Actu de l'An Mil

Dernières mises à jour :

 

  Gossip le 22/04/08

 

B. Fontaine le 18/04/08

 


B. Dorémus le 17/04/08


Mardi 7 octobre 2 07 /10 /Oct 22:02
Bon allez.
C'est juste une formalité. Personne n'en doutait plus vraiment, et même moi je finis par me rendre à l'évidence.
Alors, je voulais pas le laisser se ratatiner mollement ni le voir, sans rien dire, se laisser envahir par la friche des pubs, comme les blogs de certains de mes collègues de l'antiquité(v'voyez de qui que j'veux causer...), j'ai donc décidé de poster un dernier article en forme de faire-part de décès.

Je remercie tous mes lecteurs fidèles et puis tous ces excellents rock-blogueurs listés ci à gauche et les autres non listés ici qui m'ont appris beaucoup sur la musique, sur moi, sur tout, et donné beaucoup de plaisir en forme de rire, de décibels et de culture.

J'ai dans un coin de ma tête un vague projet de blog beaucoup plus généraliste et qui verra peut-être le jour un jour, mais pas tout de suite.

Bye.
Par Fab de l'An Mil - Publié dans : Zicdelanmil : fonctionnement du blog - Communauté : Le Monde du Rock
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Lundi 7 avril 1 07 /04 /Avr 23:25

The Gossip

Standing In The Way Of Control

(2007)

1. FIRE WITH FIRE - 2. STANDING IN THE WAY OF CONTROL - 3. JEALOUS GIRLS - 4. COAL TO DIAMONDS - 5. EYES OPEN - 6. YR MANGLED HEART - 7. LISTEN UP! - 8. HOLY WATER - 9. KEEPING YOU ALIVE - 10. DARK LINES - Bonus Tracks : 11. LISTEN UP! (2007 Version) - 12. STANDING IN THE WAY OF CONTROL (2007 Version)

Durée : 46'47

Prix / lieu d'achat : 12,99 € sur fnac.com

Dans la discotèque entre : GENESIS et Richard GOTAINER

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

C'est le morceau Standing In The Way Of Control qui m'a, évidemment mis la puce à l'oreille. J'ai dû l'entendre une fois ou deux à la radio, puis sur les blogs où on a beaucoup, beaucoup parlé de ce disque (par exemple ici, ou encore par ici).
Dès la première entente, j'avais été touché au vif par la musique de The Gossip (il peut difficilement en être autrement d'un tel style). Je me suis ensuite posé la question de savoir si j'aimais ça ou pas. La deuxième écoute a tranché : la musique qui se danse, c'est généralement pas ma tasse de thé, mais quand on peut s'éclater physiquement tout en faisant travailler un peu dignement ses cages à miel, pourquoi se priver? 

 

Pochettes, livrets, packaging... :

Et ben le logo du groupe il est moche. Et pis les photos des personnages elles sont même pas bien découpéess. Alors, puisque c'est come ça, moi je regarde dans le livret, pour voir qu'est-ce qu'il y y a.

Et ben il y a toutes les paroles de toutes les chansons, avec une page entière par chanson avec chacune sa couleur de fond, plus un petit graphisme ou une photo personnalisée à chaque fois. C'est simple et agréable : une jolie attention pour l'acheteur du dixe.

Seule la quatrième vient nous donner des infos sur l'enregistrement. A part quelques exceptions percussives, les trois seuls membres du groupe ont joué sur ce disque : Brace à la guitare, Hannah et ses tatouages de camionneur aux fûts, et Beth au chant.

 

Mes impressions à la première écoute :

D'entrée de jeu, avec Fire With Fire, la formule attendue est là : du rythme, un gros son et une voix punchie. Un minimalisme orchestral mené par une caisse claire au timbre très brillant, qui met cette musique plus qu'à nu,  lui donnant des allures de soldat donnant la charge les tripes à l'air.
Après cette introduction, la tension musicale de The Gossip va connaître, au cours de l'album, des évolutions sinusoïdales.

Standing In The Way Of Control maintient le niveau donné à l'engagement, mais son air connu et le manque de surprise qui va avec me laissent en bouche un goût de mauvais présage. Ainsi, malheureusement, je trouve qu'avec Jealous Girls, la formule commence déjà à s'user, surtout concernant la batterie.  Même si la terrible syncope du riff de guitare contribue à donner à ce morceau un côté indansable plutôt sympatoche.
Enfin, et je me surprends à trouver qu'il était temps, Coal To Diamonds, slow inspiré par l'alchimie du carbone, vient ventiler, par son changement de rythme, le disque d'une respiration bienvenue. Même s'il manque à cette chanson le genre de mélodies imparables ou un groove à la Aretha qui la ferait décoller. Ensuite, pour nous faire sortir de la torpeur installée par Coal To Diamonds, Beth et ses amis relancent gentiment les hostilités par un Eyes Open -bien nommé- transitoire de 2'10.
Et puis c'est reparti pour les braillements! Yr Mangled Heart nous replonge dans le vif du sujet, sans originalité, en s'appuyant de nouveau sur les fondations coulées pendant les trois premiers titres. Dans la même urgence, donc, on enchaîne avec un Listen Up! qui aurait pu, avec son charley disco, son refrain souly hautement mélodique et son riff de guitare-basse entraînant, être taillé pour les dance floors avec quelques arrangement supplémentaires. Heureusement, les Gossip ont eu le bon goût de le laisser vivre ainsi, court vêtu, l'affublant même d'un pont calme-ardeurs qui le rend totalement inutilisable en situation de discothèque.
Mais, passant sur Holy Water que j'ai trouvé plutôt anecdotique, je viens à l'enthousiasmant Keeping You Alive pour finalement me dire, en entendant ce riff d'intro carrément rocky, ce vrai bon gros refrain des familles, et ses handclaps dynamisants, que The Gossip ne devrait peut-être pas réfreiner autant les aspects dansants de sa musique. Que de paradoxes!

Et ce n'est pas l'intimiste, final et inattendu Dark Lines qui va m'aider à trouver une réponse à mes soucis d'appréciation. Ici, en totale rupture avec tout ce qui a précédé, Beth chante d'une petite voix cassée et légèrement filtrée, délicatement posée sur une tendre ligne de basse enrobée de quelques accords de pianos (tiens donc!), et elle même nappée d'une sauce amère aux parfums tendus de mélancolie. Bien que toujours orchestrée avec un minimalisme relatif, cette chanson est la plus arrangée de l'album, et c'est tout naturellement, dans sa différence, qu'elle trouve sa place en dernière position,  isolée des autres. Pas une mauvaise idée, cette chansonnette!

Pour conclure sur l'album, je dirais que si le minimalisme orchestral développé par The Gossip est appréciable d'un point de vue ethique, il fait tout de même le lit de quelques lacunes musicales. On pourrait croire que ce minimalisme mette la voix de Beth en valeur. Dans le principe, sûrement. Seulement voilà -du moins sur cet enregistrement studio; les quelques videos live que j'ai pu visionner semblent dire le contraire-, je trouve qu'il manque à Beth un petit quelque-chose qui ferait que cela fasse mouche à 100% : du groove, de la présence, un phrasé encore plus personnel? Difficile à dire.
En tout cas, j'espère que les écoutes suivantes de ce disque vont me guider vers une réponse à ce sentiment, car j'ai peur sinon d'avoir très vite fait le tour de Standing In THe Way Of Control.

 

Ajouté le 22 avril 2008 :

Mes impressions après 5 écoutes :

Bonne nouvelle : cinq tickets, c'est pas assez pour un tour complet. Je commence à percevoir un intérêt nouveau dans ce Standing In The Way, et pas sur le chemin que j'avais esquissé la première fois.
Non, c'est juste le fait de commencer à apprendre l'album qui me fait régulièrement découvrir de nouveaux points forts. Très classiquement. C'est encore un peu flou pour en faire une liste détaillée, mais je pense en être capable à la fin du cursus.
Tant mieux que ça se passe comme ça!
 
Par Fab de l'An Mil - Publié dans : Chroniques en cours - Phase 2 - Communauté : Le Monde du Rock
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Jeudi 27 mars 4 27 /03 /Mars 21:35

Benoît Dorémus

Jeunesse Se Passe

(2007)

1. J'ÉCRIS FAUX, JE CHANTE DE LA MAIN GAUCHE - 2. JE M'EN RAPPELLE PAS - 3. J'APPRENDS LE MÉTIER (ACTE I) - 4. RIEN A TE METTRE - 5. L'ENFER (ACTE II) - 6. 17 ANS - 7. PAS A ME PLAINDRE - 8. DEUX DANS MON EGOTRIP (ACTE III) - 9. BEAUPADRE - 10. UN POISON - 11. UN ARRACHEUR DE SACS - 12. LES BULLES - 13. PARIS(...)

Durée : 46'34

Prix / lieu d'achat : 12,77 € sur amazon.fr

Dans la discotèque entre : The DOORS et Nick DRAKE

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

La première fois que j'ai été confronté à l'existence de Benoît Dorémus, c'est en lisant son nom comme auteur de la chanson Rien A Te Mettre, interprêtée par Renaud sur son dernier album. Chanson que personnellement je trouvais la meilleure de Rouge Sang. 

Et puis un autre jour, alors que j'étais en vacances de Noêl chez mes parents, j'ai vu le clip de J'Écris Faux, Je Chante De La Main Gauche à la télé du matin, et j'ai été séduit par l'énergie et le débit tout de rage contenue du chanteur. Alors forcément j'ai inscris BD dans ma liste mentale des artistes à découvrir le plus rapidement possible.

 

Pochettes, livrets, packaging... :

Noir et blanc. Une photo coupée en deux et mal recollée exprès.  C'est un mec en marcel qui joue avec un laguiole et ses doigts autour. Il a des tatouages -que peut-être c'est des faux- sur les après-bras et des rayures blanches et noires rajoutées sur la photo. C'est Benoît Dorémus, le mec. En quatrième de couv, c'est couasiment la même chose. En troisième aussi, sauf que le mec il est en couleurs et qu'il joue avec autre-chose qu'un schlass (un lacet?). Et il a sur son T-shirt la photo d'un autre mec que je reconnais pas, pis on lui voit que le haut du visage, aussi faut dire.

Dans le dedans du livret, y'a tous les textes des morceaux, écrits pas très gros, un peu de graphisme sur lequel on s'arrête pas, et des infos à la fin. C'est Renaud (Ceci-Cela) qui a produit l'album. Pas très étonnant. Sarclo est remercié également. Et puis Renan, sans doute Luce, que je sais faire aussi partie de la bande de jeunes à Renaud.
Dans les thanx on rigole bien aussi : "[merci] à vous qui lisez ces lignes au lieu de suivre un peu le texte!". Ça m'a fait rire tout haut, moi. Pas vous? Ah bon...

  

Mes impressions à la première écoute :

Comme un album de chanson française standard, Jeunesse Se Passe est plus facile à analyser, surtout après une seule écoute, en le divisant en deux. Puis encore une des moitiès en deux.

En premier, je vais donc m'attacher à parler de la musique. Soyons clair : nous allons ici parler de variété. Sans sens péjoratif. La variété a été, est, et sera toujours. On ne peut rien contre cela. Et comme pour n'importe quel genre, la variété, il y en a de la bonne et de la mauvaise. Ici c'est pas resplendissant mais c'est pas trop mal. Y'a rien de spécial dans cette musique, quoi! Jouée de manière très professionnelle, c'est un mélange des styles du moment, asseptisés, et de styles de toujours, dénaturés. Du côté du sacrifice à l'air du temps, on se réjouira des scratches nerveux de Sayem sur Deux Dans Mon Egotrip, on accueillera poliment les guitares blues-touareg de J'Écris Faux, Je Chante De La Main Gauche, mais on déplorera le débit slammé de Benoît, surtout sur les premières chansons du disque, m'a-t-il semblé. Comme si, en 2008, un beau texte ne pouvait pas avoir le droit aussi à une belle mélodie.

Car du texte de qualité, là y'en a, mon poteau, je peux te dire!
Enfin, comme je l'ai annoncé, de ce côté-là on va essayer de s'amuser à bien séparer les domaines. Soient le fond et la forme.
Pour la forme, y'a rien à dire, qu'à savourer. Tout est ciselé au micropoil, tout coule de source, les syllabes s'enchaînent en s'entrechoquant quand il faut des bruits de cailloux, ou se fondent jusqu'à l'état liquide quand il s'agit de devoir ruisseler entre les-dits cailloux. Un pur bonheur.
Par contre, sur le fond, on va avoir quelques reproches à faire. Ben si. Si sur le plan de l'écriture, Dorémus surclasse à mon avis ses "rivaux" qui se réclament de la même source d'inspiration que lui (Renaud), il tombe assez facilement dans le même travers qu'eux en ne racontant que sa vie à lui, ne parvenant apparemment pas à raconter des histoires à la troisième personne comme sait très bien le faire le vieux et cher Séchan. D'ailleurs, rien que la lecture des titres du disque et leur profusion de pronoms personnels laissait pressentir ce petit travers.
Oui, je dis bien "petit", parce que finalement son démarrage dans le métier (J'Apprends Le Métier, Deux Dans Mon Egotrip) ou ses souvenirs d'adolescence (17 Ans) ne sont pas si inintéressants que ça, mais quand même, on regrette de ne pas entendre cette plume s'exprimer sur des sujets plus élévateurs.

Ah oui! Petite précision...
Rien A Te Mettre, je crois que je la préfère chantée par Renaud.

 

Ajouté le 17 avril 2008 : :

Mes impressions après 5 écoutes :

Cinq seulement? Dis, je le connais déjà presque par coeur, ce disque. Et oui! Les textes sont tellements calibrés pour passer tout seul qu'il vous rentrent dans le crâne en un rien de temps sans même que vous vous en rendiez compte.
Et comme ce n'est pas sur la musique que l'on trouve à s'extasier longtemps, je pense que cet album aura, dans ma vie de mélomane, finalement fait l'effet d'un feu de paille.
La confirmation de cette impression bientôt, sans doute.

Par Fab de - Publié dans : Chroniques en cours - Phase 2
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Lundi 10 mars 1 10 /03 /Mars 13:00

Le 4 mars :
- Drrriiiiiiinng.
- Uh?
- Il est temps de publier le bilan annuel de Zic De L'An Mil!
- Oh oui punaise! Déjà!?


Bon, les habitués des lieux s'en seront sans doute rendus compte, j'ai été très absorbé par ma vie personnelle ces dernirers mois (par ma vie professionnelle aussi, mais pas plus qu'avant). 2007 aura été pour moi l'année de la fatigue. Et cette intense occupation a forcément créé des absences dans les autres secteurs de ma vie et notamment mes loisirs,  à savoir principalement la rédaction de ce blog.

Conséquemment, et c'était prévisible, la progression des stats de Zic De a nettement marqué le pas en 2007. Ce qui m'a le plus étonné, par contre, c'est le délai entre une interruption (ou un net ralentissement de la fréquence) des publications et le moment où les premiers effets de ce manque sur les données chiffrées se font ressentir. Ainsi, ayant mis la pédale douce à partir d'avril dernier, puis produit un silence total de mai à septembre, j'ai longtemps vu mes stas rester assez haut, tandis qu'aujourd'hui, alors que j'ai repris gentiment depuis septembre et plus intensément à partir de cette nouvelle année 2008, je ne retrouve pas mon niveau statistique d' antan. Marrant.
Faut dire aussi que la concurrence joue peut-être beaucoup dans ce phénomène. Les blogs musicaux sont de plus en plus nombreux, et comme leurs principaux lecteurs sont les autres blogueurs, il est logique de penser que chacun ne puisse plus tout lire. Le "volume du marché" resterait donc sensiblement la même, mais le nombre de "fournisseurs" serait en augmentation, d'où des "parts de marché" moins facile à gagner. Enfin, c'est juste une supposition.
Mais en tout cas, tout cela ne m'attriste aucunement. Je n'ai jamais blogué pour battre des records, et la multiplicité des zicblogs m'enchante car elle se réalise dans un souci qualitatif croissant aussi : ça devient souvent pointu, parfois très très pointu, mais tout en restant toujours accessible. Et le tout dans la franche camaraderie : j'adore c'te putain d'ambiance, les amis!

Enfin bref, voici, comme de coutume désormais, les chiffres-clés de l'exercice passé :
       - 122986 pages vues depuis le démarrage il y a trois ans.
:
       - 37707 visiteurs uniques.
:
       - un blog rank oscillant entre 37 (13/12) et 63 (15/05) sur la période.
       - journée record le 15/05/2007 : 672 pages vues
       - mois record : mai 2007; 8762 pages vues
       - record de commentaires : 24 pour Chiards, moufflets, gamins et autres morveux....
       - record de commentaires pour une chronique d'album : 21 pour Iggy Pop - Lust For Life
       - un seul article non encore non-commenté sur la période (ça, ça me fait vachement plaisir aussi) : Jacques Brel - L'Homme De La Mancha. Pas de volontaire?

Par Fab de l'An Mil - Publié dans : Zicdelanmil : fonctionnement du blog
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Vendredi 29 février 5 29 /02 /Fév 22:36

Queens Of The Stone Age

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Era Vulgaris

(2007)

1. TURNIN' ON THE SCREW - 2. SICK, SICK,SICK - 3. I'M DESIGNER - 4. INTO THE HOLLOW - 5. MISFIT LOVE - 6. BATTERY ACID - 7. MAKE IT WIT CHU - 8. 3'S & 7'S - 9. SUTURE UP YOUR FUTURE - 10. RIVER IN THE ROAD - 11. RUN, PIG, RUN - 12. THE FUN MACHINE TOOK A S**! & DIED

Durée : 54'25

Prix / lieu d'achat : 12,76 € sur amazon.fr

Dans la discotèque entre : PUBLIC IMAGE LTD et QUEENSRYCHE

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

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Merci de vous reporter à la chronique de Lullabies To Paralyze.

 

Pochettes, livrets, packaging... :

Bizarre? Vous avez dit bizarre?
Des toons destroy ampoulés et même pas drôles. Des couleurs criardes. Des polices gothiques. Des nus féminins partiels, ringards et vulgaires, agencés en des collages habituels dans les livrets du groupe, et qui rappellent aussi ceux de la Mano Negra. Du graphisme trop artificiellement déroutant pour être authentiquement foutraque. Inintéressant.
Et pas de textes pour autant. Très peu d'infos aussi, un peu comme d'hab' chez QOTSA.
Passons.

Signalons quand même au passage le nouveau line-up : Joshua Homme + Troy Van Leeuwen + Joey Castillo.
Voilà c'est fait.
Pas si nouveau que ça, le line-up, il parait que c'était le même pour Lullabies. Mais Lullabies se fait vite oublier de ma mémoire.

 

Mes impressions à la première écoute :

Dès les premières secondes du disque, on est boxé par une base rythmique tonique et lègèrement destructurée puis on se prend les pieds dans les cordes filandreuses de la guitare de Josh Homme : pas de doute, on est bien chez les Queens Of.
Après, j'ai un peu de mal à me prononcer, la musique des QOTSA étant de celles que je ne peux maîtriser qu'après plusieurs écoutes.
Globalement, tout cela me paraît plutôt intéressant. Beaucoup plus humoristique -et ce n'est pas fait pour me déplaire- que le dernier Lullabies To duquel je garde un assez tiède souvenir. Apparemment plus rebondissant, Era Vulgaris, semble éviter les longueurs, même pas extatiques, de son prédécesseur.
Sorti de ça, je n'ai pour l'instant pas grand chose d'autre à dire, sinon que leur joyeuse inspiration semble avoir un peu laché les musicos dans la deuxième partie de l'album, pour finir toutefois sur une meilleure note avec l'acide et rugueux Run, Pig, Run, et le fou-fou The Fun Machine Took A S**! & Died : les deux seuls morceaux dont l'identité propre m'ait réellement interpellé lors de cette première et prometteuse écoute.

 

Ajouté le 18 mars 2008 :
Mes impressions après 5 écoutes :
C'est encore un peu le fouillis dans ma tête vis à vis de cet album. Il faut dire aussi que 5 écoutes en ce qui concerne QOTSA ça parait facilement insuffisant pour juger d'un disque.
Ceci dit, si j'ai encore du mal à les attribuer à leurs morceaux respectifs, j'ai tout de même mémorisé quelques mélodies, quelques riffs, certains gimmicks. Et sur cette base, je peux continuer à dire que Era Vulgaris m'apparait toujours comme un nid grouillant de bonnes idées, le berceau d'une créativité jubilatoire.
Et, bon, pour être franc, il y  a quand même deux morceaux que je différencie déjà bien : Make It Wit Chu, le tube évident, et le percutant Run, Pig, Run.

Par Fab de - Publié dans : Chroniques en cours - Phase 2 - Communauté : Le Monde du Rock
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Mardi 12 février 2 12 /02 /Fév 23:36

Jacques Brel

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L'Homme De La Mancha

(1968)

1. L'HOMME DE LA MANCHA - 2. UN ANIMAL - 3. DULCINÉA - 4. VRAIMENT JE NE PENSE QU'A LUI - 5. LE CASQUE D'OR DE MAMBRINO - 6. CHACUN SA DULCINÉA - 7. POURQUOI FAIT-IL TOUTES CES CHOSES ? - 8. LA QUÊTE - 9. SANS AMOUR - 10. GLORIA - 11. ALDONZA - 12. LE CHEVALIER AUX MIROIRS - 13. LA MORT

Durée : 45'26

Prix / lieu d'achat : sasdipa

Dans la discotèque entre : Georges BRASSENS et Grant Lee BUFFALO

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

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Merci de vous reporter à la chronique de l'album J'Arrive.

Je m'étonne un peu de n'avoir jamais entendu beaucoup parler de ce L'Homme De La Mancha.
Et ça ne me dit rien qui vaille. La mémoire collective aurait-elle joué la politique de l'autruche vis-à-vis de cet enregistrement? C'est ma crainte actuelle. L'ombre de la "hors collection" pointe le bout de son nez...

 

Pochettes, livrets, packaging... :

Encore un mauvais présage : la pochette. Elle est moche, hein? De plus, un texte en jaune-caca-d'oie sur le fond rouge (c'est-à-dire quasiment illisible), sous le titre de l'album, nous indique deux noms : celui de Jacques Brel, bien évidemment, mais aussi celui de Joan Diener. Qui c'est celui-là? Qu'est-ce que c'est encore que ce truc? Et puis ça consiste en quoi ce disque, d'abord? Bon d'accord, ça parle de Don Quichotte, mais après? Ça en parle de quelle manière? C'est un concept-album de chansons magnifiques de Brel (j'y crois pas trop, vue la notoriété)? C'est un récitatif du texte originel de Servantes, récitatif beau mais chiant, mais beau, mais chiant? C'est la B.O. d'une comédie musicale (beurk)? C'est de l'opérette? C'est quoi, boudiou?

Bon. Au lieu de m'énerver, si j'ouvrais déjà le livret...
Et oui, c'est l'évidence! Tous les indices sont là. En plus des habituels textes de chansons, on trouve pas mal de croquis de scènes théâtrales, des affiches de spectacles, et puis dans les textes-mêmes, la mention des différents personnages, comme dans un dialogue. Et puis j'y apprends que Joan Diener est en fait une femme (ben oui, con : Joan c'est pas John) et qu'elle joue le rôle d' Aldonza. Plusieurs autres chanteurs jouent les autres personnages. Brel y compris, mais il ne revient pas souvent au chant. C'est cependant lui qui a porté ce projet, l'adaptation du livret, et la "supervision artistique".

C'est bon, c'est plié, j'ai sans doute droit à une comédie musicale. Putain que c'est pas ma came, ça, en général! Putain que je crains! Putain que j'ai la tremblante en glissant le skeud dans la fente.

    

Mes impressions à la première écoute :

Ah ben non, tiens, ça va! C'est le grand Jacques qui entame les hostilités! Avec son immense talent, ça présence réconfortante et son magnétisme. Tout va bien. Ça ressemble à du vrai...
...jusqu'à ce que débute Un Animal. Quelle horreur! La voix de Joan Diener est absolument insoutenbale. C'en est déjà trop pour moi! 
Le pire, c'est que ça s'arrange pas en avançant dans le disque : les dialogues chantés, les voix de fausset et tout, c'est vraiment pas mon truc. Ma décision est vite prise : L'Homme De La Mancha, il ferme son clapet, et il file directement à fond de cale dans la hors collection.
Na.

 

 

Par Fab de l'An Mil - Publié dans : Hors Collection
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Lundi 11 février 1 11 /02 /Fév 22:47

Sean Lennon

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Friendly Fire

(2006)

1. DEAD MEAT - 2. WAIT FOR ME - 3. PARACHUTE - 4. FRIENDLY FIRE - 5. SPECTACLE - 6. TOMORROW - 7. ON AGAIN OFF AGAIN - 8. HEADLIGHTS - 9. WOULD I BE THE ONE - 10. FALLING OUT OF LOVE

Durée : 37'48

Prix / lieu d'achat : perdu le ticket...

Dans la discotèque entre : John LENNON et Jerry Lee LEWIS

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

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Il faut bien le dire, c'est sur le nom de Sean Lennon que m'est venue l'impulsion d'acquisition de son premier opus Into The Sun en 1998. J'avais été plutôt déçu par cet album  assez hétéroclyte mais manquant de créativité. Il mêlait une certaine pop mollassonne à des bidouillages electro sur fond de bossa nova ou d'acid jazz; des choses qui ne me causent pas trop d'habitude. Quoiqu' aujourd'hui, réécoutant le disque pour les besoins de cette chronique, je me dis que, malgré certaines longueurs persistantes, il n'était pas si mal finalement; peut-être un peu en avance sur son temps, ou peut-être est-ce moi qui me suis ouvert à différents sons. Je sais pas trop dire...

Toujours est-il que ce n'est ni le nom de l'artiste ni ses précédents discographiques qui m'ont fait me tourner vers ce Friendly Fire, mais plutôt (et encore j'ai hésité un moment) les chroniques incitatives de Eric-Planet-Gong et d' Alex (RIP). Oui, encore ces deux-là, tiens!

 

Pochettes, livrets, packaging... :

Un bon point pour le dessin de devanture : sans être complètement formidable, par sa charmante sobriété, il se distingue avantageusement de l'aveuglant et quasi-vomitif coloriage au feutre de Into The Sun. Si, musicalement, à l'image des petits dessins qui occupent le majeure partie du livret, Friendly Fire a subi le même aiguillage vers une sobriété créative de bon goût, alors on peut effectivement en espérer de bonnes choses.

Une info donnée par le livret et que je retiens, comme ça, à la volée : Would I Be The One est une reprise (original signé de Marc Bolan).

A pis ouais, j'oubliais : un DVD figure aussi dans le boîtier, il contient le film complet de l'album avec un clip pour chaque chanson et un lien entre les clips qui semblent ainsi raconter une histoire entière. Une jolie ambition, une agréable réalisation, un résultat qui fait bien plaisir.

 

Mes impressions à la première écoute :

D'entrée de jeu, ça démarre pas super pour moi : je retrouve la même voix nasillarde et nonchalante que sur ITS.
Mais rapidement, la finesse des mélodies de Dead Meat, coupées par un pont de cordes et vents que n'aurait pas renié tonton Macca, m'accapare le conduit auditif pour ne plus le lacher jusqu'à la fin de l'album. Emmené que je suis par toutes ses mélodies et orchestrations qui, sans rien avoir de très  novateur, et malgré une grande accessibilité, sont un modèle d'efficacité sobre et douce, agrémentées même de quelques pointes d'humour à des endroits stratégiquement choisis.

Les points remarquables qui m'ont mis la puce à l'oreille sont :
. la guitare solo à la Harrison sur Wait For Me
. l'imparable refrain de Parachute, toujours efficace bien que matraqué en duo avec M à une époque sur nos ondes.
. le piano très Lennonien (George-Martinien?) sur On Again Off Again.
. les claviers acidulés sur le pont de Falling Out Of Love (j'aime bien le jeu de mot) qui évitent au morceau se sombrer dans la banalité d'une ballade piano+voix+cordes de faible envergure.
. le dynamisme et la sophistication de Headlights
. l'ensemble de Would I Be The One, très abouti malgré sa consonnance très variété/folk ricaine des seventies, mais le morceau est très bien conçu et SL arrive à y chanter pratiquement sans le nez, et puis le final instrumental avec cordes et électronique mêlées est pas dégueu du tout

J'ai aussi relevé quelques petits points négatifs, et c'est tant mieux : ça va me faire un peu de boulot pour les prochaines écoutes; quand on pige tout tout de suite à un disque, c'est pas forcément bon signe. Allons-y, donc :
. la transparence de Friendly Fire
. la voix trop nonchalante qui ne met pas suffisamment en valeur l'énergie contenue dans Spectacle
. l'aspect trop "variétoche" pas très ambitieux de Tomorrow
. la réptititivité énervante des brosses-même-pas-jazzy passées sur la caisse claire de On Again Off Again

Globalement, je suis donc assez content de ne pas avoir laissé passer ce CD, qui me promet de bons moments d'écoutes et ce à partir de tout de suite.

 

Ajouté le 13 mars 2008 :
Mes impressions après 5 écoutes :
Comment ça, ça existe pas "agréabilité"?
Ç'aurait pourtant été le terme idéal pour définir
en un mot ce disque. Il va donc falloir que je me fende encore de quelques phrases...
Oui, agréable. Sans péjoration. Car, soit en tant que fond sonore dans une ambiance de chaleur familiale, soit comme source d'analyse du mélomane emmitouflé dans son égoïsme et son casque audio, la musique diffusée par ce disque est extrêmement agréable à se la laisser rentrer dans les feuilles.
A l'image des rayures rose-bonbon et blanches de sa troisième de couverture, ce CD évoque la confiserie de haut vol. Que de la douceur, mais jamais de facilité. Tous les ingrédients y ont été pesés au milligramme près et ils ont été appareillés avec un équilibre parfait. Chaque chanson est un petit four à la saveur propre qui met tous les sens en éveil. Et le plateau même qui reçoit toutes ces confiseries (le disque) est un régal d'harmonie.

Après 5 écoutes, dont la dernière séparée des précédentes, je n'ai pas encore tous les repères pour saisir dans quelle chanson je me trouve à un instant t, mais je me sens déjà très bien dans Friendly Fire, et j'ai l'impression que je ne vais pas le lacher avant longtemps.

Par Fab de l'An Mil - Publié dans : Chroniques en cours - Phase 2 - Communauté : Le Monde du Rock
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Vendredi 8 février 5 08 /02 /Fév 22:52

La nuit dernière, j'ai rêvé que la  radio m'annonçait, au réveil : "Michael Jackson est mort à l'âge de 70 ans(sic)".

Je sais pas si ce rêve était prémonitoire ou quoi, mais ça m'étonnerait pas que Bambi commence à se laisser pousser la barbe et la bedaine.

Toujours est-il que pour l'instant, il ressemblerait  à ça : 

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C'est un bon début, non?


Par Fab de l'An Mil - Publié dans : keuvra
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Vendredi 8 février 5 08 /02 /Fév 00:05

Brigitte Fontaine

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Libido

(2006)

1. CHÂTEAU INTÉRIEUR - 2. LA METRO - 3. CUL BÉNI - 4. ELVIRE - 5. LA NACRE ET LE PORPHYRE - 6. BARBE A PAPA - 7. MENDELSSOHN - 8. LES BABAS - 9. EX PARADIS - 10. LA VIANDE - 11. MISTER MYSTÈRE - 12. NOCES

Durée : 43'37

Prix / lieu d'achat : 16,13 € sur alapage.fr

Dans la discotèque entre : The EVERLY BROTHERS et Aretha FRANKLIN

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

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Merci de vous reporter à la chronique de l'album Les Palaces

C'est dernièrement seulement que j'ai eu vent de l'existence de cet album sorti fin 2006. Je l'ai acheté quand même, ne voulant pas lacher l'artiste dans son évolution, bien que je me rende aujourd'hui compte que j'ai raté Saint Louis En L'Ile en 2004, mais bon tant pis.
Mais comme Libido a finalement été très peu relayé, du moins pas au point d'arriver jusqu'à moi avant dernièrement, je m'attends à peut-être entendre quelque-chose de médiocre.
On va bien voir.

 

Pochettes, livrets, packaging... :

Dans le digipack au graphisme composite et aux tonalités noire et rose, très tendance ces derniers mois, siège une petite BD fort sympa qui, fonction de livret, intègre sur 20 pages les textes des chansons. Cette démarche me fait beaucoup penser au dernier album de Renaud, d'autant plus que BF, dans les dessins, est aussi représentée largement à son avantage physiquement. On aurait du mal à croire que cette vamp de 30 à 40ans maxi, légèrement vêtue, soit en fait l'image d'une mémère qui bientôt tape les 70 piges. Apparemment ce serait Brigitte qui aurait copié sur le Titi; Rouge-Sang étant sorti le 02/10/06 et libido le 30/10/06. Enfin, ça tient à peu de choses. On va dire que les créatifs graphistes des deux écuries, Polydor et EMI, ont eu la même idée en même temps...

 

Mes impressions à la première écoute :

Très vite, je comprends une raison pour laquelle je n'ai pas entendu plus parlé de ce disque : il porte bien son titre, est assez branché cul, en fait. Enfin, c'est pas les chansons éroticoquines de Pierre Perret, non plus. Non, c'est bien plus subtil que ça. L'album Libido parle globalement d'amour, mais en laissant au sexe et aux plaisirs des sens la place qu'ils tiennent réellement dans une relation et dans nos vies en général, c'est-à-dire bien plus importante que ce que l'historique morale judéo-chrétienne ambiante nous autorise encore à laisser transparaître.
Ainsi, Château Intérieur, en préambule, prend presque dix minutes pour nous éveiller tous les sens; La Nacre Et Le Porphyre résonne de la même façon en nous vantant les bienfaits de l'amouir dans le luxe; Barbe A Papa, ouvre une fenêtre sur le sado-masochisme, et Mendelssohn narre les plaisirs que peut apporter la nourriture dans les ébats.
Mais attention, qu'on en se méprenne pas. On n'a pas ici à faire à de la musique de lupanar pour jouisseurs lubriques ou pour névrosés sexuels profonds. Non, le côté pile du sujet est aussi abordé : Ex Paradis ressemble fort à une chanson de rupture, et Les Babas nous rappelle que la libération sexuelle des sixties n'a pas signifié celle de la femme qui a toujours continué à préparer la bouffe (et les bédos) à son bonhomme et à lui rapprécier les fringues.
Et puis tout ceci est fait avec la patte "Brigitte Fontaine". Même si les mots utilisés sont crus (Cul Béni), ils ne sont jamais grossiers. Grâce à la voix si particulière de BF? Sans doute. Et grâce aussi à l'alchimie qu'elle produit avec ses orchestrations bien léchées (ben oui!), comme d'habitude.

Comme d'habitude, oui, Fontaine a une nouvelle fois réussi à bien s'entourer pour l'arrangement de ses morceaux. Outre le toujours fidèle Areski Belkacem qui signe évidemment la majorité des compositions, on peut également entendre sur Libido les créations de M sur Mister Mytère et celles du fameux Jean-Jacques Vannier sur Barbe A Papa et sur Mendelssohn. Cette dernière fait d'ailleurs fortement références aux orchestrations de L'Histoire De Melody Nelson, oeuvre de JJV, tant dans la musique elle-même que, carrément, dans les textes de la chanson. En effet, Brigitte entame le morceau par "J'écoutais Melody Nelson du très regretté Mendelssohn...".  D'autre part,  les choeurs de Mister Mystère me rappellent fortement Gainsbourg, aussi. Il est vraiment devenu indispensable, le Serge, aux chanteutrs français, dis-donc. Ça c'était pour les anecdotes qui frappent à la première écoute.

Alors, constatant l'ambition de la thématique de l'album, subodorant des textes à la hauteur du challenge posés sur des arrangements d'une qualité apparemment supérieure, et même s'il me reste à trouver des fondations pour ces impressions, je ne vois pas pourquoi ce disque ne fonctionnerait pas.

 

Ajouté le 11 mars 2008 :
Mes impressions après 5 écoutes :
C'est à petits pas que je continue l'inventaire des pîèces de ce château (intérieur?) qu'est Libido. Cinq écoutes ont été tout juste suffisantes pour me faire mémoriser la déco de chacune d'elles. Ainsi, ce n'est que dernièrement que j'ai pris conscience des scènes d'amours saphiques qui ornaient les murs de la chambre Elvire.
Il me faut maintenant pénétrer plus avant tous les aspects musicaux de l'oeuvre, et tacher d'identifier formellement ce qui semble coordonner les différentes chansons pour former (et oui) ce qu'on pourrait appeler un album conceptuel (ben ouais).


Ajouté le 17 avril 2008 :

Mes dernières impressions après 18 écoutes :

Pas si évident que ça, cette histoire. On pourrait facilement croire, qu'à l'orée de l'automne de sa vie Brigitte Fontaine ait voulu faire un point sur sa vie amoureuse et sexuelle. Ainsi il eut été aisé de penser que Château Intérieur fut un résumé de la vie de sa propriétaire, et dont les différentes pièces seraient des allégories représentant les étapes-clés de l'évolution sexuelle de cette dernière. Malheureusement (ou heureusement), ce n'est pas si simple; quand on croit avoir entre les oreilles des indices sûrs du dessein de BF, la strophe suivante nous remet aussitôt dans le doute. Mêlant vocabulaire rare et imagination loufoque en apparence, Brigitte sait en plus, aux moments les plus opportuns romprre avec tout rationnalisme pour mieux nous plonger dans la perplexité. Impossible ainsi de savoir si "Comme dans un film de La Métro" nous compte les premiers émois d'une toute jeune fille à une époque où le cinéma hollywoodien était le seul fournisseur d'une certaine sensualité un minimum subversive. Mais une allusion à la pornographie ("Quelques Tarzans dénaturés jettent leurs cigares allumés pour mieux explorer le point G des petites Jane olé olé") nous ouvre une fenêtre sur un monde parallèle spatio-temporel plus moderne
Suite à cela, Cul Béni, au texte plus clair et très fleuri semble nous parler de quelque bigotte résolument pucelle et désirant le rester tant qu'un homme d'Église ne s'attellera à la tache de sa defloration. On voit mal le côté autobiographique dans ce cas (quoique je me rends compte à l'instant que je ne connais pas la bio de BF).
Elvire, quant à elle est une jeune adolescente, apparemment déjà rompue aux finesses des amours saphiques. Quelques allusions incertaines ici encore "Nous avons pris d'assaut son château intérieur" (qui ça, "nous"?) et de nombreux euphémismes pour décrire les contacts cliniques des pratiques cunilingues. "Château d'eau, coulis, ruisseau", "jeux aquatiques", "lèche les fruits rouges de ses amantes"... Et "glace au coco" c'est plus élégant que le sempiternel "Tarte aux poils", c'est sûr.
Si d'autres double-sens sont présents dans (je t'aime dans) La Nacre Et Le Porphyre, alors je n'ai rien compris. Et je pense qu'il y en a un paquet, car les paroles de cette chanson apparaissent comme une suite de mots savants et de vers sans liens. Ce ne peut pas être juste du non-sens, pourtant. Comprends pas...
Même genre de sentiments pour Barbe A Papa, malgré la lisibilité de son contexte de soumission et de masochisme.
Plutôt opaques aussi, les textes de Mendelssohn. Ça semble parler d'échec de relation avec la religion ou la spiritualité (encore! l'aura pas été refusée au couvent, Brigitte, des fois?) et de consolation dans les joies de la gastronomie pâtissière. Le tout parmi quelques allusions à la masturbation, on dirait. Étrange...
Bizarre aussi, cette nature morte à La Viande, qui pourrait être la source d'allégories phalliques mais qui, ici, se contente visiblement de se faire tirer le portrait au premier degré. Cette chanson serait un hors sujet, alors?
Toujours est-il que, pour finir , viennent s'ajouter à cet imbroglio un Mister Mystère évidemment énigmatique et qui se trimbale en prime des faux-airs de Pervers Pépère en imper, et des Noces annonçant un avenir confus mais qui louent aussi le retour de la Liberté. A la fin, vous refermez votre ouvrage sur un grand point d'interrogation quant à vos capacités intellectuelles (enfin les miennes pour le coup; je n'aurais pas l'outrecuidance de vous traiter d'abrutis) mais avec tout de même l'impression d'avoir retenu quelque-chose, sans toutefois savoir quoi. Drôle de truc.

En tout cas, musicalement, je dois dire que, pour un disque de variété, la facture de cet album est assez remarquable. Ne racollant jamais son auditeur, il reste très intègre, poussant même la dignité esthétique jusqu'à l'ennui à quelques (rares) reprises. Tapant très souvent dans le classique à base de cordes frottées et frappées il sait, aux bons moments, se tourner vers des ambiances plus rock qui dynamisent l'ensemble de manière fort agréable. On saluera, dans cette catégorie, les prouesses de l'éterenel Belkacem sur Cul Béni, et celles de Jean-Claude Vannier et M sur respectivement Barbe A Papa et Mister Mystère.
   
Au final, sans être un chef d'oeuvre, Libido est à mon avis une oeuvre ambitieuse qui a su relever ses défis mais s'est juste heurtée, aux portes du succès, aux toujours très vivaces reliquats de morale chrétienne qui, de manière transparente, continuent souvent à notre insu à gouverner notre société.
 

Les deux morceaux qui m'ont le plus marqué :
Difficile de faire un choix. Plusieurs morceaux étant à mon avis exceptionnels sur ce disque. Mais de toute façon, Deezer ne connait de Brigitte que l'album Kékéland, on dirait. Alors, je peux en mettre plus.
J'aurais retenu Cul Béni pour son rock bien fondé et l'étonnante crudité de ses mots, Barbe A Papa pour la performance de Vannier, Mister Mystère pour celle de M, et La Viande pour sa description claire, directe, réaliste et osée.
 

Le coin du synesthète :
 

 

Par Fab de l'An Mil - Publié dans : Musique francophone : chroniques complètes - Communauté : Le Monde du Rock
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Samedi 2 février 6 02 /02 /Fév 00:47

The Bishops

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The Bishops

(2007)

1. BREAKAWAY - 2. THE ONLY PLACE I CAN LOOK IS DOWN - 3. SO HIGH - 4. I CAN'T STAND IT ANYMORE - 5. HIGHER NOW - 6. CAROUSEL - 7. LIES & INDICTMENTS / SUN'S GOING DOWN - 8. MENACE ABOUT TOWN - 9. BACK AND FORTH - 10. IN THE NIGHT - 11. TRAVELLING OUR WAY HOME - 12. LIFE IN A HOLE - 13. SAY HELLO - 14.  WILL YOU EVER COME BACK AGAIN ?

Durée : 34'40

Prix / lieu d'achat : ??,?? € chez virgin?

Dans la discotèque entre : BÉRURIER NOIR et Frank BLACK

 

Mes antécédents concernant l'artiste :

Je crois que ce disque est le premier auquel je me sois intéressé par voix de blog uniquement. Si mes souvenirs sont bons, je l'ai découvert dans l'article d' Eric qui lui est consacré. Le style imparable de son remarquable auteur et les réferences aux Beatles évoquées m'ont alors mis l'eau à la bouche. Un petit tour linké sur le myspace des Bishops, ou certains morceaux sont en écoute, m'a alors confirmé dans mon intérêt pour la découverte potentielle de l'oeuvre de ce groupe.

Alex a aussi écrit sur le sujet, avec le talent qu'on lui connait.
 

Pochettes, livrets, packaging... :

Boah, c'est un petit digipack ce qu'il y a de moins ambitieux. La photo de couv' est sympatoche, elle nous rappelle furieusement les sixties... Et vous savez quoi? Je pense que c'est volontaire. Si.
A l'intérieur, le livret nous expose sobrement et clairement les textes des chansons et nous donne à voir de plus près deux-trois photos des musiciens. Visiblement les Bishops sont composés de deux frères (sans doute même jumeaux) et d'un autre type, qui n'a aucun air de famille. Doit pas être facile, ça, comme situation : quand on imagine dans quelle promiscuité peuvent se dérouler les tournées d'un groupe en devenir, je me verrais mal à sa place partager jour après jour la vie de deux frangins jumelés. Enfin, c'est pas mes oignons non plus...

 

Mes impressions à la première écoute :

C'est un sacré fatras que cet album, au premier abord. Mais c'est un bordel joyeux comme une brocante qui serait colorée de vif et toute nimbée d'une fraîcheur et d'une originalité enthousiasmantes.
Car bien que se servant presque exclusivement de schémas rock qui éxistaient bien avant leur naissance, les Bishops savent à merveille éviter l' écueil du collage-plagiat. Par des sons de guitare acidulés et suffisament crasseux pour être attrayants, mais pas trop pour ne pas tomber dans le "brouillon" et par des touches très personnelles dans leurs compositions, ces jeunes gens nous montrent ici comme ils ont bien assimilé tous les aspects musicaux de la grande histoire du rock. De la country-western (I Can't Stand It Anymore) au ska blanc façon Dead 60s (In The Night) en passant par la new wave à vocoder (Say Hello) ou la bonne grosse pop sixties (So High), l'inventaire est pratiquement exhaustif.

Cet album semble pouvoir s'inscrire avec bonheur dans un plan discographique ambitieux au sein duquel ce premier opus constituerait une présentation des talents des trois protagonistes. On se prend alors à imaginer un deuxième album qu' une créativité débridée permettrait d'affranchir de références au passé trop marquées, et qui serait l'acte de naissance d'un tout nouveau style entier et définitif. Ben quoi? On n'a plus le droit de rêver, maintenant?

Mais en attendant, il me faut déjà mettre un peu d'ordre dans ce bac à fripes que constitue ce disque et essayer d'y trouver quelques affaires cohérentes à me mettre pour quand viendra le grand jour.

 

Ajouté le 24 février 2008 :
Mes impressions après 5 écoutes :
Je dois dire que les quatre écoutes supplémentaires, trop espacées les unes des autres, surtout la dernière, ne m'ont pas encore permis de bien prendre mes marques dans cet album qui semble pourtant plutôt facile d'accès.
Néanmoins, sur la globalité de l'enregistrement, mon ressenti général est moins enthousiaste qu'à la première écoute. Mais je le répète, ma position sur ce disque est loin d'être établie. Je m'attends à tous les scénarios d'évolutions d'impressions possibles lors des prochaines écoutes.

 

Ajouté le 28 mars 2008 :
Mes impressions après 20 écoutes :
Oui, ben y'avait pas de quoi en faire un flan non plus.
Que dire d'un album après 20 écoutes, quand on l'avait déjà bien cerné dès le premier instant? J'ai juste passé ce temps-là à apprécier les agréables et simples mélodies de The Bishops, bien bordées par des orchestrations carrées et effectivement bourrées de références. D'ailleurs, à celles déjà citées précédemment, j'ajouterais The Cure dans les ponts de Lies & Indictments / Sun's Going Down, et évidemment les early Beatles, en m'appuyant particulièrement sur le tambourin et la basse fuzz de So High ou les handclaps de Menace About Town.

Voilà.
En guise de conclusion de leur disque, les Bishops semblent demander à leur public s'il est prêt à les suivre dans une prochaine aventure (Will You Ever Come Back Again ?). Et bien moi je répondrais oui, à condition que ces messieurs parviennent à mettre tout leur savoir et savoir-faire au service d'une imagination plus libérée.

 

Les deux morceaux qui m'ont le plus marqué :

Lies & Indicments / Sun's Going Down. Un tel hommage à The Cure, rare, talentueux, digne et respectuex mérite d'être salué.


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I Can't Stand It Anymore.
J'aime le kitsch de ce country/western cinématographique qui me rappelle Carl Perkins ou certains errements de Vince Taylor.


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Le coin du synesthète :



Par Fab de l'An Mil - Publié dans : Rock, punk, pop... : chroniques complètes - Communauté : Le Monde du Rock
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