés en des collages habituels dans les livrets du groupe, et qui rappellent aussi ceux de la Mano Negra. Du graphisme trop artificiellement déroutant pour être authentiquement foutraque. Inintéressant.
Et pas de textes pour autant. Très peu d'infos aussi, un peu comme d'hab' chez QOTSA.
Passons.

Signalons quand même au passage le nouveau line-up : Joshua Homme + Troy Van Leeuwen + Joey Castillo.
Voilà c'est fait.
Pas si nouveau que ça, le line-up, il parait que c'était le même pour Lullabies. Mais Lullabies se fait vite oublier de ma mémoire.

 

Mes impressions à la première écoute :

Dès les premières secondes du disque, on est boxé par une base rythmique tonique et lègèrement destructurée puis on se prend les pieds dans les cordes filandreuses de la guitare de Josh Homme : pas de doute, on est bien chez les Queens Of.
Après, j'ai un peu de mal à me prononcer, la musique des QOTSA étant de celles que je ne peux maîtriser qu'après plusieurs écoutes.
Globalement, tout cela me paraît plutôt intéressant. Beaucoup plus humoristique -et ce n'est pas fait pour me déplaire- que le dernier Lullabies To duquel je garde un assez tiède souvenir. Apparemment plus rebondissant, Era Vulgaris, semble éviter les longueurs, même pas extatiques, de son prédécesseur.
Sorti de ça, je n'ai pour l'instant pas grand chose d'autre à dire, sinon que leur joyeuse inspiration semble avoir un peu laché les musicos dans la deuxième partie de l'album, pour finir toutefois sur une meilleure note avec l'acide et rugueux Run, Pig, Run, et le fou-fou The Fun Machine Took A S**! & Died : les deux seuls morceaux dont l'identité propre m'ait réellement interpellé lors de cette première et prometteuse écoute.

 

Ajouté le 18 mars 2008 :
Mes impressions après 5 écoutes :
C'est encore un peu le fouillis dans ma tête vis à vis de cet album. Il faut dire aussi que 5 écoutes en ce qui concerne QOTSA ça parait facilement insuffisant pour juger d'un disque.
Ceci dit, si j'ai encore du mal à les attribuer à leurs morceaux respectifs, j'ai tout de même mémorisé quelques mélodies, quelques riffs, certains gimmicks. Et sur cette base, je peux continuer à dire que Era Vulgaris m'apparait toujours comme un nid grouillant de bonnes idées, le berceau d'une créativité jubilatoire.
Et, bon, pour être franc, il y  a quand même deux morceaux que je différencie déjà bien : Make It Wit Chu, le tube évident, et le percutant Run, Pig, Run.

Mardi 12 février 2008

Jacques Brel

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L'Homme De La Mancha

(1968)

1. L'HOMME DE LA MANCHA - 2. UN ANIMAL - 3. DULCINÉA - 4. VRAIMENT JE NE PENSE QU'A LUI - 5. LE CASQUE D'OR DE MAMBRINO - 6. CHACUN SA DULCINÉA - 7. POURQUOI FAIT-IL TOUTES CES CHOSES ? - 8. LA QUÊTE - 9. SANS AMOUR - 10. GLORIA - 11. ALDONZA - 12. LE CHEVALIER AUX MIROIRS - 13. LA MORT

Durée : 45'26

Prix / lieu d'achat : sasdipa

Dans la discotèque entre : Georges BRASSENS et Grant Lee BUFFALO

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

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Merci de vous reporter à la chronique de l'album J'Arrive.

Je m'étonne un peu de n'avoir jamais entendu beaucoup parler de ce L'Homme De La Mancha.
Et ça ne me dit rien qui vaille. La mémoire collective aurait-elle joué la politique de l'autruche vis-à-vis de cet enregistrement? C'est ma crainte actuelle. L'ombre de la "hors collection" pointe le bout de son nez...

 

Pochettes, livrets, packaging... :

Encore un mauvais présage : la pochette. Elle est moche, hein? De plus, un texte en jaune-caca-d'oie sur le fond rouge (c'est-à-dire quasiment illisible), sous le titre de l'album, nous indique deux noms : celui de Jacques Brel, bien évidemment, mais aussi celui de Joan Diener. Qui c'est celui-là? Qu'est-ce que c'est encore que ce truc? Et puis ça consiste en quoi ce disque, d'abord? Bon d'accord, ça parle de Don Quichotte, mais après? Ça en parle de quelle manière? C'est un concept-album de chansons magnifiques de Brel (j'y crois pas trop, vue la notoriété)? C'est un récitatif du texte originel de Servantes, récitatif beau mais chiant, mais beau, mais chiant? C'est la B.O. d'une comédie musicale (beurk)? C'est de l'opérette? C'est quoi, boudiou?

Bon. Au lieu de m'énerver, si j'ouvrais déjà le livret...
Et oui, c'est l'évidence! Tous les indices sont là. En plus des habituels textes de chansons, on trouve pas mal de croquis de scènes théâtrales, des affiches de spectacles, et puis dans les textes-mêmes, la mention des différents personnages, comme dans un dialogue. Et puis j'y apprends que Joan Diener est en fait une femme (ben oui, con : Joan c'est pas John) et qu'elle joue le rôle d' Aldonza. Plusieurs autres chanteurs jouent les autres personnages. Brel y compris, mais il ne revient pas souvent au chant. C'est cependant lui qui a porté ce projet, l'adaptation du livret, et la "supervision artistique".

C'est bon, c'est plié, j'ai sans doute droit à une comédie musicale. Putain que c'est pas ma came, ça, en général! Putain que je crains! Putain que j'ai la tremblante en glissant le skeud dans la fente.

    

Mes impressions à la première écoute :

Ah ben non, tiens, ça va! C'est le grand Jacques qui entame les hostilités! Avec son immense talent, ça présence réconfortante et son magnétisme. Tout va bien. Ça ressemble à du vrai...
...jusqu'à ce que débute Un Animal. Quelle horreur! La voix de Joan Diener est absolument insoutenbale. C'en est déjà trop pour moi! 
Le pire, c'est que ça s'arrange pas en avançant dans le disque : les dialogues chantés, les voix de fausset et tout, c'est vraiment pas mon truc. Ma décision est vite prise : L'Homme De La Mancha, il ferme son clapet, et il file directement à fond de cale dans la hors collection.
Na.

 

 

par Fab de l'An Mil publié dans : Hors Collection
 
 
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